- Les
cahiers
d'histoire
- NÎMES
AU XIXe SIECLE
- Texte
et documents de
Georges Mathon
-
-
- -oOo-
-
- Préface
de
Philippe RITTER
-
- Le
dimanche 8 Janvier 2006, Marc CAILLAUD journaliste Midi Libre
présente ainsi le premier de toute une série
d’articles qui vont passionner les lecteurs pendant deux années :
-
« A partir
d’aujourd’hui, chaque dimanche, chronologie illustrée des
principaux faits et évènements qui ont jalonné
le XIXème siècle à Nîmes »
-
Au travers de différents
articles de presse, mêmes hebdomadaires, on ne peut imaginer
le travail réalisé en amont.
-
Aujourd’hui, Georges
MATHON se propose, pour nous, d’éplucher le journal des
délibérations du Conseil Municipal depuis 1792,
jusqu’au début de la seconde guerre mondiale, afin de nous
présenter : « NÎMES AU XIXème ».
-
Grâce à son
travail, il met en évidence l’image réelle de notre
ville à cette époque, telle qu’aucun historien n’a
tenté de la reproduire. Même Adolphe PIEYRE n’utilisait
ces sources que pour ses seules démonstrations ; jamais
il ne les a approfondies, comparées ou analysées, avec
autant de rigueur, d’ordre et de méthode. Par ses
recherches, G.M nous démontre que l’on peut encore tirer la
« substantifique mœlle » de documents que
l’on croyait épuisés.
-
C’est certainement sur
ce détail que « nemausensis.com » nous
prouve sa maturité. Car derrière Georges, il y a une
équipe de passionnés, amoureux de Nîmes, et
marqués par cette période, somme toute, proche de nous
et de nos anciens, et qui par chance, nous apporte encore quelques
trésors iconographiques inédits.
- Merci
nemausensis !
- Merci Georges !
-
- -oOo-
-
- Liste des derniers premiers Consuls et Maires
électifs de Nîmes sous l’ancien régime :
- Lagarde, avocat, en 1775
- De Meretz, noble, en 1779
- Martin, avocat, en 1783.
- Le baron de Marguerittes en 1788
-
- Article 1er de la loi de décembre 1789 : « Les municipalités actuellement existantes en
chaque ville, bourg, paroisse, communauté, sous le titre d’hôtels-de ville,
mairies, échevinats, consulats, et généralement sous quelque titre et
qualification que se soit, sont supprimées et abolies. »
-
- Le baron de Marguerittes dernier
Maire et 1 er Consul sous l’ancien régime
sera le premier maire sous la révolution.
-
- Voici la liste des premiers Maires de Nîmes concernant
la période révolutionnaire précédant le XIXe siècle.
- Jean-Antoine Teissier, baron de Marguerittes 3
février 1790
- Murjas, Duroure , Ferrand de Missols, Perrin,
présidents juillet 1790 de l'administration municipale
- Jean-Scipion Lagarde 2 avril 1791
- Etienne-David Meynier de Salinelles 6 janvier 1793
- Joseph-Antoine Courbis 7 septembre 1793
- Léon Teissier, faisant fonction de maire 15 septembre
1794
- Montaud, faisant fonction de maire 24 octobre 1794
- Pépin, faisant fonction de maire 21 novembre 1794
- Archinard, faisant fonction de maire 19 février 1795
- Alison 23 mars 1795
- Vincent Valz, premier officier municipal 27 mai 1795
- Vincent Valz 14 mai 1795
- Antoine Allut, président de l'administration
municipale 3 mai 1796
- Paris, président de l'administration municipale 2
mars 1798
- Aurivel, président de l'administration municipale
1799
- Blachier, président de l'administration
municipale 9 janvier 1800
- Dominique-Casimir Fornier de Valaurie, maire
de Nîmes du 8 mars 1800 à septembre 1811.
|
-
- En 1800, le
3 février, (14
pluviôse an VIII), inauguration du grand théâtre, face à la
Maison Carrée, il remplaçait le théâtre des casernes détruit par un incendie en décembre
1797. Cet édifice fut réalisé à partir de 1799 par l'architecte
Meunier, et financé par une société d'actionnaires. A cette
époque la façade n'était pas achevée et le monument resta longtemps
dans cet état, puisque ce ne fut qu'en 1821 que la colonnade
fut bâtie. C'est seulement à ce moment que la ville en devint
propriétaire. Par la suite, ce grand
Théâtre sera lui aussi définitivement détruit par un incendie
criminel en 1952.
- De cet incendie il ne restera que la façade avec ses colonnes. Après 33
années de réflexions, de projets remis de commissions en commissions. Immobilisme
incompréhensible pour les partisans de la reconstruction du
théâtre, tout comme la décision très controversée prise en 1985, de
l'enlèvement des colonnes.
- Le démontage et le numérotage se firent avec une précision méticuleuse,
pas moins de 1500 pièces seront répertoriées, et un beau mois de l'année
1990 cet énorme puzzle sera réassemblé sur l'aire de repos de la nouvelle
autoroute Nîmes-Arles. Ces travaux seront effectués sous la direction de
Jean-Pierre Dufoix, Architecte en Chef des Monuments de France.
-
- -
Le 17 février 1800, (28 pluviôse An VIII) le
Consulat adoptât une loi qui instituât des préfectures
dans tous les départements.
- L'administration
préfectorale du Gard s'installât dans l'ancien couvent
des Augustins attenant à la Maison Carrée, il servait
alors de dépôt pour les archives. Par la suite, en
1807, elle sera installée au palais épiscopal (actuel
Musée du Vieux Nîmes). En 1822, à l'hôtel
Rivet (10 Grand Rue) et pour finir avenue Feuchères.
La première pierre de l'hôtel de la préfecture
ayant été posée en 1855.
-
Le premier
préfet du Gard sera Jean-Baptiste Dubois (1800-1804),
le second sera M. d'Alphonse (1804-1810), le troisième
sera, M. Rolland de Villarceau (1810-1815).
-
-
- Les arènes avec leurs échoppes - Carte postale
ancienne - collection privée
-
- -
Début du déblaiement de l'intérieur des Arènes, qui abritaient de dix-huit
cents à deux mille habitants au moyen age. Avec les pierres retirées du monument,
on construisit la plupart des maisons de la rue St Rémy et
la rue de la République, dont les habitants furent appelés les « Arèniers » ou encore « les habitants des basses Arènes ».
- Cette
appellation n'a rien à voir avec le chemin des "Arèniers",
nom donné à ce quartier au XIIe siècle.
-
- - Le 29 floréal de l’an 8,
(19 mai 1800) les propriétaires des arceaux situés sur le pourtour inférieur des
arènes doivent aligner leur propriété, conformément aux plans fournit par le
Directeur des Travaux Public.
- Liste des propriétaires
concernes : Blanc, Valentin, Crouzet, Prunet, Cabrières, Gênât, Rat.
-
- - Dans sa réunion du 21
messidor de l’an 8 (10 juillet 1800) le Conseil décide d’organiser la Fête du
14 juillet et de la Concorde.
- Des spectacles gratuits seront organisés, des
salves d’artillerie seront tirées. Une prise d’arme aura lieu avec la garnison
et la Garde Nationale.
- Ce jour là, fermeture
obligatoire, des boutiques, des magasins et ateliers, sauf les commerces de
vente ordinaire de comestibles et pharmacie.
-
- -
Le 12 thermidor de l’an 8, (31 juillet 1800) décision de construire en pierre
une baraque destinée au poste d’octroi du quartier de La Planète.(1)
- Les
pierres qui se trouvent dans les fossés ci-devant la Citadelle seront utilisées
pour sa construction. Le bureau sera situé sur l’ancien chemin qui conduit de
la route de Nîmes à la route d’Alès.
- Dans les motivations de cette décision
il est précisé que les charretiers connaissant ce chemin libre d’octroi,
faisaient un détour pour éviter de payer des taxes sur les marchandises qu’ils
devaient livrer à Nîmes. Ces octrois venaient en remplacement des péages qui le
siècle précédant étaient situés aux diverses portes des remparts de la ville.
- La démolition de ces
remparts ayant été retardée uniquement pour cette raison économique, car depuis
fort longtemps les fortifications ne servaient plus à protéger la ville des
envahisseurs.
- De plus cette enceinte ne couvrant pas
les faubourgs, des hostelleries et commerces s’étaient installés dans la
périphérie, véritable zone franche avant l’heure car impossible à taxer.
-
- (1) Ce nom de lieu-dit ne sera orthographié
de façon officielle qu'en 1832 lors de l'établissement du cadastre
de Nîmes. Il s'écrira alors La Planette, auparavant on le retrouve
sous ces divers noms : planet, planéta, la planète, laplanette,
la planette...
- En 1801, suite au
règlement de police du 24 janvier, (4 pluviôse an IX) relatif à la salubrité
de la ville, un arrêté enjoint aux bouchers et autres personnels commerçant de
la viande de boucherie d’égorger leurs bestiaux aux égorgeoirs publics.
- En
outre, il est fait obligation à tous, que la viande vendue en ville provienne de
bestiaux tués à l'égorgeoir public.
- Cet
égorgeoir (abattoir) de Nîmes
construit en 1757 sur la rive gauche du Cadereau, au niveau de l’actuelle rue
de Verdun fonctionnera jusqu’au début des année 1960, suite à son déménagement
au marché gare.
- Les
circonstances de sa fermeture, fin d’année 2005, seront expliquées largement dans
les rubriques locales de la presse.
-
- - Le 21 août, (3 fructidor an IX)
arrêté du Conseil municipal sur les circulations des troupeaux parqués à Nîmes
et qui se rendent en pâturage au-delà des limites de l’octroi.
- Ces
derniers devront obligatoirement sortir et rentrer de la ville en passant par
le même octroi, ceci pour contrôler plus précisément le nombre de bête et
éviter ainsi la fraude.
-
- -
Le 30 août, (19 fructidor an IX) délibération
du Conseil Municipal qui conformément aux dispositions de l’arrêté du 7
novembre 1800 (18 brumaire an IX) met
en place le système métrique à nîmes.
- Avec
l’adoption d’un nouveau poids et d’une
mesure uniforme l’usage du mètre sera substitué à celui de l’aune ou de la
canne et autre mesures.
- En
conséquence la mesure des étoffes sera faite par mètre, au dixième et au
centième de mètre, les marchands devront se procurer un mètre gradué.
- Les
terrains ne seront plus mesurés avec les anciennes mesures locales, mais avec
la chaîne de 10 mètres, nommée décamètre ou perche. On pourra aussi suivant les
circonstances employer l’hectare ou l’arpent dont la grandeur est de 10000
mètres carrés.
- Semblablement
tous les grains, graines, grenailles, fruits, légumes et toutes les matières
sèches qui se vendent à la mesure dite à Boissellerie et connues sous le nom d’Emines
Boisseaux ne pourront plus être mesurés qu’avec les mesures de capacité
appelées kilolitre ou muie, hectolitre ou setier, décalitre ou boisseau, litre
ou pinte.
- Les
liquides auront aussi ces mêmes mesures.
-
- -
Demande des habitants de Courbessac du 9 septembre 1801 (22 fructidor an IX)
qui se proposent de célébrer par des jeux publics le 13 courant la fête ou vote
de leur village.
- Considérant
que de pareilles fêtes sont presque toujours la cause de rixes qui ont des
suites malheureuses, et que le premier moyen de conserver la liberté est d’assurer
la tranquillité publique, la municipalité de Nîmes interdit cette fête.
-
- -
Le
19 septembre 1801, (second jour complémentaire an IX) la demande de
construction d’une halle à la place aux herbes est rejetée, cette demande avait
été déposée le 13 octobre 1800 (21 vendémiaire an IX) avec celle de la place du
chapitre. Cette dernière sera réalisée et constituera avec la poissonnerie (situé à l’emplacement actuel de l’école
Berlioz) et la place Belle croix le ventre Nîmes jusqu’en 1884 date de la
mise en service des halles centrales.
- C'est sur cet emplacement que se déroulait l’important
marché du mardi qui voyait arriver les maraîchers du Vaucluse. Mistral décrira
fort bien cette ambiance dans son livre, Mémoires et Récits (Memori e Raconte) Comment je passai
Bachelier.(à Nîmes).
-
- -
Le 23 septembre 1801 (1er vendémiaire de l’an X), l'anniversaire
de la fondation
de la première République, " établissement de la République le
21 septembre 1792 " (*) fut
célébrée à Nîmes avec pompe et simplicité. La veille à six du soir une
salve d’artillerie annonça les festivités du lendemain. Le jour même des
salves furent répétées toutes les heures. Dans la maison commune une estrade
décorée de verdures reçut des personnalités, un orchestre ainsi que des chœurs exécutèrent
l’ouverture d’Iphigénie de Gluck. A la tombée de la nuit des habitations furent
illuminées. On regretta l’étroitesse du
lieu qui ne permit pas d’accueillir tous ceux qui voulurent assister à cette
cérémonie.
-
- (*)
A l'ancien calendrier grégorien on substitua
le calendrier républicain. Chaque mois
comprenait 30 jours divisés en 3 groupes
de 10 jours ou décades. Les noms des
mois, composés par Fabre d'Eglantine
(1),
étaient, à commencer du 21 septembre
: vendémiaire (vendanges), brumaire
(brumes), frimaire (frimas), nivôse
(neige), pluviôse (pluie), ventôse (vent),
germinal (germination) floréal (fleurs),
prairial (prairie), messidor (moisson),
thermidor (chaleur), fructidor (fruits).
Mais leur signification n'était vraie
que pour le climat de la France. L'année
était terminée par 5 jours complémentaires,
6 dans les années bissextiles.
- C’est en 1806 que Napoléon, cédant au vœu général des
français, rétablit le calendrier Grégorien.
- (1)
Fabre d'Eglantine est connu des nîmois, il a
été le directeur de l'ancien Théâtre des
Arènes pour la saison 1785-1786.
|
-
- - Conseil Municipal du 27 novembre 1801 (6 frimaire de l’an X), les spectacles du théâtre étant
constamment interrompus par des
individus bruyants, cela empêche le public de profiter pleinement de la
représentation.
- De pareilles indécences ne pouvant être tolérées, une note relative à la
police des spectacles sera lue au début de la séance du soir. Il est ordonné
aux commissaires de police présents de dresser un procès-verbal à tous les
contrevenants.
-
- - Décision du 29 novembre 1801 (8 frimaire an 10), fermeture des
portes et fenêtres des maisons et des échoppes communiquant avec la galerie des
Arènes.
- Il est défendu au portier ou au concierge de l’amphithéâtre de permettre
l’entrée dans ces galeries à aucun enfant.
-
- - Même date, le projet de restauration de l’aqueduc du pont du Gard par
Alexandre Delon est soutenu par la municipalité auprès du gouvernement. La
commune de Nîmes ne pouvant qu’y gagner sous le rapport du commerce et de
l’agriculture.
- Par la suite ce projet de
remise en service de l’adduction d’eau romaine de la source de l’Eure
(à Uzès) à Nîmes reviendra sur le tapis, sous différentes formes, mais il n’aboutira jamais.
-
-
- Quartier
des Arènes au XVIIIe Siècle, d'après un plan de Igolin - Agrandir
sur l'original
-
- En
1802, le 4 mars, (13 ventôse an X), démolition de l'ancien
bâtiment du jeu de paume appartenant au sieur Jean Louis Jérome
Demissol, cet immeuble était situé, à côté d'un l'ancien théâtre, sur
l'emplacement actuel de la place des Arènes.
-
- -
Une délibération du Conseil
Municipal du 11 janvier 1802, (21 nivôse de l’an X) constatant qu’une maison
située à l’intérieur des arènes et appartenant à M. Decany, ayant subit un grave
incendie menace d’écraser les maisons voisines. Le propriétaire sera tenu de
faire démolir ses ruines jusqu’au fondement.
- Malgré la décision prise en 1800,
de démolir les maisons situées à l’intérieur des Arènes il semblerait que de
nombreuses constructions particulières existaient encore en 1802.
-
- -
Le 13 février 1802, (14 pluviôse an 10) décision municipale
de fermer les maisons de jeux.
- « Les cafetiers Martinet,
Pical, Bolze et Jean Louis Dumas doivent fermer leurs établissements. »
-
- -
Le 21 août 1802 (3 fructidor an
X) décision du maire de Nîmes au sujet des filles publiques notoirement
connues.
- "
Ces dernières en se déplaçant aux premières loges de la comédie ainsi
que dans les corridors de façon indécente offusquent les honnêtes gens qui
désirent assister aux spectacles. Il importe de rétablir l’ordre en
chassant de ces lieux ces femmes éhontées qui provoquent le scandale par leur
présence."
-
-
- Le
marché de la place Belle-Croix - Photo ancienne, collection
privée.
-
- En 1803,
le 6 avril (16 germinal an XI),
réglementation des foires et marchés à Nîmes.
- L’étal la vente ou le dépôt des denrées marchandises en vente dans les
places et autres lieux publics ne pourront avoir lieu qu’aux emplacements ci
après désignés :
- La place aux herbes ; la place dite de la belle croix ; la
place et la halle du marché ; la place de l’ancien chapitre ; la
place de l’allée (St Charles).
- Ainsi que les places hors les anciennes portes de ville dites St
Antoine, de la Magdelaine, des Carmes, de la Bouquerie.
- La place de l’ancien chapitre est affectée aux denrées apportées et
vendues par des étrangers, il leur est expressément interdit de les exposer
ailleurs.
- La vente des oignons et ails continuera soit à l’allée (St Charles) soit à la porte St Antoine.
- Les herboristes, les vendeurs d’œufs, d’allumettes et autres petits
objets de cette nature seront tenus de se placer à la place du chapitre.
- Les marchands de gros et de détails tenant boutique ne pourront étaler
leurs denrées au-delà d’un demi mètre dans la rue et ils ne pourront pas céder
leur emplacement.
- Il sera désigné sur les places du marché et de l’allée (St Charles) des emplacements pour la
vente des châtaignes apportées à Nîmes par des étrangers, ceux-ci seront
exempts de droit les jours des marchés.
- Le passage de la poissonnerie (emplacement
actuel de l’école Berlioz) situé entre la place du chapitre et la place
Belle Croix est soumis à un régime différent.
- Un bail à ferme des 20 étaux est
passé globalement avec un fermier qui
se charge de gérer et d’encaisser les locations individuelles. Nous retrouvons
dans la délibération du 1 mai 1810, une prorogation de bail au Sieur Claude
Mouret pour une durée d’une année au prix de 4000 frs l’an, le précédent bail ayant
été signé le 20 avril 1807.
-
- -
Le 15 avril 1803, (25 germinal an XI) renouvellement du
bail à la ferme des boues et immondices de la ville.
- Les offres de surenchères seront recueillies
dans la salle de séance de la mairie à 10h du matin, le bail sera consenti pour
une durée de 3 ans. L’adjudicataire entrera en jouissance le 4 juillet 1803 (15 messidor an XI).
- L’adjudicataire achète le droit
de ramasser les ordures domestiques et fumier dans la ville, en respectant un
cahier de charges. Ces boues et immondices étant revendues par l’adjudicataire
comme fumier agricole.
- « Contrairement à nos poubelles modernes composées de matières aux
origines les plus diverses, ces déchets étaient entièrement biodégradable, aucun
tri, recyclage, stockage ou destruction ne rentrant dans le coût de cette
filière, son ramassage ainsi que sa revente devenaient une source de revenus et
non pas une charge. »
-
- -
Le 19 avril 1803, (29 germinal de
l’an XI) les bouchers vendent journellement de la chèvre pour du mouton, la
municipalité se doit dans l’avenir d’empêcher que des citoyens soient trompés,
elle confirme que toute espèce de tuerie est prohibés dans l’intérieur de la ville
- Sous prétexte que les chèvres ne
sont pas assujetties aux droits d’octroie, les bouchers se permettent de les
faire rentrer pour les égorger dans la ville. Considérant que la salubrité de
la ville exige la répression de cette pratique, à compter de cette déclaration
les bouchers et tout autres personnes ne pourront faire égorger des chèvres et chevreaux
ailleurs qu’aux égorgeoirs publics.
-
-
- Course
à la corde à Clarensac, début années 50 - Collection André Gras.
-
- En 1804, le 8 juillet (19 messidor an XII), à Nîmes, des nîmois rassemblés
devant l'abattoir refusent d'obéir aux ordres des commissaires de police et de se
disperser, on bouscula quelques malheureux gendarmes, les portes furent
enfoncées, des boeufs de Camargue furent enlevés de force aux bouchers, et la course «
à la bourgine » se déroula par les rites avec ses péripéties habituelles.
- La bourgine était pratiquée depuis fort longtemps dans Nîmes
et sa région. On aimait
beaucoup la course à la corde ou à la bourgine. Toutes les fois qu'on amenait
aux abattoirs un taureau de Camargue, voire un boeuf paisible, la foule se
saisissait de l'animal et lui faisait parcourir au galop rues et places de la
ville, tandis qu'une corde le maintenait et permettait de l'arrêter s'il devenait
dangereux, d'où course folle, sauts, bousculades, scènes comiques et joie
générale, les coups de corne, les chutes et les étalages renversés constituant
le revers de la médaille.
