|
L’ancienne Chapelle de la Maison Carrée Le vieux Nîmes, 1939. Henry Bauquier
Tous les nîmois, un peut au courant du passé de leur ville et des métamorphoses successives et variées de ses monuments savent que, de la fin du XVIIe siècle à celle du XVIIIe, une chapelle occupa l'intérieur de la Maison Carrée, alors annexée au couvent des Augustins. On trouve d'intéressants détails, sur cette annexion de l'ancien temple païen à un monastère catholique dans l'ouvrage récent de M. Ségui : « Le Trésor de la Maison Carrée.»
Mais les documents d'archives donnant des renseignements sur son existence n'en donnaient pas sur sa configuration, sur son style, aucune description ne les accompagnent dut moins parmi ceux conservés dans notre région.
Nous allons, pourtant pouvoir mettre aujourd'hui sous les yeux des lecteurs du a Bulletin de la Commission municipale d'Histoire et d'Archéologie, une image très précise de cette chapelle disparue.
Faisant état d'intéressantes indications fournies par notre collègue de la Commission, M. Joseph de Loye, nous, avons retrouvé en juin dernier à Paris, dans les réserves de la Bibliothèque de l'Arsenal, l'original d'un rapport de l'intendant Basville, dans lequel sont encartées diverses aquarelles, des monuments et curiosités du Languedoc, entre autres une présentation de la Maison Carrée avec, à côté de la vue extérieure, celle de l'intérieur qui venait d'être installée la chapelle desservie par le couvent des Augustins.
Détail très important de la construction, les voûtes intérieures, ne s'arc-boutaient pas contre les parois latérales de la Maison Carrée, ainsi qu'on l'a supposé quelquefois de nos jours, dans une vision rétrospective imaginaire ; elles avaient des points d'appui perpendiculaires à ces parois.
En somme, la chapelle qui occupa l'intérieur du temple antique durant un siècle n'était pas conforme au style initial de l'édifice, mais n'en compromettait pas la solidité, comme le firent les recherches souterraines de trésors ayant provoqué l'énergique intervention des Consuls, relatée par M. Ségui dans l'intéressant ouvrage déjà cité.
Henry Bauquier, 1939.
|