- L'autorité s'émut, et le préfet, par deux arrêtés sévères des 13 et 16
juillet 1804, (24 et 27 messidor)
défendit ce divertissement, qu'il déclarait « dangereux, indigne d'un siècle
et d'un peuple civilités »
- Mais toute législation contraire au vœu public ne peut durer. Un
événement heureux, la naissance du Roi de Rome (20 mars 1811), fit lever
l'interdiction. Dés le 6 avril, une circulaire du ministre de l'intérieur avait
recommandé aux préfets de veiller à ce que l'on célébrât partout des fêtes
solennelles, et au besoin, pour donner à la joie publique tout son essor, de « renouveler
d'anciens usages chers aux peuples de certaines contrées
-
-
- Le
Pavillon du Jardin de la Fontaine, début XXe Siècle - Carte
Postale, collection Philippe Ritter
-
- En
1805, au cours de la délibération du
Conseil Municipal du 19 avril 1805 (29 germinal de l’an XIII), le sieur Joseph Jérôme
Arnaud, limonadier, obtient du maire, la permission d’établir un pavillon à la
chinoise, à l’effet de vendre des rafraîchissements dans le bosquet de la
Fontaine qui avoisine le Temple de Diane. Cette concession fut limitée à huit
années, et Arnaud s’engage à payer annuellement à la commune un loyer
de cent francs.
- Le pavillon d’Arnaud en toile et
en planche se détériora bientôt et devint hors d’usage. Le 9 janvier 1809, ce limonadier
demande qu’il lui fût permis de construire son pavillon ou kiosque en briques
ou en bois, il demanda en outre la permission d’agrandir le laboratoire contigu
à ce pavillon.
- La demande fut autorisée le 8
février 1809 et sa jouissance fut prorogée pour huit autres années.
- Le limonadier fort de son
autorisation fit construire une petite maison avec un étage, cette dernière
sans forme et sans régularité masquait toute la façade antique de l’ancien
temple de Diane.
- Après constat, de cette appropriation
de l’espace public, le conseil contraint le sieur Arnaud à démolir sa
construction sans recevoir d’indemnité, il est autorisé à en reconstruire une
conformément aux indications du directeur des travaux publics.
- A l’issu des travaux son bail
sera prorogé de huit ans.
- Au fil des décennies la buvette
changera de place et de propriétaires à plusieurs reprises, nous la retrouvons
dans la délibération du Conseil Municipal du 23 novembre 1943 où un
bail sera signé pour une durée d’une année avec M. Joseph André, l’ancien bail
de 3200 frs l’an étant inchangé depuis 1932, le nouveau sera fixé à 6000 frs.
- En mars 2002, la buvette du Pavillon s’installera dans un immeuble mitoyen au
jardin de la Fontaine. Pour le bonheur des visiteurs elle conservera son
agréable terrasse située entre la canal et le Temple de Diane.
-
En
1806, un crime horrible fut commis par 2 jeunes, l'un de 17 ans, l'autre 11,
ils avaient enlevés une fillette de 4 ans, après l'avoir violé, défiguré et
éventré, ils l'attachèrent à une pierre et la jetèrent dans le Vidourle.
- Les
jeunes monstres furent condamné le 14 octobre, celui de 17 ans à la
peine de mort et celui de 11 ans, aura sa peine ramenée à 20 ans de détention
vu son jeune âge, il subira une exposition publique sur l'échafaud tout près de
celui où son comparse devait expier son crime, afin qu'il fut témoin du
supplice qu'il avait mérité.
- C'est
le 15 octobre, lendemain de la condamnation, que la sentence fut exécutée en
public, place des Carmes.
-
- En 1807,
un décret impérial, autorise l'établissement d'un Conseil de Prud'homme dans la
ville de Nîmes.
- Une ordonnance du 2 février 1820
portera le Conseil des Prud'hommes
de Nîmes à 9 membres titulaires et 2 suppléants soit 6 fabricants et 5 chefs
d'atelier.
- Un décret spécial du 23 juillet 1849 modifiera sa composition : 8 membres
patrons ; 8 membres ouvriers élus par catégories séparées, dans les proportions
ci-après :
- 1er catégorie : 4 patrons, 4 ouvriers.
- « Fabricants de châles, tapis de pieds, tissus en tous genres ».
- 2e catégorie : 3 patrons, 3 ouvriers.
- « Fabricants de
bas, bonnets, gants, tulles, tricots, galons, lacets, cordonnets, soie à
coudre, fantaisie et bourre de soie, teinturiers, chineurs, mouliniers,
dégraisseurs de laine, peigneurs, rémisseurs, dessinateurs de fabrique, liseur
de dessin, graveurs pour impressions, ourdisseurs, découpeurs, blanchisseurs,
apprêteurs, imprimeurs sur étoffe, constructeur de lissage et de mécanique à la
Jacquart. »
- 3e catégorie : 1 patron, 1 ouvrier.
- « Constructeurs
de machines, chaudronniers, serruriers, ferblantiers, fondeurs et tourneur en
cuivre, lampistes. »
-
-
- Orgue
de la Cathédrale St Castor - Photo GM
-
- En
1808, restauration de l'orgue de l'église St Castor (Cathédrale),
du 11 janvier au 4 juin, par Cavaillés, facteur d'orgues
du Roi d'Espagne.
- Ce
choix a peut être un lien avec la visite à Nimes du
Roi et de Reine d'Espagne, effectuée les 15 et 16 janvier.
Au cours de son bref séjour le couple royal sera logé à
l'hôtel du Louvre et visitera les antiquités romaines ainsi que
les édifices public
-
- -
Cette
même année, une garde d’honneur sera
formée à Nîmes. Composée de 300 jeunes hommes qui n’avaient point été appelés
aux armées.
- Cette garde, revêtue d’uniformes
brillants, se composa de cavalerie et d’infanterie. L’uniforme de la cavalerie
consistait dans un habit écarlate avec revers blancs et aiguillettes. L’infanterie
portait des habits blancs, dont les revers étaient roses.
-
- Palais
Impérial, 1809 - Archives Philippe Ritter.
-
- En 1809, inauguration en
avril du nouveau Palais de Justice, " Le Palais impérial
".
- Au
cours des travaux, le 12 juin 1806, la voûte du vestibule s'effondrera
sur des ouvriers, il y aura 4 morts et plusieurs blessés.
- Une
grille fermera sur toute sa largeur, l'entrée du perron. Elle est fixée à des pilastres
que décorent des trophées d'armes et des aigles aux ailes dorées. Ces
derniers furent arrachés par des manifestants royalistes, le 15 avril
1814, après la chute de l'empereur.
- Plus
petit que le Palais actuel, il lui était très ressemblant, les éléments de style
gréco-romains de sa façade ayant été réemployé.
-
- -
Démolition des constructions située au sud des Arènes, près du palais de
justice. Sur cet emplacement se trouvait alors l'ancien théâtre des Arènes,
construit en 1739 et désaffecté en 1789.
- Par
la suite il reprit du service en 1798, suite à l'incendie du théâtre des
casernes, jusqu'en 1800 date de la mise en service du grand théâtre face à la
Maison Carrée.
- Ce
théâtre des Arènes vit passer, en 1785, un illustre directeur, Fabre
d'Eglantine, mort à Paris sur l'échafaud en 1794. Homme politique, acteur, poète.
Il est l'auteur de la chanson si connue : « II pleut, il pleut bergère
».
- La
légende veut qu'il ait fredonné cette chansonnette pendant que le président du
tribunal révolutionnaire interrogeait ses coaccusés : Danton, Camille,
Desmoulin, etc... Il est aussi l'auteur du calendrier républicain.
- D'autres
grands travaux furent engagés le port d'Aiguesmortes sera réparé.
-
-
- Mis en évidence,
les restes de la façade
de l'hospice d'Humanité de 1810 - Carte postale ancienne,
montage GM.
-
- En 1810, adjudication de la restauration de l’hospice
d’humanité, au prix de 193417 frs. La première pierre fut posée le 24 mai 1810,
on plaça alors un caisson hermétique contenant un parchemin. « Une partie de sa façade est celle de l'actuel
Lycée Daudet. »
- Lorsque l'Administration impériale eut fait dégager les Arènes et fit
tracer le Boulevard St Antoine (Victor Hugo) l'architecte Charles Durand
fut chargé de construire une façade uniforme au-devant de l'ensemble de constructions
assez disparates qui constituaient l'Hospice de l'humanité. Au cours des
travaux de démolitions on dégagea une superbe mosaïque.
- Historique : Un décret impérial en date du 5 août 1809 autorisa la
commission administrative des hospices de la ville de Nîmes, à faire exécuter
dans l’espace de 6 ans les travaux de restauration de l’édifice, suivant les plans
et devis présentés le 11 mars 1809 par l’architecte Charles Durand, ingénieur
des ponts et chaussées.
- Cet hôpital fut fondé en 1686, par le père Richard, jésuite missionnaire.
Il reçoit les pauvres et les infirmes, les enfants trouvés et les Aliénés,
provisoirement séquestrés.
- Cet établissement était tenu par les dames religieuses dites de Nevers.
- L'hospice poursuivit son œuvre bienfaisance jusqu'au moment ou fut
décidé son transfert route d'Uzès en 1874. Les travaux de construction du
nouvel hospice ayant été entrepris en 1863 et terminés en 1874.
-
- - Le 23 février 1810, réclamation
du Régisseur chargé d’encaisser les droits de l’octroi. Il désire que la
boisson dite piquette ou demi vin acquitte ce droit.
- Le conseil statut sur ce sujet,
et juge cette demande inadmissible.
- Considérant que les règlements
qui ont servi de base à la forme actuelle de l’octroi exécutés depuis plusieurs
années assujettissant aux droits d’octroi les vins, bières, liqueurs, eau de
vie…le fermier (régisseur de l’octroi)
étant autorisé à percevoir les droits sans distinguer les vins introduits, qu’ils
soient plus ou moins forts, plus ou moins colorés, attendu que le règlement ne
fait aucune distinction à cet égard entre les vins produits d’un fruit appelé
raisin.
- Mais si
c’est de la piquette que l’on
veut introduire alors le fermier ne peut percevoir aucun droit, parce que la
piquette n’est pas du vin, ce n’est point le produit naturel du fruit, mais
seulement de l’eau passée sur du marc de raisin, après que ce marc est été
soumis à l’action réitérée du pressoir et qu’il en a été extrait tout le
liquide qu’il est possible de se procurer.
- Cette boisson a toujours été
considérée dans le système ancien comme une boisson exempte de tout droit et ce
jusqu’à ce jour.
-
- - Le Dimanche 6 mai 1810, fut célébré la fête du
mariage de l’Empereur Napoléon avec Marie-Louise d’Autriche, à quatre heures du
soir, la foule accompagnée d’un corps de musiciens défilera depuis l’hôtel de
ville jusqu’à la Comédie où un spectacle gratuit sera donné, la première pièce
fut, La Maison isolée ou Le vieillard de Voges et la seconde,
le sourd ou l’auberge plaine. A 9 heures et demi du soir, un superbe feu d’artifice
fut tiré en face de la Comédie, avec illumination générale dans toute la
ville.
-
- En
1811, c'est l'hiver, il y a une grande disette, des billets
seront distribués aux pauvres, pour aller chercher du pain.
Les guerres napoléoniennes ne favorisent pas le commerce de
luxe, les fabriques de soie n'ayant plus de débouchés ne peuvent
plus fournir du travail à leurs ouvriers. Le maire décide d'organiser
des travaux d'intérêt général, il fait travailler, tous les
hommes, les femmes et les enfants qui se présentent, aux bosquets
de l'Esplanade. Ce chantier durera du mois de janvier à Paques,
les ouvriers seront payés tous les soirs.
-
- -
Le 15 novembre, décès en exercice du maire Casimir Fornier, son
adjoint Perrin de Vertz fera fonction de maire jusqu'à la nomination de Boileau
de Castelnau en mai 1812.
- Ce
dernier fera son entrée en ville le 3 juin, une fête fut organisée à cette
occasion, pétard, arc de triomphe, les illuminations prévus n'eurent lieu que
le lendemain à cause d'un orage, le soir il eut droit à une sérénade. Le
lendemain il reçu les autorités, ce n'est que le 9 juin 1812, qu'il fit
son entrée officielle à l'hôtel de la mairie.
-
-
- Spectacles
à l'intérieur des Arènes - Gravure ancienne, collection Gérard
Taillefer.
-
- En 1813, autorisation par le Préfet de donner, du 1er mai au
30 septembre, dans l'intérieur des Arènes, des courses de taureaux et autres
spectacles, tels que danse de corde, manège, voltige, luttes, ascensions de
ballons.
- Le
dimanche 23 mai une course de taureaux est organisée dans les
arènes, sous la direction du sieur Branchu, directeur de la
comédie (théâtre). Des barrières en bois seront construites
pour servir de retraite aux participants.
- Le
dimanche, 6 juin, et le lundi 7, de Pentecôte, courses
de taureaux.
- Le 13 juin grande
course de taureaux et luttes d'hommes, il y aura entre 12 et 15000 spectateurs.
- Le
11 juillet, le sieur Antonelli Jordani, Espagnol, exerça ses
talents face au taureau avec une cape rouge, il le piquera
avec "des flèches et des lances ". Il n'y aura
pas de mise à mort.
- De
nombreuses courses de taureaux et ferrades eurent lieux cette
année là dans les arènes, la clôture se fit le 14 novembre.
-
- En 1813, des conscrits furent
levés en masse, presque tous les jeunes gens qui avaient échappé aux appels
précédents, y compris les conscrits issus de familles aisées qui avaient acheté
le bon tirage au sort aux plus pauvres, se virent forcés de s’enrôler dans
quatre régiments de cavalerie qui prirent le nom de garde-d’honneur.
- Les conscrits depuis longtemps
libérés furent rappelés, la classe entière de 1814 étant convoquée. Les armées
stationnées en Espagne furent rapatriées et traverseront Nîmes en se dirigeant
sur Lyon… Napoléon se préparait à faire face à l'invasion. C'est à cette date
que l'académie du Gard suspendit ses travaux pour ne
les reprendre qu'en 1816.
-
- Le tirage au sort, institué par
la loi du 29 décembre 1804, consistait à tirer un numéro. Les premiers pris étant
les numéros les plus faibles, au début seulement 30 à 35% des conscrits
célibataires ou veufs sans enfant effectuaient leur service militaire. Les
Cantons étant contingentés, le Conseil de révision pouvait élever le quota jusqu'a
80% pour trouver le contingent exigé, il fallait aussi tenir compte du nombre
des dispensés et des soutiens de famille, ajournés ou réformés. A partir de
1808, des levées anticipées et l'augmentation des contingents suscitèrent
beaucoup de mécontentement. Il faudra attendre la loi du 21 mars 1905 pour que le
tirage au sort soit supprimé et devienne personnel, on ne pouvait plus se faire
remplacer. Par contre il sera ramené à 2 ans, au lieu de 3 depuis 1889.
|
-
-
- Maison Carrée et Chapelle
des
Augustins - Gravure de Cornelis Apostool, 1794 - Musée du Vieux Nîmes
-
-
En 1814, la première réalisation de l'architecte Victor Grangent, à la
Maison Carrée, a été la démolition de l'église des Augustins
en 1814 et la construction d'un contre-mur intérieur en pierre
pour dissimuler le mur antique détérioré et supporter la charpente
de la toiture refaite à neuf en 1819. L'année suivante il entreprend
le dégagement de la base de la Maison Carrée et le rétablissement
du stylobate.
-
- -
Le 6 février, bref passage du Pape, Pie VII, à Nîmes,
libéré par l'Empereur il se rendait à Marseille. Ses gardes
lui interdisent par sécurité de mettre le pied à terre,
la ville est majoritairement protestante. Avertis, le
clergé et la foule se portent en masse sur son passage.
Arrivé à Joncquières (St Vincent) le pape prendra un modeste repas
dans une auberge, cet évènement marquera plusieurs générations
de la famille de l'aubergiste, monsieur Couran protestant.
Tous les mobiliers et accessoires ayant été utilisés
ou touchés seront conservés comme de pieuses reliques.
-
- -
C’est un courrier du 15 avril qui
annonça le retour des Bourbons ainsi que l’abdication de Napoléon du 11 avril
1814. Depuis deux ou trois jours ce résultat était prévu, un comité secret
agissait déjà, des proclamations étaient répandues sous la main, un drapeau blanc
avait été planté, le 14 au soir à la Tourmagne.
- Le parti royaliste fut à la fête, des arcs de triomphe se
dressèrent devant des portes, les rues furent illuminées, des feux de joie s’élevèrent
dans les airs. Les bustes de Napoléon, arrachés de tous les monuments publics,
mutilés et brisés, furent traînés à travers les rues. On forma à Nîmes une
cohorte (garde) urbaine pour maintenir la tranquillité intérieure, elle fut passée en
revue et commença immédiatement à monter la garde.
-
- -
Une circulaire du préfet, à la date du 9 juin 1814, autorisa
la reprise des cérémonies religieuses extérieures. Cette année
là, ce fut la reprise des processions de la Fête-Dieu, (catholique)
elles furent escortées par la cohorte urbaine, qui, se
composait en grande partie de protestants... mais cette concorde ne dura pas, suite à des provocations de part et d’autre,
les partis retrouvèrent leur différent.
- Une
conspiration impériale s'organisa dans toute la France et Nîmes
ne fut pas en reste, un café lieu de leur réunion osa prendre
le nom de Café de l'Ile-d'Elbe.
- « Le café de l’île Elbe
était situé sur le boulevard du Grand Cours (qui réuni au petit cours sera baptisé Gambetta en 1883),
face au square de la Bouquerie, il deviendra le
café des prisonniers de guerre,
c'est actuellement une boutique de fleuriste. »
- M. de Castelnau, maire de Nîmes,
fatigué d’une administration qu’il prévoyait difficile, donnera sa démission en
juillet, il fut remplacé par Paul-Guillaume de Daunand, le 19 juillet courant,
protestant comme lui, il venait d’être décoré de la croix de St Louis.
-
- Le
11 octobre 1814, Monsieur, frère du Roi le futur Charles
X, honora de sa visite auguste la bonne ville de Nîmes. On réquisitionna en
toute hâte, maçons, charpentiers, menuisiers et serruriers pour la toilette
des Arènes, à trois heures de l'après-midi, Monsieur
assista à une ferrade donnée en son honneur dans le célèbre monument. Voici l'article
du Journal du Gard du 15
octobre 1814 qui relate cet
évènement :
- « A trois heures S. A. se
rendit à l'amphithéâtre, vulgairement, appelé les arènes, où l'on avait
préparé un spectacle connu dans ces contrées sous le nom de ferrade, et qui
est dans le genre de ceux qu'on donne à Madrid. II consiste en des
exercices de force et, d'adresse contre des taureaux sauvages paissant
toute l'année dans les marais de la Camargue. Des tauréadors à cheval et à
pied, armés de tridents, luttent contre ces animaux, les abattent et les
tiennent, couchés jusqu'à ce qu'ils crient été marqués sur la cuisse avec
un fer rouge, de la lettre initiale du nom du propriétaire. Cet exercice
parut amuser le Prince, mais ce qui l'intéressa davantage, ce fut le
spectacle de plus de trente mille personnes réunies dans cette enceinte, et
qui, il tous moments, faisaient éclater la joie que causait sa présence.
Nulle part sans doute on n'a pu offrir à S. A. R. un spectacle pareil parce
que nulle part on ne trouve un local aussi bien disposé ».
-
- En 1815, le 21 janvier, des gardes nationales
sédentaires furent organisées dans tout le royaume, Le comte de Vogué fut nommé
inspecteur de celle du Gard, par exception à la loi générale, la cohorte
urbaine de Nîmes conserva son organisation.
- A Nîmes la division devenait tous les jours plus sensible entre les
partis, le devant du café de l'Ile-d'Elbe
servait de point de réunion aux opposants des Bourbons, ou on y chantait ouvertement une chanson qui
commençait par ces mots « Quand le bien-aimé reviendra… ».
- Les royalistes circulaient en nombre autour des boulevards, des rixes
légères, mais journalières, avaient lieu, et ce n'était qu’aux cris de « vive le roi ! » que la
jeunesse royaliste passait ordinairement devant le café de l’Ile-d’Elbe. Le maire jugea ces cris comme une provocation, et les
défendit par un arrêté du 4 février.
-
- Pour éclairer le lecteur, il faut savoir que la religion
était une composante incontournable dans cette période agitée, les catholiques étant pour la plupart royalistes, et les
protestants républicains.
- Si parmi ces derniers, certains furent déçus par la politique
de l’Empereur, ils ne virent certainement pas d’un bon œil le retour des Bourbons
avec la cohorte des privilèges accordés à la religion catholique.
- L'Empereur
étant pour eux l'unique garant du respect de
leurs droits, ils se trouvèrent donc naturellement du
côté des partisans de
son retour au pouvoir.
|
-
- - Napoléon de retour de l’Ile d’Elbe débarqua sur les côtes de France le
Ier mars, mais la nouvelle de sont arrivée ne fut connue à Nîmes que dans les
premiers jours de mars. La population royaliste témoigna de la plus grande
anxiété, et demandait à grand cri des armes. Le premier mouvement « de la populace » fut de se porter
sur le café de l’Ile-d’Elbe, et d’en faire fermer les portes. On en expulsa
violement ceux qui s’y trouvaient et le café fut fermé par mesure de police.
- Le baron Rolland Préfet du Gard,
officialisa la nouvelle du retour de l’Empereur par la proclamation du 8 mars
(1), ce n’avait pour but que de calmer la population, les dépositaires du
pouvoir attendant la suite des évènements pour se prononcer.
-
- (1) Celui qui a fait si longtemps le
malheur de la France, vient de débarquer dans le département du Var ;
partout où il s’est présenté il n’a trouvé que des français attachés à leur
légitime souverain ; les gardes nationales, la troupe de ligne ont marché
sur ses traces ; et, s’il a pu échapper à leur poursuite, il ne l’aura du
qu’à la promptitude avec laquelle il aura abandonné le territoire Français.
- Déjà très-éloignés du théâtre de l’évènement,
nous n’en avons eu connaissance qu’en apprenant qu’il s’éloignait encore. Nous ne
pouvons donc nous réunir à nos frères, et seconder leurs efforts dans ces
moments ; mais, si les événements successifs demandent quelques sacrifices,
je suis bien sûr que votre zèle et votre fidélité répondront aux appels qui
vous seront faits.
- Aussitôt que j’aurai quelques nouvelles
certaines, je vous les ferai connaître. Dans l’état actuel des choses, chacun
doit rester à son poste, et se, et se tenir prêt à soutenir la patrie. Vous
pourrez compter que je ne négligerai aucune des occasions qui pourraient se
présenter d’employer vos personnes pour le service du roi et le salut de la France.
Vive le roi !
|
-
- Lors du débarquement de Napoléon le Duc d’Angoulême se
trouvait à Bordeaux avec la Duchesse, il passe par Toulouse où il jette les
fondements d’un gouvernement provisoire et se rend à Montpellier pour prendre
le commandement du 13eme régiment, il prend la direction de Lyon et arrivera à
Nîmes le 14 mars.
- Une circulaire datée du 15 mars mobilisa un bataillon de
volontaires Gardois, celle du 19 mars convoqua tous les militaires qui se
trouvaient en congé ou qui avaient quitté leurs corps, ils furent rejoints par
la garde nationale de Beaucaire. Ces troupes furent dirigés sur le Saint Esprit
(Pont St Esprit) où elles formèrent
avec les arrivants du midi de la France un effectif de près de huit mille
hommes.
- Quelques engagements furent réalisés dans l’Isère contre des
partisans de Bonaparte, mais le mauvais sort s’acharna contre le Duc.
- Il apprit que le général Merle avait évacué le Saint Esprit,
et que son armée, pressée par le général Grouchy, prise en flanc par des
troupes qui descendaient le Rhône, avait encore à combattre le Général Gilly
pour opérer sa retraite sur la Provence.
- L’épine dorsale de son armée, le 14eme régiment de chasseurs
s’étant mis en rébellion, Il licencia les volontaires le 9 avril et se rendit
au Général Grouchy qui le retint prisonnier au Saint Esprit pendant 6 jours
dans l’incertitude jusqu’à ce que l’empereur eût décidé de son sort.
- Le prince fut libre de partir le 15 avril et arriva le
lendemain à Cette (Sète). Il était attendu par des troupes menaçantes de gardes
nationaux de la Gardonnenque (républicaines),
qui se trouvaient sur la route de Nîmes à Montpellier. Une voiture arrive, on
court sur elle avec des démonstrations menaçantes, confusion, celui qui y était
enfermé, n’était que le maire d’Uchaud, le sieur Lazare et zélé bonapartiste de
surcroît.
- Après ces évènements le plus grand désordre régna pendant
quelques jours dans Nîmes, nul ne pouvait sortir de la ville sans un
laissez-passer du commandant de la place, on interdit la détention d'armes et
des perquisitions à domicile furent effectuées.
- La garde urbaine, chargé du service intérieur renvoya de son
sein les partisans royalistes. En se renforçant avec ses propres partisans elle
créa deux nouvelles compagnies qui furent surnommées les « collets
jaunes ». A leur retour les volontaires royaux, appelés « miquelets », furent dépouillés et
maltraités, il y eut aussi de nombreux règlements de comptes sanglants.
- Les suspects furent emprisonnés et déportés, le préfet
Rolland fut remplacé par le baron Ruggieri, le colonel Magnier et le capitaine
Espérandieu arrêtés à Orgon, furent enfermés au château d’If.
- Cette situation ne dura qu’un temps, « les cents jours » de Napoléon. Le
désastre de Waterloo du 18 juin 1815 sonna le glas du premier Empire. Les
évènements restèrent flous à Nîmes pendant un temps et le pouvoir bonapartiste
resta encore en place en province.
- Le 25 juin ces nouvelles alarmantes n’empêchèrent pas les bonapartistes
de faire un banquet à la fontaine, qui se termina par un tour de ville
triomphant avec en tête le buste de l’empereur.
- Tandis que M. de Montcalm soulevait le département de
l’Hérault et marchait sur Montpellier pour s’emparer de la citadelle.
- Le général Gilly tente de rapatrier des renforts venant du
pont St Esprit, dans la nuit du 28 au 29 juin, ils furent attaqués par un
détachement de paysans accourus des villages voisins dans les combes de
Pouzilhac et ne purent se dégager que le jour venu. Malgré un état incertain du
département le général Gilly concentrait ses forces dans Nîmes.
- Le 10 juillet le conseil municipal de Nîmes refuse les injonctions
de M. de Bernis, l’armée royaliste de Beaucaire renforcée des éléments fuyants
la ville de Nîmes où ils n’étaient plus en sécurité était impatiente au combat.
La vengeance, le butin tout était prétexte pour traiter Nîmes comme une ville
prise d’assaut en exterminant ses défenseurs partisans de l’Empire.
- Dans la nuit du 14 au 15 juillet le général Gilly évacua la
ville avec ses chasseurs à cheval ainsi que la plupart des « collets jaunes », il prit plusieurs
chemins détournés pour ensuite se réfugier dans les Cévennes où il savait pouvoir
compter sur la discrétion de ses partisans. En faisant courir le bruit qu’il
avait gagné la Suisse, il échappa ainsi aux recherches jusqu'à l’époque où le
Duc d’Angoulême, sollicita sa grâce et la révision du jugement qui le
condamnait.
- Pendant tout ce temps le général est resté caché dans les
Cévennes, terre de refuge car opposée aux très catholique pouvoir royal.
- Le 15 juillet la nouvelle de l’entrée du Roi Louis XVIII à
Paris est connue à Nîmes, ce ne fut que le lendemain que le drapeau blanc parut
sur les édifices publics et que le corps municipal reconnu enfin Louis XVIII.
- La tranquillité de la ville n’en devenait que plus précaire,
une compagnie de citoyens se forma pour maintenir l’ordre, il fallait un chef
ce fut le fils du maire (de Daunand) qui fut choisi. L’artillerie était restée
posté sur les hauteurs des moulins à vent, on la força à capituler et rendre
les armes, elle sortie sans arme de ses cantonnements sous les hués de la
foule, des coups de feu partirent, les soldats s’enfuirent dans toutes les
directions, la gendarmerie chargée de maintenir l’ordre resta en retrait et la
ville fut l’objet de bagarres, des soldats de l’armée Française, qui n’étaient
que des conscrits et petit Français venus malgré eux de leurs villages, furent
assassinés par des royalistes partisans devenus ivre en ne voyant dans ces
soldats en uniforme que des soldats de l’empire qu’ils exécraient.
- Le 30 juillet le nouveau Préfet, M. d’Arbaud-Jouques, nommé
par Louis XVIII arrive à Nîmes, son arrivée fut le signal de nouveaux excès,
plusieurs règlements de comptes eurent lieux les nuits suivantes. La garde
nationale devant se porter partout où le désordre régnait dans le Gard, se
trouva impuissante. Elle devait courir à Uzès, à Pont St Esprit… pendant ce
temps les Autrichiens s’avançaient sur la rive gauche du Rhône, ils investirent
en premier Aiguesmortes.
- Une chose remarquable arriva tout de même au milieu de cette
agitation, la foire de Beaucaire retardée se tient à partir du 11 août, la
confiance au nouveau régime revenait avec les affaires.
- Malgré cette accalmie à Beaucaire, la nuit du 20 au 21 août
sera la plus tragique à Nîmes, elle précédait les élections du 22 qui se
passèrent sans problèmes graves.
- Le 24 août, Nîmes fut occupé par 4.000 Autrichiens commandés
par le général comte de Neipperg. Il avait sous ses ordres les troupes des
départements du Gard, de l’Ardèche et de l'Hérault, son quartier général était
à Nîmes, dans l'hôtel du général baron Merle, au numéro 6 du quai de la
Fontaine. Les Autrichiens quittèrent la ville le 18 septembre.
- Six ans plus tard, en septembre 1821, et seulement 4 mois
après le décès de Napoléon, le comte épousera Marie Louise. En lui faisant
trois enfants, « il déposera ses oeufs dans le nid de l'Aigle ». (citation
de Chateaubriand).
-
- En
1817, avec les frères de la doctrine chrétienne, retour
à Nîmes de l'enseignement religieux supprimé en 1791. Trois
premières classes s'ouvriront le 3 novembre dans la maison de
la Providence, située rue Jean Reboul, ils y resteront jusqu'en
1882, ce bâtiment fut détruit et transformé en parking dans
les années 1970.
- Par
la suite en 1818, 4 classes s'ouvrirent dans la paroisse St
Charles. En janvier 1820 deux classes s'ouvrirent sur la paroisse
St Baudile, d'autres classes continuèrent à s'ouvrir dans ces
3 établissements. En 1834 on compta 1200 élèves en primaire
auquel il fallait ajouter 3 classes d'adultes. En 1835, quatre
classes furent ouvertes dans le local de la Calade, (emplacement
du Théâtre). D'autres écoles s'ouvrirent plus tard, en 1867,
on comptait à Nîmes 30 classes dirigées par les frères des Ecoles
chrétiennes.
- Les
écoles gratuites pour filles seront dirigées par les dames de
St Maur, en 1837, elles seront au nombre de trois. Près de l'Esplanade,
183 élèves ; près de St Paul, 215 élèves ; rue de l'Enclos-Rey,
216 élèves. Il faut ajouter pour 1837, les dames de la charité
de Saint-Vincent-de-Paul, ouvrirent une école primaire avec
140 élèves, dans une maison de la rue du Mûrier-d'Espagne.
-
- En 1818, Antoine
Cavalier devient maire de Nîmes, il fut d'abord commissaire du gouvernement
impérial près de la cour d'appel en 1805, puis procureur général
en 1811, et mis d'office à la retraite en janvier 1816, avec le
titre de président honoraire, il sera remplacé par un ultra royaliste.
-
-
- Les
Arènes de Nîmes, fouilles de 1866 - Collection Musée du Vieux
Nîmes
-
- -
Des sondages isolés furent effectués dans le milieu des arènes,
ils permirent de découvrir pour la première foi une fosse en
forme de croix.
- L'ingénieur Grangent, chargé en 1829
de restaurer le monument, fut le premier à en étudier toutes les
parties, d'après lui cette fosse en forme
de croix, serait une église chrétienne. Des inscriptions, mises au jour
par Révoil et encore en place, ont démontré l'inanité de cette
affirmation.
- Lors des fouilles de 1866, un plancher
en bois de sapin fut installé pour couvrir la fosse, ayant besoin d'être renouvelé,
il fut remplacé en 1870 par du chêne revêtu de
goudron.
-
- La
Maison Carrée, gravure ancienne - Collection Gérard Taillefer.
-
- En 1820, après
la démolition de l'ancien couvent des Augustins, dont les
constructions s'appuyaient contre la Maison Carrée. En 1820, on put ainsi dégager
celle-ci des terres et débris qui s'étaient amoncelés à sa base. Par la même
occasion, on refit la toiture du monument avec des tuiles, à la manière
antique.
- En février 1822, l'architecte
Victor Grangent restitue le
sol antique autour de la maison Carrée à 5 mètres de chaque
côté et 15m50 devant la face principale et l'entoure d'une grille
en fer forgé sur 3 côtés.
- La
création, en
1825, de la rue Auguste, sur l'emplacement d'une rue
étroite, permit de voir, du square
Antonin, toute la beauté de sa façade. La démolition de maisons, côté Est, permis d'isoler complètement ce monument
et terminer la construction de la clôture.
-
- -
La
colline de la Fontaine étant devenue un rocher aride et dévasté, des travaux furent entrepris pour la
transformer en une des plus agréables promenades
de la ville, avec des plantations de pins autour, et au dessus du bassin de la
Fontaine. Elle sera dénommée par certains le mont Cavalier, nom du maire qui
réalisa ces travaux.
- Ensuite,
à partir de 1841, agrandissement de cette promenade,
suite à l'acquisition de plusieurs terrains en 1829, la
démolition de quelques masures et l'achat du Mas Rouge en 1839.
Bien
connu des nîmois, cette maison sera jusqu'à une époque récente
l'habitation du gardien de la Tourmagne.
- C'est
en 1848 que sera planté un cèdre, qui prospèrera tellement
qu'il est devenu le "Grand Cèdre".
- Ce
n'est que bien plus tard, en 1865 et 1867, suite aux acquisitions
des enclos Méjean, Ménard et Féminier, que l'ensemble du jardin
de la Fontaine aura acquis l'étendue que nous lui connaissons
aujourd'hui.
-
- Mgr
Claude-François-Marie-Petit-Benoit de Chaffoy
-
- En 1821, restauration de l’évêché à Nîmes, ce dernier
ayant été supprimé par le concordat de 1801.
- La bulle Paternœ Charitatis restreint le
diocèse d’Avignon au territoire du Vaucluse et élève le département du Gard en
diocèse. Le 24 septembre 1821, M. de Chaffoy est préconisé par Pie VII et le 24
octobre suivant, il recevait dans l’église Saint-Sulpice la consécration
épiscopale. Agé de 70 ans, le nouvel évêque fit son entrée solennelle à Nîmes le
19 décembre 1821.
- Le soir même, il y avait un grand bal à la préfecture
du Gard, un hôte inattendu se présenta à M. de Villiers du Terrage ; c’était Mgr
de Chaffoy, le nouveau prélat passa sa première nuit dans l’ancien évêché, puis
se rendit le lendemain à l’hôtel de Balincourt (29, rue des Lombards), alors propriété
de la baronne de Listeroy, qui fut momentanément loué pour cet usage.
-
- En 1822, création du cimetière protestant
de la route d'Alès. En 1906 il sera attribué au Consistoire
protestant par l'Etat, c'est l'un des rares cimetières privés.
Sa surface est de 5ha et il a près de 6000 emplacements.
-
- -
Le 3 avril 1822 par ordonnance royale, l'ancien palais épiscopal
(actuellement musée du vieux Nîmes) était remis à la
disposition des évêques de Nîmes, tandis que le 11 mai de la
même année, le Conseil général achetait l'hôtel Rivet
(actuellement école des Beaux-arts, grand'rue) pour y installer la Préfecture du Gard.
- Ce
palais épiscopal avait été vendu comme bien national, le 6 février
1793, pour la somme de 101000 livres à Pierre Chabanel, celui-ci
le revendit, à son tour, le 30 décembre 1807, au département
du Gard.
-
- - Le 19 août 1822, un arrêté du
Préfet du Gard, définit l’Avocaterie des Pauvres à Nîmes. Cet établissement
sera administré par les membres du bureau de bienfaisance.
- A l’origine l’Avocat
du pauvre est du à la munificence de Louis Raoul, bachelier ès-lois, qui par son testament du 25 de
février de l'an 1459 (1460) substitua ses biens aux pauvres, soit veuves,
soit pupilles et orphelins, qui auraient besoin d'un défenseur pour poursuivre
leurs procès dans les cours et tribunaux de Nîmes. Il fit d'abord lui-même la
première nomination de cet avocat, et son choix tomba sur Jean Auban, bachelier
en droit.
- Quant à ceux qui devaient
remplir cet office après lui, il en attribua l'élection aux officiers royaux,
soit de la sénéchaussée, soit de la cour royale ordinaire de Nîmes, et aux
avocats de ces deux cours, et alternativement, aux consuls et aux conseillers
de villes, il les chargea les uns et les autres de faire serment, avant qu'ils
procédassent à la nomination, d'élire un sujet capable et propre à se bien acquitter
de ces fonctions.
- Il obligea cet avocat des
pauvres de promettre par serment, après son élection, qu'il exercerait son
office avec fidélité et droiture, et qu'il se rendrait de facile accès à tous
les pauvres qui pourraient avoir besoin de son ministère, de faire effectuer un
inventaire exact de ses biens, avant que d'en prendre possession, et d'en
remettre, un mois après, une copie collationnée dans les archives de l'hôtel de
ville, de ne jamais exiger de salaire des pauvres dont il prendrait la défense
en justice, d'entretenir avec soin la maison et les fonds dépendants de cette
fondation (située 16 rue Fresque) et d'en payer exactement les charges et les
tailles ordinaires et extraordinaires, de faire dire tous les ans un service
dans l'église cathédrale de Nîmes, pour lui et pour ses parents, amis et
bienfaiteurs, à pareil jour ou dans le même mois de sa mort, et de donner pour
cela vingt sols ».
-
- - Pose de la première pierre du Grand Séminaire le
25 août 1822 sa construction s'étalera sur dix ans. Situé rue des Chassaintes, le
bâtiment abrite
actuellement les Archives Départementales.
-
-
- Le
musée de la Maison Carrée en 1835. Gravure de Turpin de Crissé.
-
- En 1823, le 9 mai, visite à Nîmes de la Duchesse
d’Angoulême. A Nîmes tout sera mis en œuvre pour honorer la fille de feu Louis
XVIe et nièce du Roi Louis XVIII, la maison carrée devant être transformé en
musée, on le plaça sous la protection de la princesse. Une plaque fut apposée
avec l’inscription suivante : "Musé Marie-Thérèse", cette
appellation disparaîtra discrètement en 1830, la plaque ne portera alors que
l'inscription "Musée".
- La princesse devant se rendre à une cérémonie dans la cathédrale et son
baldaquin ne pouvant passer sous l’ancien porche cintré de la grande porte, on
ordonnera sa démolition. On reconstruira une nouvelle porte en style grec, qui
par son fronton mutilera la frise d’Alexandre en son milieu.
- Les 9 et 20 Mai 1823, elle assista au théâtre à deux représentations
données en son honneur, la première fois, on joue La partie de chasse de Henri
IV de Collé, la deuxième fois, Aline Reine de Golconde de Berton.
- Marie Thérèse, décèdera le 19 octobre 1851, âgée de 70 ans, le poète
nîmois Jean Reboul lui rendra hommage en lui consacrant un poème « A
la fille de Louis XVI ».
- Après la création du Musée Marie
Thérèse un conflit naîtra entre l’administration municipale et le Conseil
Général, il fallait définir qui allait payer les frais de fonctionnement, conservateur,
concierge…le Conseil Municipal déclarant qu’il ne retirait aucun bénéfice de ce
monument il ne pouvait en assurer les frais de fonctionnement.
- A la séance du Conseil Municipal
du 17 septembre 1825 prenant acte du refus de financement de la part du Conseil
Général, la municipalité considérant qu’il importe de conserver le Musée Marie
Thérèse et pourvoir à la garde et la conservation de ce superbe monument, la
ville de Nîmes s’impose donc cette nouvelle dépense.
-
- En 1824, la Municipalité entreprit un grand travail
d'ensemble pour la dénomination de toutes les rues de la ville et des
faubourgs. Les rues de chacune des douze sections urbaines reçurent des noms du
même genre, par exemple : Les rues voisines de la Fontaine,
des noms romains -
Les rues voisines du théâtre, des dramatiques -
Celui de la Madeleine, ancien faubourg Saint-Laurent, des noms de saints -
Autour de la rue du Cirque Romain, des noms de rois de France du Moyen-Âge
-
A côté de l’Esplanade, des noms célèbres à l'époque de Louis XIV -
Au chemin d’Avignon, des noms d’hommes illustres -
Au faubourg Richelieu, des noms de lettrés célèbres -
Au quartier St Charles, des historiens.
- C'est à cette occasion
que la modeste rue du Mas Gaillard sera baptisée d'un nom qui
fera la une des journaux 180 ans plus tard, rue Septimanie.
-
- -
A
la même époque, Nîmes fut dotée des premières fontaines publiques, alimentées
par les eaux de la Fontaine. Jusqu'alors la population n'avait été alimentée
que par les eaux des puits, publics ou privés. La première fontaine fut élevée place Saint Charles, en 1820, sous l'administration de M. Antoine
Cavalier.
-
-
- Porte
de la Maison Carrée - Photo GM.
-
- -
Un mémoire de compagnon, daté de 1824, nous éclaire sur l'origine de la
magnifique porte de la Maison Carrée. Première soumission de Lemoine dit
Nantais pour la porte de la Maison Carrée d'après des plans donnés par Grangent,
le 2 octobre 1823. Lemoine, ancien compagnon, fixé à Nîmes, s'engage à
réaliser cet ouvrage pour 3830 frs.
- « Elle sera réalisée en bois de noyer épaisse
de 4 pouces, ayant de grosses moulures en cuivre embrevée dans les traverses et
les battants : ce travail exécuté par Vivarais-le-Chapiteau, et
Médoc-la-Rose-d'Amour, deux de nos plus habilles compagnons, attirait
l'attention de tous les gens de la partie par la justesse des ses assemblages
et la beauté de son fini : c'est comme exécution un chef d'oeuvre de
menuiserie. »
- La
décoration de la porte, en bronze, sera réalisée par la Manufacture de bronzes « Delafontaine, 13 rue d'Orléans à Paris. »
- La
décoration de la porte devait être en bois à l'origine, mais elle a été
remplacée par des motifs en bronze, sur l’ordre du Ministre de l'Intérieur.. Un
ordre de transport des ornements en bronze de cette porte nous en donne le
poids, 400kgs.
- La
porte sera posée le 10 mars 1824.
-
Un sculpteur d'Aix, Martin, réalisera, le projet de plafond
du péristyle de la Maison Carrée réalisé par l'architecte
Victor Grangent en 1822.
-
- -
M. le Préfet ayant autorisé la réunion
extraordinaire du Conseil du 29
novembre 1824, le présidant expose au Conseil Municipal que M. Ménard petit
fils de l’écrivain de l’histoire de la ville de Nîmes, sollicite une bourse
Royale dans un collège pour son fils Henri Ménard, que l’état de misère dans
lequel il se trouve ne lui permettant pas de subvenir aux frais du trousseau,
le Conseil décide de prendre, comme il a déjà été fait pour le
fils aîné de cet infortuné, l’engagement de fournir, au Sieur
Ménard père, un secours de six cent francs.
- Léon Ménard, né à Tarascon de
famille nîmoise en 1706, mort à Paris en 1767, fut par excellence l’historien
de la ville de Nîmes. Dans son histoire des évêques de Nîmes (1737) puis son Histoire
civile, ecclésiastique littéraire de la ville de Nîmes, parue en sept volumes
de 1750 à 1758, il a cité et analysé un nombre considérable de documents et d’évènements.
Il était membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres.
- Son œuvre, rééditée récemment, est
toujours la référence de l’histoire de Nîmes avant la révolution. Ce n’est pas un
roman mais un outil indispensable pour tous les historiens et passionnés d’histoire
locale.
|
-
- En 1825, on construisit la Maison d'Arrêt, derrière le
tribunal. Ce qui restait des bâtisses de la sénéchaussée autour de la geôle séculaire
est jeté bas. Les travaux de reconstruction se poursuivront
jusqu'au printemps 1827. Cet édifice sera démoli en1975, pour
faire place à la nouvelle aile ouest du tribunal.
-
- - Un nouveau règlement sur le régime
de l’octroi fera l’objet d’une publication détaillée ,18 pages sur les diverses
tarifications figureront dans le registre des délibérations du Conseil
Municipal en date du 7 mai 1825.
- Il est en outre précisé que les
droits de l’octroi seront exigibles dans la circonscription de la ligne d’enceinte
et se feront aux bureaux désignés ci-dessous :
- Pont de Sauve ; aux
égorgeoirs ; au chemin de Montpellier ; à celui de la Bastide ;
à celui de St Gilles ; au pont de la Servie ; au chemin d’Arles ;
à celui de Beaucaire ; à celui d’Avignon ; à celui d’Uzès ; à la
Croix de Fer ; à l’aiguillon de la porte Cancière ; à la Planette.
- Aux vieux égorgeoirs où est
établi la tuerie publique de cochons, il y aura, en outre pour le service de la
perception dans l’intérieur, un bureau central.
- Ils seront ouverts à toute heure
jour et nuit à l’exception du bureau central, qui ne sera ouvert que le jour.
-
- En
1826, la ville sollicitât auprès du
roi Charles X, l'autorisation de reprendre ses anciennes armoiries
octroyées en 1536 par François 1er, et supprimées par la révolution de 1789,
celle-ci ayant aboli les titres de noblesse et l'usage du blason. Elles
furent accordées le 16 décembre 1826.
- Ces
armoiries tirées d'une ancienne médaille de la colonie de Nîmes, frappée sous
l'empire d'Auguste, représentaient un champ de gueules, au
palmier de sinople, au crocodile enchaîné et contourné d'azur,
la chaîne d'or en bande, une couronne de laurier aussi de sinople
attachée à dextre du palmier, avec ces mots d'or abrégés : COL,
à dextre, NEM, à senestre, qui signifient Colonia Nemausensis,
deux palmes de sinople, liées de gueules, accolent l'écu.
-
- - Par décision du ministre de l’intérieur
en date du 13 septembre 1826, des cours gratuit d’accouchement furent établi à
l’Hôpital Général de Nîmes (Hôpital
Ruffi, actuellement Chambre de Commerce), pour l’instruction des élèves
sages-femmes du département.
- Ces cours évolueront, par la
suite on y enseignera, la théorie et la pratique des accouchements, la saignée,
la vaccination, la connaissance des plantes usuelles plus particulièrement
destinées aux femmes enceintes ou en couches.
- Des lits seront réservés afin que les élèves puissent être exercées à la pratique des
accouchements, et qu’elles puissent en juger elles-mêmes toutes les suites ou
les effets.
-
- En 1827, des
pièces à grand spectacle seront données pour la première fois
dans les Arènes. Un corps de ballet, composé de huit hommes et huit femmes
sera constitué l'année suivante, en 1828.
-
- En
1828, des travaux de restauration
furent entrepris à la gendarmerie située au niveau de la Porte
Auguste, c'est l'entrepreneur Louis Estève qui fut chargé des
réparations.
- Vu
l'importance considérable de travaux à réaliser, il
fut un moment question de la changer de place, un projet de
déplacement dans l'immeuble de l'hôtel du Louvre situé à la
Couronne fut envisagé mais il n'aboutira pas.
- C'est
seulement en 1855 que la gendarmerie déménagera pour s'installer
à l'Ouest de la Préfecture.
-
- Le
Crédit Municipal, rue Alexandre Ducros - Photo Archives Municipales.
-
- En 1829,
création, le 24 février, du Mont de Piété de la Ville de Nîmes à la suite d'une
ordonnance royale en date du 6 mars 1828. Il était alors logé dans un bureau
situé place de la Bouquerie. Pendant près d'un siècle, cet établissement
fonctionnera avec les règles établies à sa fondation. Ce n'est qu'en 1918,
qu'intervint une réforme, l'établissement changea de nom et devint le Crédit
Municipal.
- Sous l'ancien régime, l'évêque Cortois de Balore, initia la création du Mont-de-Piété.
Ce n’était pas la première création d’un tel établissement, Mgr Séguier en
avait créé un à la fin du XVIIe siècle, mais cette institution ne lui survit
pas.
- « Un règlement intérieur daté de l'année 1853, nous indique que ses
bureaux sont ouverts au public tous les jours de la semaine, les dimanches et
fêtes exceptés, depuis huit du matin jusqu'à trois heures, du Ier avril au Ier
octobre, et depuis neuf heures du matin jusqu'à trois heures, du Ier octobre au
Ier avril. »
- Le mont de piété sera transféré au 3eme étage d’un corps de bâtiment de
l’Hospice d’Humanité, rue des Innocents, cette dernière sera rebaptisée rue
Gergonne en 1884. Suite à la transformation de ce bâtiment en Lycée de Garçons
(Daudet), le Mont de Piété sera transféré dans l’ancienne maison de la
Providence, rue porte de France, (actuellement parking) les frères de la
doctrine qui l'occupaient ayant été expulsés en1881, suite à la loi Ferry.
- Il déménagera en 1908, dans un local acquis et emménagé, 6 rue Alexandre
Ducros, appelée alors rue Saint-Léonce.
- Actuellement il occupe depuis mai 2000 l'ancien immeuble de la Caisse
d'Epargne, rue Guizot, cette dernière l'ayant libéré quelques années plus tôt,
à l'occasion du réaménagement du quartier suite à la construction
de la coupole des halles.
-
- En 1830,
reconstruction de la façade de l'Hôtel Dieu (Chambre de commerce)
qui donne sur la rue de Montpellier (rue de la République) par
l'architecte Charles Durand. Le mur de clôture original cèdera plus tard la
place à une grille. C'est sur les jardins de l'Hôtel Dieu que sera construite
la clinique St Joseph. Cet ensemble de bâtiments accolé à la porte romaine, dite
de France, se trouve sur l'emplacement des anciens remparts romains.
- La Chambre de Commerce est actuellement installée dans les anciens locaux
de l'hôtel Dieu depuis 1936, précédemment elle était Boulevard Gambetta,
dans la maison natale d'Alphonse Daudet depuis 1912.
-
- - A la nouvelle de la Révolution de juillet (27,28 et 29 juillet 1830),
le drapeau tricolore fut hissé à Nîmes sur les édifices publics le 5 août ;
durant deux jours la Révolution y fut célébrée au milieu de l'allégresse
générale par des farandoles et des banquets.
- « M. Hermann, préfet nommé
par Charles X le 12 novembre 1828, se retira en délégant ses pouvoirs à M.
Chabaud-Latour. C’est par les ordres de celui-ci que le drapeau tricolore fut
arboré. C’est seulement le 15 août que le nouveau Préfet, M. Lacoste, (nommé le
7 août) arrivera à Nîmes. (Lacoste nommé provisoirement jusqu'en octobre, reviendra quelques
mois plus tard »
- Mais ces jours prospère furent de courte durée, après le départ d’un
régiment étranger le 28 août, un rassemblement formé au café de la Bourse se
porta devant l’hôtel de la Mairie, pour obtenir des armes, devant le refus du
Maire ce groupe se rend dans tous les bureaux où l’on distribuait de la poudre,
et s’empare par la force des munitions (mèche, poudre et plomb), le soir
même ils se regroupent devant l’église St Charles où un office avait lieu, des
pierres furent lancées, la devanture de l’édifice fut dégradée. La troupe de
ligne intervient pour protéger enfin l’édifice ainsi que les personnes qui s’y
étaient réfugiées.
- Le lundi
matin 30 août, les manifestants retournent à la Mairie pour demander des armes,
nouveau refus. Dès lors le groupe se répand dans la ville et s’introduit dans
les domiciles des royalistes, les désarment et se regroupent en se choisissant
des chefs. La population civile fuit la ville, les royalistes se regroupent
dans les faubourgs et récupèrent des armes de chasse, l’évêque accompagné de
deux prêtres tente de les calmer et les prie de ne pas engager le combat. Les
événements se précipitent des coups de feu succèdent aux cris sans que l’on
puisse savoir qui a commencé. Des royaliste postés à la porte d’Alès sont
attaqués, on compte plusieurs morts, ils se réfugient sur les hauteurs des
Moulins à vent où ils sont assiégés, mais fort heureusement la troupe de ligne
arrive enfin et s’interpose entre les belligérants. Les jours suivants le calme
se rétablira peu à peu. Un arbre de la liberté sera planté place de la
Bouquerie, (et aussi en 1848). Il n'y a actuellement plus d'arbre de la
liberté sur cette place... à l'occasion de l'an 2000, un arbre sera planté tout
à côté... au square Antonin...
-
- En 1831,
dès le 11 janvier, un arrêté municipal ordonnait la fermeture des cafés, Seguin,
Ripert et Chabalier ainsi que des sociétés royalistes qui y avaient un siège.
Ces trois cafés étaient situés sur le boulevard de l’Esplanade. Les causes de
cette sévère mesure était une rixe qui avait eu lieu dans ces cafés
l’avant-veille, rixe au cours de laquelle un garde national fut, disait-on
insulté par quelques hommes réunis en groupe et essuya un coup de pistolet qui
ne l’atteignit pas. Le 21 du même mois le maire (Marie-Joachim-Isidore de Chastellier) prit un autre arrêté
défendant de parcourir, tant de jour que de nuit, les rues, places et
promenades publiques en travestissement, déguisement ou mascarade, soit en
troupe soit individuellement.
- Le 17 mai, le maire interdisait
dans un arrêté de former des attroupements, de se battre et de se jeter des
pierres sur les promenades, boulevard, sur les places, dans les rues. D’abord
limitées à des enfants, ces rixes que le public connaissait sous le nom de bataille, devinrent le fait des adultes.
On s’injuriait, on se menaçait et on en arrivait finalement à des coups. Ce fut
dans le courant de juillet que se produisit une émeute. Les abords de l’église
St Charles furent le théâtre de rixes graves que l’armée réprima difficilement.
L’autorité se trouvait impuissante, elle prit des mesures de police draconiennes.
Les cercles, cafés ou cabarets seront frappés de fermeture au moindre soupçon. Les
individus ayant une attitude hostile arrêtés. Les chants sur la voie publique
furent interdits.
- Une accalmie viendra en automne, à
l’exemple de la capitale, le tout conforté par des changements opportuns ; le Préfet
(M. Chaper remplacé par M. de Lacoste)
et le général commandant la 9eme division militaire basée à Nîmes (remplacé par le Général Colbert), qui
provoquèrent
un coup de fouet salutaire au bénéfice de l’ordre public.
-
-
- Croix
de mission érigée en 1826 sur la place des Carmes, actuellement
dans l'église St Baudile.
-
- - En mars 1831, sur ordre du Préfet, des ouvriers mineurs de Montpellier
feront sauter la Croix de la place Belle-Croix avec quatre autres situées,
place de la Madeleine, place des Carmes, l'Esplanade et à l'église St Charles.
Ces croix furent érigées de 1824 à 1826, par l'évêque Petit Benoît de
Chaffoy.
- Une première croix sur la place Belle-Croix existait déjà au
XVIe siècle, elle fut détruite en 1561 et rétablie entre 1633 et 1670 par
l'évêque Anthime Cohon. Lors de la révolution toutes les croix situées sur
le domaine public furent supprimées.
- Lorsque l'ordre d'abattre les Croix fut connu dans la ville, les
catholiques s'émurent, et, d'après le récit du curé de la paroisse St
Baudile, Benoît Mathon, des groupes se formèrent autour de la Croix de la place
des Carmes, et se succédèrent pendant plusieurs semaines. Les autres croix
avaient été démolies le 13 mars 1831, mais celle de St Baudile gardée par la
foule, ne put être abattue. La place des Carmes fut cernée le 14 mars par un
régiment de Cavalerie, des coups de feu partirent, il y eut un mort et deux
blessés grave. Après son démontage la Croix fut récupérée et placée dans la
chapelle du Saint-Sacrement de l'église paroissiale. Actuellement elle se
trouve dans la nouvelle église de St Baudile, accrochée au mur à droite de
l'entrée. La croix de mission de l’Esplanade avait subi le même sort l’année
précédente.
-
-
- Ecole
Normale d'Institutrice - Carte postale, collection privée.
-
- -
Grâce au Conseil général du Gard, une Ecole Normale primaire sera établie à
Nîmes. Elle allait ainsi pouvoir s'installer de façon définitive, deux ans
avant la loi Guizot, qui obligera les départements à mettre en place ce type
d'établissement.
- Au
début dix élèves maîtres internes seront admis gratuitement chaque années, une
subvention mensuelle de 30 frs pouvait être allouée aux externes qui
s'engageraient à suivre les cours pendant au moins six mois.
- En
1856 l' Ecole Normale
Primaire est située rue de Sauve.
- Liste
du personnel :
- - M. Frétille, directeur,
professeur de grammaire, d’histoire, de géographie, de calcul, rue de Sauve.
- - Fournier, économe et
maître adjoint. - Abbé Azaïs, aumônier
catholique et le pasteur Cazaux, aumônier protestant, chargés de l’enseignement
religieux. - Boyer, maître adjoint. - Guibal, directeur de
l’école annexe. - Raizon fils, médecin.
- Commission de surveillance
établie près l’école normale.
- - MM. L’abbé Privat,
président. - Guibert, inspecteur
primaire. - De Trinquelage-Dions,
Charles. - Fontanès, pasteur. - De Rouville, juge au
tribunal civil.
- Par la suite une école
normale laïque de Garçons sera crée en 1869 (rue Vincent Faïta, actuellement
IUFM) , quand aux filles il faudra
attendre 1883 pour qu’elles puissent elles aussi bénéficier d’une école Normale
(rue Meynier-de-Salinelles, actuellement restaurant universitaire,
" le Resto U").
-
- En 1832, après
l'installation de la nouvelle municipalité le 30 décembre 1831,
une ordonnance royale du 19 janvier nommait maire, Ferdinand
Girard, et adjoints, MM. Blachier aîné, Havart fils et Montagnon.
- Cette
administration municipale gèrera la ville jusqu'aux graves évènements
de février 1848, date où elle sera remplacée par l'équipe
municipale qui aura pour maire Emile Causse.
-
- -
le
22 février, les frères Talabot sont autorisés à réaliser la
ligne de chemin de fer, Alès, Nîmes, Beaucaire.
- Aigues-Mortes
réclamait, elle aussi, un débouché sur le réseau de chemin de
fer, pour cela elle devra attendre l'année 1873.
-
-
- La
Tourmagne avec son télégraphe
-
- -
En 1832, la Tourmagne sera convertie en relais télégraphique
de Chappe, c’est le 25 avril qu’une des premières dépêches y
transitera.
- Comme dans les autres départements son passage dans le Gard était l’objet de
plusieurs tours ou points de réémissions tels que : Villeneuve les Avignon, les
Angles, la Bégude de Saze (les Issarts), Estézargues, Ledenon, Courbessac,
la
Tour Magne à Nîmes (ville desservie), Puech, Bernis, Gallargues le Montueux,
puis vers l’Hérault : Lunel Viel etc... Nîmes
était un embranchement de la ligne, Toulon, Bayonne.
- Par
temps favorable, les nouvelles mettaient 2 heures pour parvenir
de Paris. Elles transitaient par Avignon.
- Le
Conseil Municipal prend la décision en 1851 de remplacer
le télégraphe optique par une ligne télégraphique électrique,
passant par Montpellier, Nîmes, Avignon, Beaucaire et Arles.
- Le
20 mars 1853, le service de télégraphe électrique rentrera en
fonction et le 31 mars 1853, Monsieur l’inspecteur du
télégraphe
(Chappe) de la ligne de Toulon dépose en mairie les clefs avec une note
renfermant tous les objets qui y sont déposés.
-
- -
Création du cadastre de Nîmes, on comptait alors six cent quatorze
mazets, il y en aura plus de 4000 en 1930.
-
La municipalité préparant un projet de vente de parcelles
de garrigues municipale à des particuliers. Il n'aboutira pas.
- Par
la suite en 1852 l'administration des eaux et forêts réalisera un bornage contradictoire
avec les propriétaires limitrophes aux garrigues. Sa surface était à l'époque
de 1686 hectares. C'est en 1877 que la ville cèdera 1800 hectares
de garrigues à l'armée pour une durée de 99 ans. Auparavant
le terrain des manoeuvres militaires se situait au sud de la
ville, dans le quartier
de la rue du Champ-de-Mars.
-
- -
La sècheresse estivale amena de graves problèmes à la population
et à l'industrie. Les lavoirs publics étant nauséabonds, la
propreté, la salubrité de la ville, la santé des habitants couraient
les plus grands dangers ; l'industrie de la teinture, avec ses
besoins en eau pour ses bassins, était ruinée.
- La
municipalité mit en concours le meilleur moyen d'amener avec
une somme de 20000 frs pour couvrir les frais de ce concours.
-
Divers projets virent jour, la plupart fondés sur l'emploi de
machines à vapeur, un seul projet envisageait la dérivation
des eaux du Gardon, en face Ners, pour les conduire à Nîmes
par une galerie souterraine de 13 kilomètres de longueur. Par
la suite pour diverses raisons ces projets n'aboutirent pas.
-
- -
Des désordres publics liés à cette période politiquement trouble
viendront perturber la vie sociale. Dans la journée du 14 août
plusieurs disputes s'engagèrent sur divers points de la ville,
des groupes se formèrent particulièrement sur le soir. Des personnes surexcitées
et armées étaient prêtes à tout. Effrayé un certain Valladier
tirait de sa fenêtre un coup de fusil en l'air.
- Le
15 au matin, une bataille à coup de pierre s'engagea à la Placette
et à deux heures se continuait du côté de la Bourgade. Des forces
de l'ordre placées autour de ce quartier permirent de rétablir
provisoirement le calme. Un peu plus tard, du côté de la Bouquerie une confrontation
dégénéra en bataille rangée, les gendarmes reçurent
l'ordre de dégager la voie publique. L'infanterie de son côté
chargea publiquement ses armes, cette démonstration énergique
suffit à calmer les esprits. Mais, si tout rentra dans l'ordre,
la haine et les ferments de discorde se réservaient pour l'avenir.
-
- En 1833, les deux cimetières du chemin d'Uzès, au bas du
Mont Duplan et du Cadereau, rue du Mail, furent remplacés par le cimetière
unique Saint Baudile, au chemin d'Avignon, qui fut livré au service public en
1836. Le cimetière juif de la rue du Mail sera abandonné et transféré route de
St Gilles.
- Vu
l'éloignement du cimetière, c'est à partir de cette époque que l'usage du
transport des dépouilles mortelles portés à bras d'hommes fut remplacé par
l'utilisation d'un corbillard tractée par des chevaux caparaçonnés.
-
- - Le 12 janvier 1833, les statuts de la caisse d'Epargne de
Nîmes furent déposés
à la suite d'une réunion des souscripteurs, les premières opérations furent
effectués le 14 avril 1833, elle avait été autorisée 4 ans plus tôt le 6 mars
1828.
- En 1837, pour la première fois, des livrets de Caisse d'Epargne avec
première mise, seront donnés par le roi Louis-Philippe, aux enfants d'ouvriers
qui se distinguaient dans les écoles qu'ils fréquentaient.
- Les locaux de la Caisse d’Epargne sont placés dans les bâtiments de
l’Hôtel de Ville, les bureaux sont ouverts, pour les versements et
remboursements, tous les dimanches, de 11 heures du matin à 2 heures de l’après
midi.
- Le 15 juillet 1882 pose de la première pierre de l'immeuble,
8 rue Guizot, Félicien Allard en sera l'architecte. Sa construction sera menée de pair avec le chantier voisin des
Halles centrales.
- Par la suite en 1982, cet établissement s'agrandira en enjambant la
rue Nationale, grâce à une construction en dur il occupera aussi l’immeuble
situé côté Nord de la rue de l’Agau.
- Moins de 10 ans plus tard suite à la construction de la Coupole des
halles ce lien sera démoli. A partir de cette époque la Caisse d’épargne
n’occupera plus que l’immeuble côté Nord. Plus tard (mai 2000) le Crédit Municipal prendra
possession de l’ancien bâtiment de la Caisse d’Epargne datant des années
1882/84.
-
- -
Suite à la loi Guizot du 28 juin 1833, création de l'école communale de la rue
de la Calade. En 1881, agrandissement par l'acquisition d'immeubles
riverains, pour créer l'école Pratique de Nîmes qui demeura place de la
Calade, jusqu'à l'année scolaire 1935-36, ensuite elle déménagera rue Dhuoda,
l'immeuble de la Calade deviendra « Foyer communal ».
- Après l'incendie du Grand Théâtre en 1952, le foyer
sera aménagé en Théâtre Municipal.
-
-
- Façade
du Palais de justice, vue de l'esplanade - Carte Postale
ancienne collection privée.
-
- En 1835, l'ancien Palais de Justice fut démoli pour faire
place au Palais actuel réalisé d'après les plans de l'architecte Gaston Bourdon, il sera terminé en 1846.
- Un devis du 14 septembre 1835 indique l'origine des matériaux qui servirent à la
construction. De nombreuses pierres, des sculptures et des
fragments entiers du Palais de l’Empire un instant désassemblé, reprendront leur
place aux murs et aux voûtes du futur Palais, en des lignes presque
inchangées. Pour les matériaux bruts, ils seront tous pris dans les environs de Nîmes. Le sol nîmois
ayant fourni la substance de l'édifice, ce fut encore à des artistes nîmois que
l'architecte en demanda la décoration. Numa Boucoiran, directeur de l'école de
dessin de Nîmes, pour la peinture, Paul Colin, professeur d'ornement à cette
même école, pour la sculpture, furent chargés d'orner les salles d'audience, les
tympans et les frontons.
-
- -
Epidémie de Choléra à Nîmes au mois d'août, 17 morts en une seule journée et
212 décès au total, du département, Vallabrègues fut la commune la plus touchée,
sur 1512 habitants, 36 décès cholériques.
- Les habitants buvant de l'eau
contaminée, par mesure d'hygiène ont débarrassa la crypte de l'ancienne église
St Paul, « elle avait ses caveaux encore pleins de cadavres »,
d'autres mesures furent prise, les déjections et les fumiers répandus dans la
ville semaient les germes infectieux, les cimetières et les égorgeoirs d'animaux
étaient mêlés aux habitations.
-
-
- Eglise
Saint-Paul en 1900 - Collection Gérard Taillefer
-
- - La même
année, on mit au concours la construction de l’église
Saint-Paul en remplacement d'une église du XVIIe, c'est
l'architecte Charles Questel qui fut choisit. Les portes extérieures
et intérieures sont ornées de pentures en fer forgé
et ciselé venant des ateliers de M. Boulanger
de Paris, les autres serrureries et grilles d'un ajustement assez
remarquable ont été exécutées à
Nîmes par M. Martin Nicolas ; les vitraux sont de Maréchal
; les mosaïques sont l'œuvre des frères Mora, enfin les
quatorze bas-reliefs représentant le chemin de croix sont dûs
au ciseau du sculpteur nîmois, M. Auguste Bosc. M. Henri
Durand, aujourd'hui architecte devenu plus tard architecte
départemental, a été l'architecte inspecteur
des divers travaux ; ceux de la maçonnerie, commencée
en 1841, ont été exécutés en grande
partie par MM; Auphan et Arnavieille, entrepreneurs.
- Pendant les travaux un maçon,
Berthézène, et le frère de l'entrepreneur
(Arnavieille) ont perdu la vie suite à des chutes
accidentelles. L'entrepreneur lui-même après une chute
de 15 mètres est miraculeusement indemne.
-
Sur une plaque de marbre, placée
dans l'intérieur de l'Eglise près de la porte sont
gravés les noms de tous les artistes qui ont contribué
à l'érection et à la décoration de ce
monument. Les portraits même, de la plupart d'entre-eux, ont
été peints par M. Flandrin, qui a donné aux
saints qui composent la série du côté gauche en
entrant les traits de ses collaborateurs, tout d'abord Questel, puis
Roussel, un ami de Flandrin chez qui il logeait à Nîmes
; ensuite un frère de l'entrepreneur Arnavielle mort en
tombant de la toiture de Saint-Paul ; Bernard Hoën, menuisier ;
Feuchères, architecte ; Balze, collaborateur du peintre ;
Colin sculpteur ; Durand, architecte chargé de surveiller les
travaux ; Paul Flandrin, frère de l'architecte ; Hippolyte
Flandrin lui-même ; Lamotte, son élève, et enfin
Denuelle, auteur des peintures d'ornement.
-
Un dessin à la mine de plomb,
plume et aquarelle, nous montre Flandrin, en cape et capuchon –
son accoutrement de peintre d'église -, réalisant dans
la froidure la peinture du Christ de l'abside centrale, à la
lumière des lampes, perché sur son escabeau. Delaborde
nous rapporte à ce sujet un rite secret accompli par le
peintre : « Il inscrivait dans l'épaisseur d'un
pli de la draperie du Christ et à la hauteur du coeur, les
noms de son père, de sa mère, de sa soeur et de ses
frères, de sa femme et de ses enfants, de tous ceux qu'il
avait perdus ou que dieu lui avait laissés, et tous ceux
qu'il aimait ».
-
Le gros œuvre fut terminé en 1845,
l'orgue fut construite en 1848
par Cavaillé-Coll et sa consécration eut lieu le 14
novembre 1849. Ce jour là, l'architecte présente les
clés de l'édifice au maire Philippe Eyssette, sur un
plat d'argent, le premier magistrat de la cité offrit à
son tour les clefs à l'évêque, Mgr
Jean-François-Marie Cart. Le 24 novembre de la même
année, l'ancienne église des Récollets fut
vendue et démolie.
- Le 20 novembre 1877, le conseil Municipal votera
une somme de 20 000 frs pour l'établissement d'une grille
autour de ce monument.
-
- Contrairement
à la construction des édifices religieux qui eux se concrétisaient,
le projet d'amener l'eau à Nîmes hantait tous les esprit, mais
n'aboutissait pas. Les nîmois ne manquaient pas d'eau bénite,
mais il leur restera encore plusieurs décennies à attendre
pour avoir de l'eau potable à volonté.
-
- En
1836, suite à la démolition du moulin du petit St Jean,
ouverture de la rue Colbert sur le boulevard des Calquières,
(Amiral Courbet). L'hôtel du petit Jean, célèbre grâce
à un récit de Mistral, sera construit
à l'angle du Boulevard et de la rue Colbert, il sera lui même
démoli en 1920.
-
-
- Hôtel
de Ville de Nîmes - Carte postale ancienne, collection privée.
-
- - Agrandissement
de l'Hôtel de Ville en 1836, 5 fenêtres seront
rajoutées à la façade qui datait de l'an 1700,
elle fera alors 45 mètres, comportera 9 portiques au
rez-de-chaussée, et neuf fenêtres au premier et au
deuxième étage.
-
Le rez-de-chaussée devait contenir :
l'état-civil, les bureaux de logements militaires, la police,
le corps de garde et les pompes à incendie. Au premier étage,
devaient se trouver, le conseil municipal, le Tribunal de Commerce,
le cabinet du maire et des adjoints et au deuxième étage,
les salles de justice de paix, les archives, les salles des
prud'hommes.
- « Cet immeuble avait
été acquis par les Consuls de Nîmes le 1er août
1700, c'était la vieille maison de la Trésorerie du
roi. Dès le 20 août, Davillier architecte du roi à
Montprellier et Jacques Cubissol, architecte à Nîmes
soumettaient au Conseil leur devis pour « faire ledit
Hôtel-de-Ville et le rendre plus commode et logeable »
; le 31 octobre Cubissol était reçu adjudicataire et,
le 24 décembre de la même année, était
signé le bail à prix fait pour l'exécution.
- Dans
ce ce document il est dit que
« le bâtiment appelé ci-devant la Maison du
Roi qui a servi de Bureau à la trésorerie... est
presque tellement dépéri par la succession du temps,
par la mauvaise disposition et par plusieurs réparations mal
entendues qu'il est impossible en l'état oû il est, d'y
trouver les pièces nécessaire pour l'utilité et
bienséance d'une maison de ville ».
- Pour limiter les frais on décida,
« conservant le meilleur » de ne reprendre à
pied d'œuvre que la partie centrale et, pour le surplus, de
raccorder tant bien que mal le vieux avec le neuf. On démolit
donc « la vieille façade depuis l'angle du gros
pavillon de la trésorerie », sur une longueur de
10 à 11 toises (1 toise = 1m95 environ) et sur toute la
profondeur; Sur cet arasement devaient être érigés
les murs de face et de refend « en pierre rassière
bien alignée », tous les chaînages et
encadrements en pierre de taille de Beaucaire. Chaque extrémité
de la façade devait comporter un chaînage du même
matériau, en « observant surtout l'égalité
des bossages ».
- Le plus grand soin était
apporté au grand escalier « pour monter en trois
rampes du rez-de-chaussée au premier étage ».
- La première tranche des
travaux fut réceptionnée le 30 août 1702. Les
travaux n'étaient pas encore terminés en 1715, ils se
sont poursuivis constamment depuis lors, pour tenter d'adapter aux
mieux constructions anciennes et récentes. »
-
- En
1837, Talabot dépose deux projets d'adduction d'eau,
dont un qui consistait à élever les eaux à Comps au moyen de machines à
vapeur pour les conduire à Nîmes avec un aqueduc construit à neuf.
Ce projet n'aboutira pas, la ville devra attendre le projet
Dumont de
1872 pour ne plus avoir de pénuries en d'eau potable l'été.
-
- -
C'est le 1er février que s'ouvrit, l'école de Fabrication de
la Calade. (emplacement actuel du Théâtre municipal)
Les cours de fabrication étaient donnés par M. Rigollet,
la classe de dessin de la fabrique était confiée à M. Flaissier
et l'on plaçait à la tête de l'Ecole de musique élémentaire
et de chant choral, M. Grimal, et bien sur le bâtiment continuait
à abriter une école primaire.
-
- En
1838, le mardi 24 juillet, Chateaubriand passa quelques
heures dans notre ville, il rendit visite à Jean Reboul, le poète boulanger,
cette entrevue nous value cette anecdote savoureuse : « Je l'ai trouvé,
dit-il, dans sa boulangerie, je me suis adressé à lui sans savoir à qui je
parlais, ne le distinguant pas de ses compagnons de Cérès : il a pris mon nom
et m'a dit qu'il allait voir si la personne que je demandais était chez elle.
Il est revenu bientôt après et il s'est fait connaître. Il m'a mené dans son
magasin ; nous avons circulé dans un labyrinthe de sacs de farines et nous
sommes grimpés sur une espèce d'échelle dans un petit réduit comme dans chambre
d'un moulin à vent. Là nous nous sommes assis et nous avons causé. J'étais
heureux comme dans mon grenier à Londres et plus heureux que dans mon fauteuil
de ministre à Paris. »
-
- -
Premiers travaux d'installation de l'éclairage au gaz. 7000
mètres de tuyaux seront posés. le 1er novembre, les boulevards, les rues,
Régale, Trésorerie, des Marchands, de la Couronne, des Fourbisseurs,
Saint Antoine, de l'Aspic, de la Madeleine, des Lombards, Saint
Castor, de la Curaterie, les places de l'Hôtel de Ville, de
la Salamandre et du Marché allaient être éclairées au gaz. On
accourait pour voir les cafés Peloux, Sant et Seguin qui les
premiers avaient aussi adopté ce mode d'éclairage. Il venait
en remplacement des lampes à huile qui continuaient à éclairer
le reste de la ville, en attendant leurs changements prochains.
- En
1851 l'éclairage public comportera 532 lanternes, il est intéressant
de comparer ce chiffre avec le nombre de réverbères qui
existaient à Nîmes avant la révolution en 1780, soit 60 réverbères
formant quatre vingt dix becs.
- La
Cie de l'Union des Gaz, Sté Anonymes dont le siège était parisien,
assurait l'éclairage de la ville. Le Corps des Allumeurs comprenait
23 hommes, plus 3 au corps de garde du Plan de l'Aspic. L'Usine
employait 30 chauffeurs de chaudières et 50 hommes de peine
à la tâche.
- Cet
éclairage fut remplacé, avantageusement dans les artères par
l'électricité. L'usine installée Bd du Viaduc (actuel Bd Talabot)
fut créée en 1891.. Le théâtre en bénéficia le premier, tant
on redoutait les incendies, puis la Fée lumière éclaira d'abord
divers cafés, Cercles, et, progressivement, les particuliers.
-
- En 1839, le
canal de l'Agau fut couvert depuis la place du Château
jusqu'à la rue des Lombards, et en 1871 suite aux travaux de
dégagement de la porte Auguste, la rue de l'Agau débouchera sur la place
des Carmes. En 1876, le canal sera couvert jusqu'au square Antonin,
ce sera enfin, d'un bout à l'autre, la rue de l'Agau. C'est
seulement à la fin du XIXe siècle qu'elle prendra pour nom rue
Nationale.
-
- -
Un ensemble d'échoppes situées entre la gendarmerie (sur
la porte Auguste) et le Grand Temple, sera démoli pour laisser
place à un immeuble ayant au rez-de-chaussée dix portiques.
Tout le côté nord de cet immeuble sera amputé à l'ouverture de la
rue Nationale en 1871. Un passage commercial sera créé à cette
occasion, par son propriétaire M. Guérin. Le Grand Temple
sera restauré en 1843, c'était au XVIIIe siècle l'église du
couvent des frères Prêcheurs.
- Lors
de fouilles réalisés en 1848, on s'aperçu que le tuyau de gaz
installé en 1838, traversait les fouilles de la porte
Auguste sur toute sa longueur. Le directeur de l'usine à gaz
est prié de déplacer sont tuyau dans le plus bref délai.
-
- -
Inauguration de la ligne de chemin de fer de
Beaucaire à Nîmes, le 14 juillet, jour de la foire de Beaucaire. L'ouverture
de la seconde section (Nîmes Alès) n'eut lieu qu'au mois d'août 1840.
Elle avait été retardée par une série de crues du Gardon, qui avaient empêché
l'achèvement du principal ouvrage de cette section, le pont de Ners, et faillit
même l'emporter pendant l'hiver. Enfin la section d'Alès à la Grand’Combe fut
livrée à la circulation en 1841.
-
- -
A la session de mai, le Conseil municipal décida qu'il cèderait
aux dames de l'Hôtel-Dieu, communauté de St Joseph, tout le terrain compris entre le mur
de leur jardin et l'alignement de la place des Arènes pour y
établir un bâtiment d'auberge. Il deviendra plus tard l'hôtel
de l'Univers. Cet hôtel démoli à ce jour (2005), laisse
la place à un projet immobilier (îlot grill) qui tarde à se concrétiser.
-
-
- Ancien
établissement de l'Assomption, actuel collège Feuchères - Carte
Postale ancienne, collection privée.
-
- En
1839, création de l'établissement d'éducation
de l'Assomption (actuellement Collège Feuchères), par
l'abbé Vermot, prêtre de Besançon. L'année suivante, il sera
repris par le père d'Alzon.
- Il
est situé sur l'Avenue Feuchères, et occupe l'emplacement
de l'ancienne église des St Jean de Jérusalem, cette église
avait appartenu aux Templiers. Elle passa vers 1312 à l'ordre
de St Jean, suite à l'abolition de l'ordre.
- Toutes
les constructions furent détruites par les protestants entre 1621
et 1629.
Les matériaux furent employés au renforcement des fortifications
par la construction de bastions, "l'enceinte de Rohan".
Cette enceinte sera démolie de 1629 à 1633.
- Le
7 décembre 1880, les vingt religieux de l'Assomption furent
chassés de Nîmes et de France, suite au décret du 29 mars,
ils se réfugièrent en Espagne.
L'exécution du décret avait été retardée par l'immense popularité
du père d'Alzon, son décès survenu le 21 novembre permit son
application.
- L'établissement
de l'Assomption renaîtra de ses cendres, actuellement il est,
dans d'autres locaux, le fleuron de l'enseignement privé gardois,
quand aux anciens bâtiments ils abritent le collège Feuchères,
laïque et public.
-
- -
Exploration de la source de la Fontaine par le capitaine Bernard,
elle révèlera un aven situé tout à côté du bassin de la source, il reçoit les
eaux de la montagne.
- Plus
près de nous, une tentative sera faite par le CAMA d'Alès, en 1956, elle ne
donna aucun résultat. L'année suivante sous l'impulsion de l'entente sportive nîmoise,
une exploration rationnelle sera tentée avec des hommes-grenouilles. Ces
recherches donneront enfin des résultats très intéressants ainsi que des
indications précieuses pour les explorations futures. C'est au cours de ces
recherches que les plongeurs Alexandre, Journet et Poudevigne ramenèrent le
buste de Napoléon III, qui avait été précipité dans le creux de la Fontaine en
1870.
- Par
la suite la série d'explorations "Némausa" permit d'apporter
des précisions sur l'origine du bassin d'alimentation de la Fontaine et tordre
le cou à la légende colportée depuis le XVIe siècle sur des théories de Poldo
d'Albenas qui prétendait que la fontaine était une résurgence du Gardon. L'eau
vient des garrigues, et en particulier du Bassin des Lauzières...
-
- -
La compagnie des Sapeurs Pompiers, dont le nombre trop restreint, n'avait
pu faire face aux nombreux incendies qui, l'année précédente,
avaient éclaté dans la ville, fut portée à 60 hommes.
- En
1853 le Corps se compose de deux compagnies de 70 hommes chacune
y compris les officiers. Il manœuvre 4 pompes ; chaque compagnie
comporte un capitaine et deux lieutenants nommés ainsi que le
chef du corps et le chirurgien, par décret de l'Empereur.
- Les
sous-officiers sont nommés par le maire sous l'approbation du
Préfet et sur le rapport du capitaine-commandant.
-
- En
1840, le 1er novembre, à la suite de pluies torrentielles,
le Rhône, subissant une crue extraordinaire, rompait ses digues
et submergeait la plaine de Beaucaire. La Camargue disparaissait
sous une nappe d'eau en furie. A la suite de ce désastre, il
fut décidé de reconstruire des digues pour la protéger.
-
- La
Casernette - Carte postale ancienne, collection privée.
-
- En 1842, construction de la caserne des Passagers (rue
de la Casernette), à l'usage des troupes de passage à Nîmes
etr mise en
service en octobre 1843, elle permet de décharger la population de l’obligation
légale du logement des militaires en marche.
- Cet établissement, à la charge exclusive de la ville, se compose d’un
vaste bâtiment pouvant contenir 600 hommes.
- Elle sera désaffectée et vendue après la guerre de 1914-1918.
-
- -
Mise en chantier de la ligne de chemin de fer de Nîmes à Montpellier,
avec la pose de la première pierre du viaduc, le 31 octobre.
Nos édiles voulurent faire grand
et ménager à la ville une belle entrée ; on fit tout un plan d'avenues et de
voies de dégagements, dans lequel des modifications importantes furent apportées
à l'Esplanade. On l'abaissa et elle fut entourée d'arbres, d'une
balustrade, de trottoirs, de becs de gaz. Le 11 novembre 1842 l'avenue de la
gare fut baptisée "Feuchères" du nom du baron
Adrien Victor Feuchères.
-
-
- Cour
intérieure de Fort Vauban - Photo Musée du Vieux Nîmes.
-
- -
Le 20 janvier 1842, on installait les frères des Écoles chrétiennes, en
remplacement des gardiens dans la maison centrale de détention.
- Le samedi 11 octobre 1845, un crime
horrible fut commis. Un détenu s'empara en cachette d'un tire-point, puis
frappa mortellement un frère en pleine poitrine. Le détenu fut jugé en cour
d'assises le 27 novembre 1845. Condamné à mort le meurtrier ne subit sa peine
que l'année suivante. Il avait dix-neuf ans. Quelque temps après ce crime
affreux, les frères furent retirés de la Centrale.
- « La
Centrale occupait depuis 1820 l'ancien fort (Fort Vauban). C'est
en juin 1991 qu'interviendra sa
fermeture définitive, la ville de Nîmes
rachète alors l'ensemble des bâtiments pour créer une faculté de Lettres.
Les travaux d'aménagements seront réalisés par
l'architecte Andrea Bruno. Le 11 octobre
1995 le
nouveau centre universitaire sera inauguré sur le site du fort Vauban. »
-
- En 1843,
le 20 décembre, les Carmélites s'établissent à
Nîmes, sous la conduite de sa prieure, la Révérande
Mère Marie-Elisabeth-de-la-Croix, elles seront provisoirement
reçues par le père d’Alzon dans une maison de la rue
de la Servie. Les Carmélites passèrent près de
cinq ans dans cet établissement.
-
La mère Elisabeth put enfin se procurer, à
l’extrémité du chemin d’Avignon (situé à
l'angle de l'actuelle rue Pierre Semard et de la rue Ernest Daudet),
un vaste local d’une ancienne fabrique de foulards ayant appartenu
au père d'Alphonse Daudet, les sœurs déménageront
en juillet 1848 après aménagement des locaux.
-
En mars 1850 des travaux de construction d’une
vaste chapelle commencèrent, ils seront terminés en
décembre 1851, Avant que la table de marbre du maître-autel
fut scéllée, la Mère Elisabeth fit introduire
dans la cavité une caisse en plomb contenant une statue en
cire de la sainte Vierge, une de saint Joseph, une autre de sainte
Thérèse, avec une prière à la sainte
Famille, signée de toutes les sœurs. La bénédiction
de la chapelle et du cœur des religieuses fut faite, le 10 janvier
1852, par Mgr Cart, en présence de M. d’Alzon et d’un
certain nombre de prêtres. Au mois de février suivant,
le Chemin de Croix fut inauguré
-
Le 25 octobre 1865, Mgr Plantier consacrera
l’église du monastère, à cette occasion
l’autel recevra les reliques de St Félix, de saint
Célestin, de sainte Valentine et de sainte Artimidora.
-
Le sanctuaire est l'oeuvre de l'architecte
Jacques François Chapot, il sera détruit par les
bombardements de 1944. Sur son emplacement se dresse aujourd'hui un
ensemble d'immeubles modernes.
-
- -
La Tourmagne menace ruine, Questel construit la colonne qui
supporte la voûte et un escalier en spirale de 140 marches qui
permet d'en atteindre
le sommet.
-
-
- Le
Castellum, rue de la Lampèze - Carte Postale ancienne - Collection
privée.
-
- En 1844, des travaux exécutés rue de la Lampèze, amenèrent la
découverte de l'ancien Château d'eau de l'époque romaine, le « Castellum » Il est
l’aboutissement de l’aqueduc romain qui passe par le pont du Gard. Etant situé
sur la propriété de M. Carbonnel, ce n'est qu'en 1852 que
le Conseil Municipal décida d'acheter l'emplacement de ces
vestiges.
-
-
- Le
Pensionnat Evangélique, 1 rue de Sauve - Carte postale collection
Ecole Marie Durand.
-
- En 1844, création d'un pensionnat
pour demoiselles chez un pasteur Méthodiste et son épouse, M. et Mme Galienne,
cet appartement était situé rue quai de la Fontaine (actuellement rue Pasteur). Au début, les pensionnaires recevaient
un enseignement dans la maison même, jusqu’au brevet élémentaire. En 1847, les
locaux devenant trop exigus, ils louent un bâtiment plus important au 29 de la
rue Grétry, aujourd’hui le 1 de la rue de Sauve. En 1861 un groupe de Pasteurs
acquit l’immeuble, c’est à partir de ce moment que l’établissement pris le nom
de Pensionnat Evangélique.
- En 1939, les
pensionnaires sont disséminées dans les établissements nîmois et l'école est
réduite à un jardin d'enfants. En 1943, c’est la guerre, des enfants juifs, des
résistants sont hébergés dans l'école. Après un bombardement, les soeurs
franciscaines dont la clinique a été réduite, trouvent refuge dans l'école. Le
deuxième étage est transformé en chapelle catholique où le père supérieur vient
célébrer la messe. Cohabitation fraternelle et enrichissante. En 1944, à la libération, des combattants du maquis sont
hébergés dans l'école Marie Durand située 1 rue de Sauve. Il y a une croissance
de l'établissement. L'école empiète sur les salles d'études réservées au
pensionnat.
-
-
- La
Gare de Nîmes, avant le Tramways - Carte postale ancienne collection
Philippe Ritter.
-
- - Le
mardi 30 avril 1844 la ligne de chemin de fer Nîmes Montpellier,
sera parcourue pour la première fois par une locomotive qui
avait pour passager, MM. Didion, Vinard, Talabot et Gonnaud,
le trajet de retour dura une heure vingt-huit minutes. Il faudra
attendre le 9 janvier de l'année suivante pour que son trafic
commercial débute, l'adjudication de l'exploitation n'étant
pas encore donnée.
-
- -
Le 20 mai, on mit au concours la construction d'une fontaine
monumentale au milieu de l'Esplanade.
- L'architecte
Questel fut
chargé de son exécution. Il fallait qu'elle fut l'oeuvre du sculpteur le plus en renom de l'époque,
ce fut Pradier qui fut choisit. Il arriva à Nîmes
en 1846, époque à laquelle il installa son atelier sous un des arceaux du
Viaduc et ce n'est que dans le
courant de l'année 1850 qu'elle fut terminée. Le 1er juin 1851
avait lieu, enfin, l'inauguration solennelle du monument.
- L'implacable
chronologie des évènements à venir nous montre la légèreté des administrateurs
nîmois, qui épuisent les finances en construisant une
fontaine monumentale. La source de Némausa ne fournissant pas
en été suffisamment d'eau pour les besoins courants, même pas
pour laver le linge et les puits fournissant de l'eau polluée,
génératrice d'épidémies, la priorité aurait du aller vers l'étude
et la réalisation d'un système capable d'approvisionner, en
toutes saisons, la ville en eau potable !
-
-
- La
place du Marché - Photo ancienne, collection privée
-
- En 1845, la rue de la Monnaie, jadis cul-de-sac, fut ouverte
jusqu'au boulevard Victor Hugo actuel. L’année suivante les arceaux du marché
couvert de la place du Marché furent démolis.
-
- -
Adolphe Pieyre, dans son Histoire de la Ville de Nîmes,
nous fait un petit inventaire de l'industrie textile à Nîmes.
La ville comptait en fabriques : 45 de châles, 21 de ganteries,
25 de bonneteries, 5 d'étoffes, 5 de galons, 2 de lacets, 6
de bourrettes, 11 de foulards, 4 de tapis, 3 de frisons, 3 d'impression
sur étoffes et teintures, 4 de bretelles, 5 manufactures de
soie à coudre, 6 filatures de soie et 2 établissements pour
le lavage des laines. Cette industrie employait au total 16000
ouvriers.
-
- -
Suite à un projet d'emmener les eaux du Gardon à Nîmes, une
reconnaissance des restes de l'ancien aqueduc romain sera réalisée. Le
projet consistait à prélever les eaux au niveau du Pont du Gard par pompage,
ensuite grâce à la restauration de l'ancien aqueduc alimenter un nouveau
réservoir qui serait construit au niveau du Castellum. Fort
heureusement, la révolution de 1848 empêcha ce singulier projet d'aboutir, coûteux
pour les finances publiques et dommageable pour le Pont Romain, qui aurait
alors été forcé de cohabiter avec une énorme usine « avec des tuyaux partout ».
-
- En
1846, le Conseil Municipal décide de border les rues de
trottoirs. Suite à la loi du 7 juin 1845, cette décision est
déclarée d'utilité publique, les propriétaires des maisons devront
financer la moitié des travaux. La largeur des trottoirs variera
de 1,25 à 5 mètres suivant la largeur de la rue. Ils seront
réalisés en asphalte ou en petits pavés de pierre dure.
- Cette
mesure ne pourra pas s'appliquer dans les rues étroites du centre
ville.
-
- -
Autre mesure d'aménagement urbain, création du square de la
Mandragore. Après 1883, on construira sur cet emplacement un local provisoire pour abriter des oeuvres
d'art venues de l'ancien Palais des Arts, transformé en lycée de garçons. Ce local, d'un goût douteux, sera remplacé en 1907 par
l'actuel Musée des Beaux-Arts, réalisation de l'architecte nîmois Max
Raphel.
-
- -
Dans son Histoire de la ville de Nîmes de 1830 à 1885, l'historien
Adolphe Pieyre nous donne un petit aperçu de l'industrie locale
: 45 fabriques de châles, 21 fabriques de ganterie de soie,
25 fabriques de bonneterie de soie, 5 fabriques d'étoffes unies
et façonnées, 5 fabriques de galons, 2 fabriques de lacets,
6 fabriques de bourrettes, 11 fabriques de foulards, 4 fabriques
de tapis, 3 fabriques de frisons, 5 manufactures de soie à coudre,
3 fabriques d'impression sur étoffes et teintures, 4 fabriques
de bretelles, 2 établissements pour le lavage des laines, 6
filatures de soie.
- Elle
comptait 8500 métiers battants et 2500 métiers démontés. 500
ouvriers étaient occupés au dévidage des soies, 600 au tirage
des soies et 1500 aux autres mains d'oeuvre exigées par la fabrication.
- En
1845, ces 16000 ouvriers avaient fabriqué 450 pièces de taffetas,
150 pièces d'étoffes coton et soie, 350000 châles et 725000
mouchoirs, cravates, et fichus soie et coton, soit en tout 1075000
pièces.
- La
fabrication de ces articles avait employé 20300 kilogrammes
de soie, 34000 kilos de bourre de soie, 500000 kilos de coton
et 500000 kilos de laine.
-
- Chambre
de Frédéric Mistral, Hôtel du petit St Jean - Document musée
du Vieux Nîmes.
-
- En 1847, le 27 juillet, près de la place de la Bouquerie, un
affrontement a lieu entre deux groupes d'opinions différentes, ils échangent
des menaces et des injures, les uns fêtaient les trois glorieuses 27, 28 et 29
juillet 1830, les barricades à Paris et le renversement du Roi Charles X ; les
autres, légitimistes et partisans des Bourbons exprimaient leurs désaccords.
- Ces
troubles durèrent jusqu'au 1er août. Ce jour là grâce à l'intervention des
Hussards de Lunel sur ordre du Préfet du Gard, Darcy, les hostilités se
calmèrent provisoirement.
-
- -
Le 18 août, Frédéric Mistral, passe les épreuves du
baccalauréat dans une salle de l’hôtel de ville de Nîmes.
- Cet
événement est consacré sous ce titre : "Coume passère
bacheliè", le chapitre VIII de ses Mémoires. Il
y est surtout question de son séjour à l'Hôtel du Petit Saint-Jean. La date de
ce séjour n'y figure point, mais elle nous est en partie donnée par une lettre
de Mistral à son maître répétiteur Roumanille datée : Hôtel Petit Saint Jean, Nimes, 18 août 1847.
-
- En 1848, en plein préparatif d'élections à Nîmes, les
esprits s'échauffèrent. Les 10 et 11 avril des bagarres se déclenchèrent autour
du quartier de la Placette, sur le chemin de Montpellier, dans la rue de l'Hôtel
Dieu et sur la promenade du Cours-Neuf (Jean-Jaurès). Des bandes
échangèrent des coups de pierre, il y eut de nombreux blessés et la force
armée eut toutes les peines du monde à séparer les combattants. Ce n'est
qu'après une charge à la baïonnette que l'ordre fut enfin rétabli.
-
- - Philippe
Eyssette, magistrat à Nîmes, est élu maire le 23 août 1848. Au début de l’année
1851 il sera nommé au tribunal civil de Largentière dans l’Ardèche, c’est son
premier adjoint qui supplée à la fonction de maire jusqu’à sa propre nomination
le 24 juillet 1852.
- Une
anecdote savoureuse sur le maire de Nîmes nous parvient grâce à la tradition
orale. Eyssette ayant une propriété dans l'Ardèche prés du lac d’Issarlès passait ses loisirs
à pêcher en barque sur le lac. Un jour ayant malencontreusement laissé tomber
sa canne, celle-ci plombée disparut dans les profondeurs. De retour pour cacher
son désappointement et en bon méridional qu’il était il raconta son histoire
avec une fin en forme de galéjade, « ce n’est pas grave dans quelque
jours elle ressortira à Nîmes, au jardin de la fontaine ! »
-
- -
Une succursale de la Banque de France sera organisée
à Nîmes au début de l'année 1848, suite à l'ordonnance
royale du 29 mai 1846, dans la maison de Molines située
Place de la Maison Carrée. En 1856 construction d'un
nouvel immeuble sur la Place de l'Horloge où elle restera
jusqu'en janvier 1990, date de son déménagement dans un immeuble
situé à l'angle de la place des Arènes et de l'Esplanade.
-
- -
le 19
novembre, lecture du texte de la Constitution de la deuxième
République, dans les Arènes. Les portes ayant été ouvertes,
la population toute entière envahit les gradins pour assister
à cette cérémonie. Le texte sera lu successivement par le Maire
et le préfet.
-
- -
Suite à la révolution de 1848, des travaux seront organisés
pour donner du travail aux ouvriers nécessiteux. Un chantier
sera organisé pour prolonger le boulevard du Cours-Neuf. (Jean-Jaurès)
La partie réalisé au XVIIIe siècle à l'occasion des travaux
d'aménagements de la Fontaine de Nîmes s'étant s'arrêtée alors
au niveau de la rue du Mail. Ce chantier connut plusieurs épisodes,
il fut repris en 1870, et toujours dans les mêmes conditions
de chantier municipal ouvert aux ouvriers sans travail. Le Boulevard
sera alors ouvert de la Fontaine jusqu'à la route de Montpellier.
-
-
- Le
Marché aux bestiaux de Nîmes en 1876 - Carte postale, collection
privée
-
- En 1850, on créa le Marché aux bestiaux sur l'emplacement de
l'ancien Jeu du Mail, marché qui devint bientôt un des plus importants de nos
régions méridionales.
- Arrêté du conseil général de l’agriculture,
des manufactures et du commerce, séance du 10 mai 1850,.un concours d’animaux
de boucherie aura lieu chaque année sur le marché aux bestiaux de Nîmes, des
primes et des médailles d’encouragement aux propriétaires et aux producteurs de
bœufs, des moutons, des porcs, nés et élevés en France, reconnus les plus
parfait de conformation et les mieux préparés pour la boucherie.
- Le concours aura lieu, chaque
année, les mardi et mercredi qui précèderont le jeudi gras. (fêtes traditionnelles
qui commencent le samedi qui précède le jeudi gras, englobent
le mardi gras (carnaval) et se terminent le Mercredi
des Cendres, c'est-à-dire, un total de 13 jours.)
-
- -
Décision du Conseil Municipal en mai, du déplacement de la poste aux lettres,
pour la transporter boulevard du Grand-Cours, (Gambetta) à l'angle de la rue Robert, ce déplacement sera effectué
en 1852, c'est actuellement la poste
Gambetta.
- Les
bureaux de poste s'appelaient autrefois « bureau des lettres » et ont occupés à Nîmes plusieurs
emplacements.
- La
rue de l'ancienne poste a porté avant la Révolution le nom de la rue du Bureau
des lettres, parce que ce bureau y était situé. Après la révolution, le bureau
des lettres fut transféré dans une maison qui occupait l'emplacement actuel de
la poste et l'église St Charles sur le Gambetta (ou elle reviendra en 1852). En 1810 le bureau de poste fut
placé rue de l'horloge, dans une maison qui sera démoli pour laisser place à la
Banque de France. Peut après on la retrouve place de la Comédie (théâtre) puis Boulevard du Grand-Cours,
(Gambetta) maison Ourson et en 1840,
place St Paul dans des locaux qui seront occupés par le Petit Méridional. Elle occupera ensuite l'Hôtel du Midi et de la Poste, (square Couronne) jusqu'en 1935.
- C'est
à cette date que la poste centrale s'installe dans l'Hôtel Bézard au sud de
l'Esplanade.
-
- En 1851, un
service de transport urbain est mis en place avec la création
des voitures de place. Un règlement en la matière fut adopté
le 1er mars, qui concéda à un entrepreneur douze numéros de
Citadines. Des emplacements de stations et les conditions
d'exploitations furent fixés pour une durée de neuf années.
-
- En 1852, le 30 septembre, lendemain de la St Michel la ville
reçu le prince Président Louis Napoléon Bonaparte, le lendemain il posa
symboliquement la première pierre de la construction de l'église
Sainte-Perpétue sur l'emplacement de l'ancienne chapelle des Capucins.
- Le
maire Frédéric Vidal choisit le projet de Léon Feuchère qui comprenait un
système complet de décoration incorporant à l’est de l’Esplanade, l’hôtel du
Luxembourg (démoli en 1954 et remplacé par l’immeuble d’habitations actuel),
l’église Ste perpétue et un établissement de bains publics surmonté d’une
coupole.
- Dans
ce projet seul deux bâtiments seront réalisés par l’architecte Feuchère,
l’hôtel du Luxembourg et l’église Sainte Perpétue, le troisième bâtiment prévu
était un établissement de bains publics surmonté d’une coupole, ce dernier ne
verra jamais le jour. Seul l’entrepreneur Granon poursuivra cette œuvre de bout
en bout, jusqu’au 31 juillet 1862, date de la pose de la dernière pierre
disposée pour recevoir la croix tout en haut de la flèche.
- Se
succèderont pendant la construction de l’église ; 2
évêques (Jean-François-Marie Cart, 1838-1855 et Claude-Henri-Augustin Plantier,
1855-1875) ; 3
architectes (Léon Feuchère, Monsimier et Libourel) ; 4
maires (Frédéric Vidal, 1851-1854, Jean Philippe Pérouse, 1854-1856, Jean
Duplan, 1856-1861, Fortuné Paradan, 1861-1865).
-
- Atelier
chaiserie de Fort Vauban en 1890 - Collection Musée
du Vieux Nîmes
-
- -
A partir du Ier novembre 1852, la Maison Centrale (Citadelle, Fort Vauban)
est administrée par voie de régie économique. L’action du directeur s’étend à
toutes les parties du service de la régie, comme à toutes les branches de
l’administration.
- Les trois
cultes étaient pratiqués, dans l'enceinte de la prison il y
avait une synagogue, un temple, une église ainsi qu'une chapelle
dédiée à la vierge.
- Des
travaux sont organisés conformément au décret du 25 février 1852.
- Un
atelier considérable de cardage occupe 3 à 400 personnes, on organise dans de
vastes proportions l’atelier de la cordonnerie, ainsi que des ateliers de
tissage de coton.
- L’administration
s’applique surtout à n’introduire dans l’établissement que des industries qui
ne causent pas un préjudice sérieux aux ouvriers de la localité. En juin 1991,
fermeture de la Maison Centrale « Fort
Vauban », la ville de Nîmes
rachète l'ensemble des bâtiments pour créer une faculté de Lettres.
Les travaux d'aménagements seront réalisés par
l'architecte Andrea Bruno, et le11 octobre 1995,
Inauguration du
nouveau centre universitaire sur le site du fort Vauban.
-
-
- - Un plébiscite fut organisé le 21 novembre 1852, l’Empire est proclamé le 2
décembre 1852. L'abstention sera considérable à Nîmes, sur 15789 inscrits, 7475
suffrages seulement furent exprimés, soit 6947 oui et 528 non.
Selon les témoignages de l'époque, "ce résultat ne fut
d'aucun contentement de la part du plus grand nombre".
-
-
- Premières
corrida dans les Arènes de Nîmes - Gravure ancienne - Collection
privée
-
- En 1853, première course de taureaux, à la manière espagnole
et avec mise à mort, dans les Arènes de Nîmes.
- Il n'était pas dit dans le
programme que les taureaux seraient mis à mort, et néanmoins pour assister à ce
spectacle plus de trente mille spectateurs surchargeaient
les gradins de l'Amphithéâtre. Lorsque l'espada
s'en alla au pied de la tribune réservée aux autorités demander la permission de
se mesurer seul à seul avec le taureau, ce fut de toutes parts des
applaudissements, des interpellations, des cris qui exigeaient le sacrifice.
L'autorité s'inclina, et l'animal reçut le coup mortel. Le signal était donné et
la course prenait nettement le caractère espagnol à la joie de la
multitude.
- Mais le deuxième taureau fut
absolument martyrisé par ses exécuteurs. Il fallut le retirer de l'arène encore
vivant et dés lors les autorités interdirent ce genre de spectacle. Le public
lui-même, écœuré de la boucherie à laquelle il assistait, applaudit à cette
décision comme il avait applaudi à l'annonce de la mise à mort. Ce n'est que
bien longtemps après que de pareilles représentations furent autorisées. Mais un
premier essai n'en laissa pas moins une profonde impression parmi nos
concitoyens.
- Ce n’est que 10 ans plus tard, que les
corridas reviendront, les dimanche 10 et jeudi 14 mai 1863,
à l’occasion du Concours Régional Agricole de Nîmes, mais cela est une autre
histoire…
-
- En
1854, au cours de travaux entrepris
pour l'aménagement du jardin de la Fontaine, on découvrit les
ruines d'un édifice antique au Creux-Coumert, sur l'emplacement
de la pelouse actuelle entre la grotte et
l'escalier montant de la Terrasse du Cèdre. Ces ruines étaient
celles d'un petit théâtre, il avait une forme demi circulaire,
les gradins exhumés sont au nombre de neuf, et si l'on juge,
par la disposition du rocher il devait y en avoir plus. Germer-Durand
en fixe la construction à la fin du premier siècle ou au commencement
du deuxième.
-
- - C’est la guerre de Crimée, le télégraphe
apporta le dimanche 1er octobre la nouvelle de la victoire de l’Alma. C’est au
théâtre, alors plein de spectateurs, que le régisseur vint lire la dépêche qui
fut saluée des cris de « Vive l’Empereur ! »
-
- En 1855, on ouvrit l'impasse Grizot
en la reliant à la rue Roussy elle débouchait alors sur le boulevard des
Calquières (Amiral Courbet).
- Simon-Pierre
Grizot fit fortune en exploitant à Nîmes une fabrique
de soie grâce à un métier à tisser qu'il avait ramené de Londres
en 1680. Il vit ses
affaires prospérer rapidement, d’autant plus que pendant quelque temps il eut le
monopole de cette fabrication: mais ayant eu le tort de confier la construction
de ses métiers à un serrurier habile nommé Pastre, celui-ci en ayant
copié les dessins trompant la confiance de Grizot, fabriqua une grande quantité
d'autres métiers qui se répandirent bientôt dans tout le Languedoc. A partir de ce moment, la position de Grizot
périclita et il dut renoncer à son commerce et chercher une autre
position.
-
-
- La
Préfecture, avenue Feuchères - Carte postale ancienne, collection
privée.
-
- -
La même année, on construisit l'Hôtel de la Préfecture sur la nouvelle avenue (Feuchères)
et au Sud la Gendarmerie. La préfecture se trouvait dans la grand'rue, hôtel Rivet (actuellement
école des beaux arts), et la gendarmerie à la Porte d'Auguste.
- Feuchère
est l'architecte de la Préfecture, à ne pas confondre avec le
baron de Feuchères qui a donné son nom à l'avenue, il réalisa
aussi l'église Ste Perpétue, l'hôtel du Luxembourg et la restauration
de la Manutention.
-
- En 1856, le
10 avril, première exécution capitale publique au Cours Neuf
(Jean Jaurès). Avant la révolution les exécutions capitales
avaient lieu sur la place de l'Esplanade. Il en fut ainsi jusqu'en
1796. A partir de cette époque l'échafaud fut dressé place des
Carmes. Ce n'est qu'en 1818 que l'on exécuta place des Arènes.
De 1791 à 1796, l'Esplanade a vu 82 exécutions, de 1796 à 1817,
la place des Carmes en vit 43, de 1817 à 1855, il y en eut 12
sur la place des Arènes.
-
- -
La place d'Assas laissée libre par la suppression de ses lavoirs
devait être mise en vente à des particuliers. Cette décision
remontait à 1849, la situation financière de la ville s'étant
améliorée on décida de conserver cet espace public.
-
- En
1857, le premier acte municipal du nouveau maire, Jean
Duplan, fut la pose de la première pierre du temple protestant
de l'Oratoire. Il sera reconstruit en 1870.
- Décidé
l'année précédente par la municipalité Pérouse, et situé sur
l'emplacement de l'ancien abattoir aux porcs, « les
vieux égorgeoirs »,
ces derniers remontaient à l'année 1617.
- Par
la suite, en 1757, les abattoirs seront déplacés sur la rive
droite du Cadereau, actuellement rue de Verdun à l'emplacement
de l'immeuble EDF. Au début des années 1960 cet établissement
rejoindra l'ensemble agro-alimentaire du marché gare de la route
de montpellier.
- Nîmes
possédait déjà deux temples protestants, le Grand Temple, avant
la révolution ancienne chapelle des Dominicains et le Petit
Temple, avant la révolution ancienne chapelle des Ursulines.
Ces deux bâtiments furent achetés par des particuliers au moment
de la vente des biens nationaux suite à la confiscation des
biens religieux. Par la suite ils furent donnés au Consistoire
protestant.
- Le
nom de ces deux bâtiments seront donnés en souvenir d'anciens
temples portant ces noms et démolis en 1686 pour le Grand Temple
et en 1674 pour le Petit Temple, ils étaient situés sur d'autres
emplacements.
-
- -
Chaleur torride cet été là à Nîmes, le 29 juillet à trois heures
de l'après midi le thermomètre marqua 39,2° à l'ombre.
-
- - Le dimanche 29 août arrive à Nîmes un nouveau lustre
commandé par la municipalité Duplan, ce lustre construit par une société
parisienne avait au cours du transport reçu des avaries assez graves, et de plus
il présentait des vices de fabrication. La dorure notamment dut être
complètement refaite, il sera inauguré au début de l’année suivante en
1858.
- Ce lustre était prévu pour utiliser le gaz comme
énergie, il remplaçait un ancien lustre qui fonctionnait au pétrole, la
tradition orale laisse entendre qu’il était précédemment installé dans le
théâtre des Casernes.
- Le lustre de 1858 sera adapté à l’électricité par un
artisan nîmois, M. Lecques. Il éclairera la salle jusqu’à l’incendie de 1952.
-
- En 1858, on créa le square de la Couronne, sur l'emplacement
d'un ancien cimetière désaffecté en 1789.
-
- - C'est dans la nuit du 24 au 25 janvier que Laurent, astronome amateur nîmois, découvre la Planète
Némausa, à partir de l’observatoire de
Benjamin Valz, situé à Nîmes, 32, rue de l’Agau. (actuellement rue Nationale)
-
- -
La même année, le Conseil municipal prit une délibération concernant les
vieilles rues. Un de ces projets prévoyait le prolongement de la rue Guizot
jusqu'à la rue de la Madeleine et en même temps la démolition de la tour de
l'Horloge, « monument peu utile et peu remarquable » avait-il été dit au
cours de cette séance, fort heureusement ce projet ne sera pas entièrement
exécuté et la tour restera.
-
- -
L'ancienne Préfecture, hôtel Rivet (situé grand'rue) sera acheté au département par la ville en
1858, pour la somme de 240000 fr, on y installa alors à partir de 1860, l'oeuvre
de la Miséricorde, plus tard la ville enlève à l'oeuvre, une partie de
l'hôtel et en 1898 la totalité pour y installer des cours d'enseignement
secondaire pour jeunes filles. Le 1er janvier 1907, il fut crée, en
remplacement des cours secondaires, un lycée de jeunes filles, qui fonctionna
dans l'hôtel Rivet jusqu'en 1926, date ou il fut transféré, à l'avenue
Feuchères, dans l'ancien collège de l'Assomption.
- L'école
communale de la rue Poise sera transféré dans ces locaux devenus
vacants, ce sera l'école de la grand'rue. L'école primaire fermera pour laisser
la place à l'école supérieure de Beaux-Arts après restauration
du bâtiment en 1987.
-
- En
1859, premières plantations réalisées sur la première des sept collines de la Cité, le Mont Duplan.
Des travaux d'aménagements avaient été au préalable réalisés
sur cette colline aride par le maire Jean Duplan.
-
-
- Hôtel
du Luxembourg - Carte Postale ancienne, collection
privée.
-
- En 1860, visite
à Nîmes de la grande duchesse Hélène Paulowna, sœur du grand
duc Michel de Russie. La princesse arriva le samedi 28 juillet
et descendit à l'hôtel du Luxembourg (à cette époque le plus
prestigieux hôtel de la ville, il était situé à l'esplanade
à gauche de l'église Ste Perpétue, il sera démoli en 1954 et remplacé par l'immeuble du même nom.), elle
fut reçut à la gare
par les autorités et voulut voir les arènes animées par
un spectacle. Une course de taureaux fut organisée.
-
- - Origine du 30, par la
création du département des Alpes Maritimes (06) suite au
ratachement à la France du Comté de Nice en 1860 le
Gard deviendra le trentieme département, il était
jusque là, le 29eme. L’annuaire du Département du Gard de 1853
classait le Gard comme 29eme département. Il n’y avait à l’époque que le département
des Basses Alpes (04), et celui des Hautes Alpes (05), l’Ardèche étant le 06
département Français, et le Gard le 29eme.
-
- 1861,
c’est cette année là que Casimir Poujol fonde le Casino appelé Théâtre d’été.
Situé sur le Boulevard du Viaduc (actuel
Boulevard Sergent-Triaire à l'emplacement du bar le Casino), en été il prenait le relais du grand théâtre,
ouverture de mai à septembre. Son programme souvent léger, était
qualifié par certains chroniqueurs de l’époque, « d'une moralité plutôt douteuse » mais il savait aussi être d'un
bon niveau
avec une programmation s’appuyant sur les oeuvres de Georges Bizet, Edmon
Audran, Robert Planquette, Jacques Offenbach, Giacomo Meyerbeer …
- Il fonctionnera
jusqu’après la guerre de 14-18.
-
-
-
- Le
square Antonin avec son jet d'eau - Carte postale ancienne -
Collection G. Taillefer.
-
- En 1862, on créa le square Antonin sur la voûte d'un ancien
lavoir couvert réalisé en 1843 sur l'emplacement d'un ancien abreuvoir. Son ornementation est due à M. Revoit, architecte, et la
grille extérieure en fer forgé est l'oeuvre de M. Marius Nicolas, serrurier à
Nimes. Le
jour de l'inauguration on jouât « Némausa »
la cantate de Ferdinand Poise.
- Au
moyen Age le "bain des Juives" aurait été à cet emplacement.
- Le 13 février 1864, le maire Fortuné
Paradan avec son Conseil décident d'ériger une statue en marbre
blanc de carrare représentant Antonin. Due
au ciseau de M. Bosc sculpteur nîmois, elle sera mise en
place le 8 octobre 1874, sous l’administration du maire Adolphe Blanchard. Le piédestal porte sur la face
principale l'inscription suivante :
IMP. CAES. T.
AEIIO. ADRIANO. ANTONJNO. - NEM. ORVNDO.
avec ces vers de Jean Reboul, poète nîmois
:
Le Nimois est à demi Romain - Sa
ville fut aussi la ville aux sept collines - Un beau soleil y luit sur de
grandes ruines - Et l'un de ses enfants se nommait Antonin.
Sur la façade opposée, se trouve cette
inscription : SENATVS
POPVLVSQVE NEMAVSENSIS.
-
- En 1863, on agrandit là place Belle Croix par la démolition
de vieilles maisons situées à l'entrée de la rue Curaterie.
-
-
- Hospice d'Humanité, route
d'Uzès - Carte Postale Ancienne - Collection G. Taillefer.
-
- -
La même année on commença la construction du nouvel hôpital, appelé « Hospice de l'Humanité », au chemin
d'Uzès ; il fut terminé en 1874.
- Médaillon
sur la façade de la maison de Jean Reboul - Photo GM.
-
- En
1864, s'éteignit le poète Jean Reboul, après avoir fait
des études d'Avoué, il dut y renoncer pour faire face à des
charges toujours croissante, il devint "le boulanger"
de la rue qui portera son nom en 1865. En 1867, un monument fut érigé au jardin de la Fontaine et un médaillon
fut posé sur la façade de sa maison natale où il vécu jusqu'à
sa mort. Elle est située à l'angle des rues "Jean Reboul" et
"Trois Maures".
-
- -
Jules Rostain sera directeur des Arènes de 1864 à 1871, ce fut
une période faste pour les spectacles et pleine d'innovations.
En 1864, il donnera 14 courses de taureaux, à la fin de l'année
il met en place des abonnements pour l'année suivante. En 1867
les courses landaises furent très en honneur, il fut en outre
donné un grand festival musical et orphéonique. En 1868, chaque
course comprit une loterie gratuite, en prenant son billet,
chaque spectateur recevait un billet de loterie, laquelle était
tirée à la fin du spectacle et le 26 juillet, pour la première
fois, dans les Arènes, on tira un feu d'artifice. En 1869, on
vit un matador Beaucairois monté sur un vélocipède. En 1870
deux mises à mort furent données au bénéfice des soldats de
l'Armée du Rhin et aux épouses et mères des mobilisés. En 1871,
eurent lieu deux grandes représentations théâtrales. Le 24 septembre,
au cours d'une course libre, un énorme tonneau de bière, robinet
ouvert, fut mis au milieu de la piste, à la disposition des courageux
aficionados.
-
- En 1865, on créa une chapelle de secours, rue Thierry,
devenue, en 1878, la nouvelle paroisse de Saint-François. [article
sur la paroisse St François]
-
- -
Avec l'accroissement de la population, les périodes d'été avec la sècheresse,
forcent la municipalité à trouver de nouveaux approvisionnements d'eau.
- Il
est décidé de faire appel à un géologue, Emilien Dumas. Sur ses conseils il est
décidé de faire un forage sur le chemin de la Tour-de-L'Evêque, à environ 500
mètres du viaduc de Chemin de fer. On chargea M. Prunier, ingénieur civil de
réaliser ce travail. Ces travaux se firent du 15 juillet au 10
novembre. Arrivé à la profondeur de 40 mètres, on trouva de l'eau
mais pas de nappes jaillissantes comme espéré. On réalisa alors qu'il
fallait installer des machines élévatoires fort coûteuses, « le puits Prunier » et au cours des
travaux un éboulement coûta la vie à deux ouvriers, ce projet
fut abandonné en 1868.
-
- La
Foire aux Anes à Nîmes - Gravure ancienne de Pastelot -
Collection Gérard Taillefer
-
- -
A cette époque se tenait encore sur l'Esplanade, à la fin du
mois de septembre, la foire aux ânes. Les
chemins de fer lui avait fait perdre beaucoup de son importance; cependant elle avait
tout de même conservé son caractère pittoresque, que M. Pastelot avec sa gravure a parfaitement rendu, avec les ânes que les marchands font
mouvoir dans tous les sens, les cabarets en plein vent, les luttes
continuellement engagées entre deux âniers. C'est un bruit, un mouvement, un
entrain dont il est difficile de se faire une idée quand on n'a pas vécu dans
les villes du midi, où tout se passe en plein air.
- Vers
les années 1840, il
y avait encore à Nîmes, ce que l'on appelait « la poste
aux ânes. » C'était un service de locomotion spécial, employé
par les pauvres gens, hommes et femmes, qui se rendaient soit à Montpellier,
soit à Alès, soit à Avignon. On
prenait un âne sur l'Esplanade, et l'on allait au gré du capricieux animal sur
la route jusqu'au prochain relais; là on changeait de bête, et on continuait
son voyage.
-
-
- En 1866, les vieilles maisons de l'Isle-de-l'Orange, situées
devant les Casernes, furent démolies pour faire place à la nouvelle église
Saint Baudile.
- Ce projet
avait fait l'objet d'un concours en 1860, l'architecte nîmois Henry Espérandieu
dont on doit Notre Dame de la Garde à Marseille, sera écarté, " nul
n'est prophète en son pays ", au profit de Mondet architecte de Bordeaux.
-
- Consécration
de l'église St Baudile, le 28 novembre 1877 - Document Musée
du Vieux Nîmes.
-
- Henry Espérandieu
était l'inspecteur des travaux de l'église Saint-Paul à Nîmes sous la direction
de Questel.
- Toutefois deux artistes locaux participeront à cet ouvrage, les deux
anges de la façade seront réalisés par Léopold Morice et la statue de St
Baudile par un autre sculpteur nîmois Auguste Bocs. Le chantier ayant pris du
retard suite à des négociations avec le ministère de la guerre qui avait des
vues sur ce terrain situé en face des casernes, les travaux ne commencèrent
qu'en 1867.
- L'église sera consacrée par le cardinal Caverot, archevêque de Lyon,
primat des Gaules, le 28 novembre 1877.
- La Maîtrise de la Cathédrale exécutera la belle et difficile
messe de Weber. Le Credo du plainchant a été alternativement chanté par la
foule et par une magnifique voie de soprano.
- L’Orgue d’accompagnement était tenu par M. Bellivier, le maître
de chapelle de la Cathédrale, et M. Pellet inaugurait, avec son jeu savant et sympathique,
les grandes orgues, qui sont l’œuvre de Vincent Cavaillé-Coll.
-
- « Les Orgues Cavaillé-Coll - A l’origine
un facteur d’orgues de Toulouse Joseph Cavaillé (1700-1767).
- C’est lui qui formera le fils de son
frère Jean-Pierre Cavaillé (1743-1809), qui épousera en première noce une
native de Barcelone, Françoise Coll.
- Jean Pierre Cavaillé (Cavaillès dans
certains écrit) aura 5 enfants, c’est le second, Dominique Cavaillé-Coll
(1771-1862) qui fondera la réputée dynastie des facteurs d’orgues.
- Dominique, comme son père facteur
d’Orgues du roi d’Espagne, sera partagé entre ses deux patries, la France et
l’Espagne.
- Ces deux enfants Vincent et Aristide
perpétueront le métier.
- Vincent (1808-1886) aura une vie
plus ou moins dissolue, il s'éloignera de l’entreprise familiale. Après son deuxième mariage il
viendra habiter Nîmes de 1864 à 1883, où il pratiquera son métier de facteur
d’orgue. C'est lui qui réalisera les grandes orgues de St Baudile.
- Son frère
cadet Aristide, (1811-1899) donnera une dimension Européenne à la petite
entreprise familiale, par l’étude et le perfectionnement de la mécanique et de l’acoustique,
il créera des instruments qui sont parvenus à un niveau inégalé encore de nos
jours. »
|
-
- -
Démolition de la plateforme, son emplacement est situé à l'ouest du canal de la
fontaine. Tout à côté, un riche particulier, M. Noguier construira un
hôpital protestant, qui deviendra plus tard "la Maison de Santé
Protestante".
- Lors
des travaux de terrassement les ouvriers ont découvert une mosaïque antique
d'une grande richesse, de 3,37m par 2,75m. Cette mosaïque a été retrouvée
protégée par des planches et des pierres, L'ingénieur Maréchal l'avait sans
doute mise à jour lors de ses grands travaux des quais et canaux de la
Fontaine, et avait dû la protéger avant de la recouvrir de terre.
-
- - Fin
des travaux de couverture du Vistre, rue Roussy, depuis la rue Pradier jusqu'au
de là des ponts de chemin de fer.
- Origine des eaux de
la Fontaine :
- Grâce aux explorations par pompage de la Fontaine de Nîmes par les
spéléologues nîmois qui ont débutées en 1966, des études sur l'origine des eaux
de la source vont se succéder ; Elles permettront de délimiter un bassin
d'alimentation d'environ 50 km2 qui s'inscrit entièrement dans la garrigue
nîmoise, à l'ouest et au nord de la ville. Il comprend dans sa plus grande partie
le bassin des Lauzières.
- Ensuite, le
canal de la fontaine devient l’Agau, actuellement recouvert
dans sa totalité, il s’écoule ensuite dans le Vistre de Nîmes.
-
- En 1867, exposition universelle à
Paris. Toutes les industries françaises se donnèrent rendez-vous au
caravanserail ; Nîmes y était grandement représenté. La médaille d’or fut
remporté par deux maisons : Arnaud-Gaidan et Cie et Flaissier
frères. Les maisons Clément Gravier, Samuel Guérin, Germain et fils, P.
Pallier, remportèrent chacune une médaille d’argent ; et neuf médailles de
bronze furent également distribué parmi les industriels nîmois.
-
- - Cette année
là, Auguste Fabre, élu maire de Nîmes
le 26 août 1865 sera appelé aux fonctions de procureur général à Pau par décret
impérial. Son adjoint Gaston Balmelle, fera fonction de Maire à partir du mois
de décembre 1867, et cela jusqu’à sa propre élection le 20 février 1869.
-
- En 1868, le 2 janvier, décès du
docteur Fontaines, pendant plus de trente années le docteur avait été le
médecin en chef des hospices de Nîmes. Particulièrement frappé de l’état
défectueux dans lequel se trouvaient plusieurs des vieilles salles de l’Hôtel
Dieu, réservées aux femmes malades.
- Il laissa 40 000 francs pour
reconstruire le pavillon tombant de vétusté et qui portera pendant un temps sur
son fronton cette inscription : « Pavillon
du docteur Fontaines ».
- Ce pavillon est situé à l’entrée
de l’Hôtel-Dieu (Foyer Maurice Albaric)
qui fait face au carrefour déterminé par les rues Porte-de-France, Jean Reboul
et Hôtel-Dieu
-
- Au mois de juin, la sècheresse sévit, Paulin
Talabot, patron du chemin de fer, laissera un libre accès
aux lessiveuses qui pourront aller laver leur linge gratuitement à
Beaucaire. L'attitude de Talabot était-elle purement électoraliste ? Elu
du Conseil général il savait qu'il allait remettre en jeu son mandat. Mais
dans sa tête il devait tout de même jubiler, si son projet d'adduction d'eau
du Rhône de 1837, avait été adopté, Nîmes n'en serait pas là,
l'avenir lui donnât raison, mais les électeurs ingrats sanctionneront tout de
même ce visionnaire surdoué.
- Cette
sècheresse sera suivit en septembre d'inondations. Les cadereaux d'Uzès et
d'Alès subirent une crue formidable, deux enfants périront noyés.
-
- -
L’avenue Feuchère nouvellement aménagée bute sur la gare, les quartiers
situés côté Sud se développent.
- Pour
assurer une continuité, la municipalité décide, avec l’accord de Talabot,
d’ouvrir 5 arcades de la gare dans l’axe de l’avenue Feuchère, et, dans son
prolongement, construire un boulevard (route d’Arles).
- Le
projet de la route d’Arles est réalisé, on couvre le Vistre jusqu’au moulin
Rey, mais en 1870 « dans cette ville de Nîmes », Talabot,
sera exclu du Conseil Général.
- Déçu,
il sanctionnera la ville en retirant ses ateliers de réparation (P.L.M.)
pour les installer à Arles et ne donnera pas suite au projet d’ouverture de
la gare.
- La
municipalité se contentera de contourner cet édifice, elle décide alors, la
construction de deux nouvelles rues, qui forment ainsi « le triangle de la gare ».
-
- -
On dénombrait à Nîmes, en 1868, une population s'élevant pour la ville
proprement dite de 53323 habitants à laquelle il faut ajouter les 2400
habitants des banlieues, métairies, Courbessac, St Césaire, soit en tout
55723 habitants. Avec la garnison, les élèves des différents pensionnats,
hôpitaux, détenus... le chiffre de la population s'élevait alors à 60720. La
répartition par religion étant de 43732 catholiques, 16183 protestants, 314
israélites et 11 individus appartenants à différents cultes.
- Au
début du XIXe siècle nous trouvons les chiffres officiels suivants : En 1801,
38800 habitants ; 1811, 37721 ; 1821, 39068 ; 1831, 41266 ; 1834, 42720 ;
1836, 43036 ; 1841, 44657 ; 1846, 49442 ; 1851, 53649 ; 1856, 54293 ; 1864,
57429 ; 1866, 60240.
- A
l'époque romaine au moment de sa plus grande splendeur Nîmes comptait environ
30000 habitants. En 1384, il y avait seulement 400 feux, il faut compter 4 ou
5 personnes par feu, ce qui fait environ 1800 personnes.
-
- En 1869, la Municipalité ayant approuvé les traités passés
avec M. Dumont, ingénieur, pour amener de Comps à Nîmes les eaux nécessaires à
l'alimentation en eau potable de la ville, les travaux d'adduction furent
aussitôt entrepris ; le 6 septembre 1871, pour la première fois, les eaux du
Rhône purent couler dans la ville.
-
- -
La société, dite des Eaux de Nîmes, concessionnaire d'une dérivation
des eaux du Rhône à prendre au Pouzin, fit ouvrir au pied du
Mont Duplan, une galerie dans la roche calcaire, sur une longueur
de huit à dix mètres, pour l'adduction des eaux destinées à
l'alimentation de la ville. Ce souterrain aboutissait à un réservoir
creusé dans les terrains d'un ancien cimetière, de la partait
une conduite de distribution.
- Le
projet sera abandonné, la galerie et le réservoir seront comblés
vers 1883, avec les remblais du chantier des halles centrales
et du percement des nouvelles rues.
-
- En 1870,
l'Empire ayant
autorisé le chant "la Marseillaise" de Rouget de
l'Isle, il sera interprété dans la salle du Viaduc
(boulevard Sergent-Triaire ) le samedi 20 et le dimanche 21 juillet
par M. Martin, baryton du grand théâtre.
-
- Le 16 avril 1870, un arrêté du
ministre des Beaux-Arts, prescrivait qu’une inscription serait gravée à
l’extérieur des Arènes pour rappeler sa restauration, à peu près terminée.
-
-
- SOVS LE REGNE DE NAPOLEON III
- Les arcades extérieures, les gradins et
le podium
- de cet amphithéâtre
- ont été restaurés aux frais de l’Etat et de la
ville de Nimes
- sous la Direction de la commission des
Monuments Historiques
- HENRY REVOIL, ARCHITECTE
- MDCCCLXV
A MDCCCLXX
-
- Cette inscription est toujours
visible, elle se trouve placée du côté du Palais de Justice (à côté des restes de la chapelle St Martin),
sur un des garde-fous restaurés des arcades du 1er étage.
- Elle sera stupidement mutilée lors
des évènements de
septembre 1870, à la chute de l’Empire.
-
- Buste
de Napoléon III trouvé lors d'une exploration à la
Fontaine
-
- - La capitulation
de Sedan du 2 septembre est connue à Nîmes le 4 au
matin, suite à une dépêche télégraphique,
et y provoque la plus grande consternation. Le lendemain, des
groupes de manifestants se formèrent et allèrent
protester à la mairie, où ils trouvèrent les
portes fermées et des piquets de garde. Pour les calmer on
leur livra un buste en bronze de l’Empereur, les manifestants
l’attachèrent à une corde, puis après l’avoir
traîné par les rues, allèrent le jeter dans le
creux de la Fontaine. Ce buste sera retrouvé par des spéléo
lors de l'exploration de 1957.
-
Lors de la manifestation du lundi 5 septembre,
une commission républicaine formée par le
garde-général Clément, juché en haut de
la manutention militaire (sur l'emplacement de
l'actuel Hôtel Atria) proclame la troisième
république face à la foule Nîmoise. Par la suite
le garde-général sera révoqué par M. Ali
Margarot.
-
- -
L'hiver de 1870 fut un des plus rigoureux, -10 degrés la nuit
de Noël, et -14 début janvier 1871, presque tous les oliviers furent
gelés.
- Suite
à la débâcle des armées impériales les militaires rentraient
chez eux. Certains traversaient l'Aigoual pour couper court,
malheur leur en prit, les loups affamés, attirés par les odeurs
des blessures n'hésitaient pas à attaquer les hommes isolés.
-
- -
En fin d'année épidémie de la petite vérole, 115 victimes rien
qu'en décembre. Le maire de Nîmes, Auguste Démians, sera emporté
par cette terrible maladie le 24 janvier de l'année suivante,
son premier adjoint Perrier de Bouillargues assurera provisoirement
la fonction de maire.
-
- En 1871, le boulevard du
Cours Neuf, (Jean-Jaurès), amorcé lors de la
création du jardin de la Fontaine, prolongé ensuite
jusqu'au premier rond-point (place Jules-Guesde), et prolongé
en 1866 jusqu'au second rond-point (place Séverine), fut
terminé jusqu'au chemin de fer de Montpellier.
-
- En 1872,
dénombrement de la population, permettant d'apprécier
son accroissement. La population normale intra-muros comprenait
55448 habitants, la population éparse y compris les hameaux
était de 2374 habitants, la population flottante s'élevait
à 4572 habitants, soit au total 62394 habitants.
-
Classement par religions : 46055 catholiques,
15889 protestants, 379 juifs et 71 personnes appartenant à
différents cultes.
-
-
- En 1872,
agrandissement et restauration de l'oratoire de St Baudile situé
aux Trois-Fontaines.
-
L'historien Ménard nous apprend qu'au mois
de décembre 1479, une chapelle fut construite aux
Trois-Fontaines, et que les Consuls de la ville se firent un honneur
de la couvrir. Traditionnellement, avant d'entrer
en charge ces derniers se rendaient sur le lieu que " le
martyr avait arrosé de son sang ", pour lui
faire hommage de la dignité dont ils venaient d'être
revêtus.
-
Plus tard un ermitage y fut fondé. La
révolution détruisit ce sanctuaire ; il n'en resta que
la voûte qui recouvrait la source. Cette voûte a été
réparée et agrandie, Elle sera inaugurée le 20 mai
1872. « A cette occasion l’abbé Azaïs,
aumônier du Lycée, fit paraître une étude
intitulé, St Baudile et son culte, dans ce document il donne
pour source, une monographie sur St Baudile, publiée en 1838,
du chanoine Benoît Mathon, ancien curé de la paroisse
St Baudile et frère d’un ancêtre de l’auteur de ces
pages. »,
-
On voit, dans un enfoncement du mur latéral
de l'oratoire, un tombeau chrétien en marbre blanc, dont les
sculptures offrent un vif intérêt. D'après
Ménard, ce sarcophage, dont la date peut remonter au IVe
siècle, se trouvait sous le vestibule de l'église des
Augustins. Retrouvé plus tard dans une maison du chemin de
Sauve, il a été transporté dans la chapelle de
l'oratoire par les soins de Mgr de Cabrières, évêque
et futur Cardinal de Montpellier.
-
- - Achèvement
des travaux d'adduction d'eau de la ville de Nîmes. Le 23 août
1871, les machines du Creuzot, avaient enfin refoulé
les eaux du Rhône jusqu'au mas Pagès. Le mercredi 6
septembre le réservoir de la porte d'Alès
s'emplissait.
-
Historique : En 1868, Aristide Dumont, Ingénieur
des Ponts et Chaussées, proposait son grand projet
de pompage la nappe des eaux alluviales du Rhône. Il fut voté
le 7 août 1868. Il comportait depuis Comps, l'amenée
des eaux captées dans une galerie filtrante pour une
population de 60000 habitants, soit un volume de 15000 m3 par jour,
on construisit aussi le bassin réservoir de la Porte d'Alès,
pouvant contenir quatre mille mètres cubes d'eau.
-
Le réservoir de la porte d'Alès ne
suffisant plus on décide d'en construire un autre, 1875, dans
la rue Bonfa, le radié du nouveau réservoir est à
63,30m du niveau de la mer, celui de la porte d'Alès est à
56,55m. Cette surélévation du niveau de l'eau
permettait d'alimenter une plus grande partie des quartiers élevés
de la ville. Elle a en particulier facilité l'établissement
du service des eaux dans le quartier de la croix de fer. En 1902, on
posera une canalisation de 900 mmm de diamètre dite Bonna,
d'une longueur de 23 km.
-
Ce n'est qu'en 1877 que St Césaire et le
hameau de Courbessac recevront l'eau du Rhône, un lavoir sera
construit à Courbessac dans la foulée.
-
- - Le 4 septembre, les républicains voulurent fêter à
leur manière le second anniversaire de la proclamation de la troisième
République. Une foule compacte de près de 5000 personnes se répandit sur la
Placette et dans les rues adjacentes. Tout ce monde avait arboré des cocardes,
des cravates et des ceintures rouges et pour mieux marquer le sens de cette
manifestation, des bustes de la République, coiffés de bonnet phrygien avaient
été placés sur les fenêtres. Des farandoles s'organisèrent pendant que des
banquets réunissaient un grand nombre de convives, au milieu de
chants révolutionnaires.
- Le Maire royaliste, Adolphe Blanchard, ayant fait
afficher un arrêté interdisant toutes manifestations ce jour là, le préfet
envoya sur les lieux un détachement de gendarmes à cheval et un fort
peloton d'infanterie qui vint prêter main-forte à la police. Selon les
chroniqueurs de l'époque les forces de l'ordre furent bien accueillies au premier
contact, les choses se dégradèrent rapidement lorsque les manifestants
réalisèrent qu'elles étaient chargées de disperser leur manifestation.
- Tout cela dégénèrera en un affrontement dont les
divers commentaires de l'époque, orientés et non objectifs, ne peuvent être
retenus comme renseignements fiables.
- Toutefois,
le parti légitimiste du maire royaliste Blanchard, perdra toute
sa crédibilité dans cette affaire à la lecture de l'histoire en remettant,
quelques jours plus tard, un manifeste au roi... le Comte de Chambord, désigné comme " le régénérateur
de la patrie ".
- Ce manifeste
recouvert de bleu de France, orné de la couronne royale ainsi
que les armes de la ville de Nîmes, avait ses ornements en relief,
en argent massif.
- Pour les
lecteurs qui n'auraient pas bien suivi la chronologie des évènements,
nous étions en République depuis 2 ans...
-
- -
Le 30 décembre, le reste des bâtiments qui constituaient
la caserne de gendarmerie de la porte Auguste sera vendu à Samuel
Guérin, par la suite, il restaurera ce bâtiment et construira
le fameux passage qui porte son nom. Ce personnage avait acquis
en 1865 un bâtiment prestigieux, le Château-Fadèse. M. Samuel
Guérin possédait une importante usine de lacets dans la rue
St Mathieu.
-
- En
1873, le 13 mai, inauguration de la ligne de chemin de fer
Nîmes à Aigues-Mortes, ce n'est qu'en 1908 que la gare du Grau
du Roi, alors terminus de la ligne sera réalisé et placé en
entier sur l'étang du Repausset. Etant donné la nature vaseuse
du sol ses fondations seront réalisées sur pilotis en béton.
-
- -
Un arrêté du 17 juin du maire Adolphe Blanchard : « Les filles, publiques dites isolées ne pourront à l'avenir se loger au
rez-de-chaussée et devront occuper les étages supérieurs des maisons qu'elles
auront choisi pour leur habitation. Elles devront exclusivement s'établir dans
les rues Florian et du Cerisier, avec interdiction de prendre vu sur les rues
Saint-Laurent et Isabelle. ». Précédemment, les arrêtés du 30 octobre
1839 et du 12 mars 1872, défendaient aux filles publiques de
se montrer sur leurs portes.
-
- -
Le 9 août, en moins de 20 mn, Nîmes et la partie sud de son
arrondissement, depuis Caveirac jusqu'à Redessan sur une largeur
de trois kilomètres, fut dévasté par un terrible orage de grêle
accompagné de vents violents. Toutes les récoltes furent anéantis,
les arbres de la ville en souffrirent énormément, les baraques
de la foire furent renversées, les balustrades de pierres qui
environnent l'Esplanade furent couchées, la presque totalité
des vitrages de la gare fut brisée, soit plus de 3000.
La cheminée de la brasserie de la Fontaine fut renversée et
la serre de la préfecture complètement détruite.
-
- -
Découverte en octobre 1873, d'une statue antique horriblement mutilée, brisée en cent
trois morceaux. Un sculpteur, M.
Prosper Maurin, les dégagea et les juxtaposa avec art. Il reconstitua la statue
l'on baptisa alors " la Vénus de Nîmes
". Elle fut exposée pendant très longtemps au musée de
la maison Carrée, actuellement elle se trouve dans le cloître
de l'ancien collège des Jésuites. (musée d'archéologie)
-
- - Une annonce de l'Officiel du 23 décembre
1873, fit un gros effet dans la communauté catholique nîmoise, le
Président de la République nommait M. l'abbé de Cabrières, chanoine titulaire
et vicaire général honoraire de Nîmes, à l'évêché de Montpellier, en
remplacement de Mgr Le courtier. Le nouvel évêque prêchera pour la première
fois dans la Cathédrale de Montpellier le 11 février 1874.
- Le 28 octobre 1911, l'évêque de Montpellier se
trouvant au château familial à Cabrières, recevait du cardinal secrétaire
d'Etat, Mgr Merry del Val, une lettre lui annonçant que Pie X venait de le
désigner pour la prochaine promotion cardinalice.
- Le Cardinal de Cabrières décèdera le 21 décembre 1921,
des suites d'une congestion pulmonaire.
-
- En
1874, le 12 septembre, décès de François-Pierre Guilhaume
Guizot, né à Nîmes le 4 octobre 1787. Dès l'âge de sept ans, il eut
la douleur de perdre son père, qui périt sur l'échafaud révolutionnaire,
le 8 avril 1794, il se réfugiât à Genève, où il commença ses
études, en 1805 il vint à Paris faire son droit.
- Sous le règne
de Louis Philippe il fut tout à tour ministre de l'instruction
Publique, de l'intérieur et enfin aux affaires étrangères.
- Il
fut à l'origine de la loi qui porte son nom, loi Guizot du 28
juin 1833 sur l'instruction primaire, qui donne obligation
aux communes d'avoir une école primaire élémentaire et aux départements
une école normale.
-
-
- Quartier de l'Artillerie, route
d'Uzès - Carte Postale ancienne - Collection privée
-
- - Destiné aux militaires, la ville offre un terrain de quatorze
hectares, compris entre l'Hospice d'humanité, la route d'Uzès et la voie
ferrée, un chant de tir d'une longueur de dix kilomètres dans les garrigues
pour l'artillerie, un champ de manœuvre d'une contenance de quarante-cinq
à cinquante hectares situé entre la route d'Avignon et le chemin de Courbessac.
La ville s'engageait en outre à loger provisoirement les hommes et les chevaux
de la brigade d'infanterie dans les bâtiments de l'ancien hôpital et la caserne
des passagers.
-
-
- Premier
meeting aérien de Courbessac les 25 et 26 décembre 1920 - Carte
postale ancienne, collection Philippe Ritter.
-
- Par décision du 9 mai 1919, la municipalité
décide d'emménager à Nîmes un centre d'aviation Postale en remplacement du
terrain de Pujaut, on choisit pour cela le terrain situé à Courbessac et
servant de manœuvre à l'artillerie depuis 1874.
- "
En ce qui concerne le terrain de Pujaut son organisation temporaire est la
conséquence de la liaison postale organisée par le Ministre des Postes et
Télégraphes entre Nice et Avignon, (seul
arrêt régional des trains rapides Paris Marseille) il s’agit donc d’une installation provisoire et non celle d’un
aéroport important. Ce terrain est considéré au point de vue du réseau
général comme point d’atterrissage de force majeure. "
- L’artillerie
cèdera à l’aéronautique le champ de manœuvres de Courbessac d’une superficie
de 45 hectares, le nouveau champ de manœuvres choisi pour l’artillerie aura
une surface de 67 hectares.
- L'aérogare sera réalisée à partir du 30 juillet
1919 et le 19 septembre il sera mis à la disposition de la navigation
aérienne.
- Les 25 et 26 décembre 1920, un premier meeting
aérien aura lieu sur le terrain d'aviation de Courbessac, l'aviateur Gibert
exécutera sur un monoplan Blériot ses premiers exercices.
- Au fil des années deux écoles se développeront,
elles formeront des pilotes et des mécaniciens. En 1926, elle deviendra
l’école auxiliaire de pilotage N° 19.
- Dès la fin de 1942, la Base est occupée par
l’armée allemande avec un Ergänzungsgruppe, (regroupement de personnel)
en 1943 le général Allemand Student dirige un groupe d’entraînement de
parachutistes, la base devient alors une école de pilotage ainsi qu’une école
de parachutistes. De 1954 à 1964 Courbessac deviendra la base école 726,
destinée à la formation initiale des sous-officiers de l’Armée de l’Air.
- Par la suite, le 1er avril 1965 est créé sur la base de Nîmes, une unité à
vocation particulière pour revaloriser la fonction du fusiliers de l'Air en
formant les cadres d'active et les militaires du rang de tous les Escadrons de
Protection des bases FAS.
- Fermeture,
en 1996, du centre formation.
- Après deux ans de fermeture de la Base de Nîmes
Courbessac, création d'une Ecole nationale de Police suite à un arrêté du ministère de l'intérieur en date du 16
juillet 1998, cette école n'occupera que la partie située au nord de la route
d'Avignon.
-
- -
En juillet 1919, un groupe de citoyens décide de créer un stand de
tir à Nîmes. Ce stand fut établi dans la plaine, sur le chemin
du moulin Raspail.
- Cette
activité de tir à l'arbalète de la jeunesse nîmoise remonte
au XIVe siècle. Etait organisé alors, le jeux du Papegaï.
Il avait lieu toutes les années et le vainqueur était proclamé
roi des arbalétriers et jouissait de certaines immunités. Nous
retrouvons des références sur ce jeu datées de 1362, par la
suite Henri IV, accorda en 1604 des lettres patentes pour sa
continuation et les Consuls décidèrent qu'à l'avenir, celui
qui serait roi du Papegaï jouirait, pendant toute l'année
de sa royauté, de l'exemption entière de la taille.
- Cette
fête se passait sur la place aux herbes, le premier dimanche
de mai. Après des éliminatoires huit arbalétriers se préparent
à l'épreuve. Un coq (lou gaï) en bois peint en vert est dressé sur un
mai, l'oiseau tel une girouette pivotte au grés du vent. Les
champions doivent, l'un après l'autre, tirer une flèche, il
peut y avoir plusieurs tours, le premier qui touche la cible
en la projetant au ciel est sacré roi du Papegaï pour
l'année.
-
- En
1875, décision de percer la rue de la Banque, de la rue
Guizot à la place de la Maison Carrée. Les travaux seront terminés
en 1878. Elle s'appelait ainsi depuis la construction
de la Banque de France, en 1856, sur la place de l'horloge.
En 1900, elle sera dénommée rue du Général Perrier.
- «
On doit au général François Perrier,
président du Conseil Général du Gard,
l'organisation de l'Observatoire géodésique de
Montsouris et celle d'un Observatoire météorologique
sur le dôme de l'Aigoual, montagne qui domine sa ville natale,
Valleraugue. »
-
- -
Le 26 février le conservateur du musée, Numa Boucoiran,
prit possession de la collection Gower, 385 tableaux et 17 objets
d'art, tout cela fut entreposé dans la chapelle de l'ancien
Hôpital Général du cours St Antoine (Victor Hugo).
Il est décidé de transformer cet ancien Hôpital d'Humanité
en Palais des Arts, avec une bibliothèque, un musée, une Ecole
de Dessin, une Ecole de Musique, on y adjoindrait aussi le Mont
de Piété, le Conseil des Prudhommes, le prétoire des juges de
paix ainsi qu'une salle pour l'Académie.
- Des
travaux, confiés à l'architecte A; Granon, furent entrepris,
la bibliothèque fut installée en 1877 et le musée en 1880.
-
- -
Le 3 mars 1875, l'Opéra Comique représentera pour la première
fois " Carmen " de Bizet, d'après la nouvelle de Mérimée. C'est
en 1876 que fut levé l'interdiction qui pesait sur "
Les Huguenots ", Opéra en cinq actes de Meyerbeer,
il sera joué peu après.
-
- En 1876, un décret autorisa la construction des Quartiers
d'Artillerie, au chemin d'Uzès, pour le logement de deux régiments.
-
- -
Lors de la séance du 30 mai 1876,
le Conseil Municipal et son maire Adolphe Blanchard, adoptent un projet de
restauration de la cathédrale. Le devis s’élève à 400000 frs. A cet effet la
ville, inscrit à son budget une somme annuelle de 50000 frs pendant 6 années.
- A son arrivé à l’évêché, l’année
précédente, Mgr Nicolas-François Besson fut frappé de l’état de dénuement de l’édifice.
Sa première préoccupation fut sinon de reconstruire, du moins de restaurer le
monument en restituant son ancien caractère roman. Dans sa pensée, ce n’était
pas seulement l’intérieur mais aussi l’extérieur qui devaient être
rétabli.
- Profondément
pénétré des choses de l'art chrétien, il avait dès sa première tournée
pastorale remarqué le peu de soins que les architectes avaient pris, dans les
travaux religieux dont ils avaient été chargés, de se conformer à la pureté du
style et de l'art ; et au moment où il s'occupait de la restauration de la
cathédrale de Nimes, il publiait une ordonnance relative à la conservation des
monuments religieux, dite commission de l'art chrétien. Cette
commission se composait de MM. Gareiso, chanoine; Veissière, chanoine ; l’abbé
Boissin, curé d'Alais ; l'abbé Delacroix, curé de Bagnols ; l'abbé Azaïs,
aumônier du Lycée ; l'abbé Carrière, curé de Saint-André-de-Valborgne ; l'abbé
Blanc, curé de Domazan ; l'abbé Goiffon, archiviste de l'Evêché ; l'abbé Carie,
aumônier de l'école normale; l'abbé Jules Martin, professeur à Sommières ; Révoil,
architecte diocésain; Germer-Durand, bibliothécaire de la ville; de Lamothe, archiviste
départemental ; Lenthéric, ingénieur des ponts et chaussées Melchior Doze, directeur
de l'école de dessin ; de Cray ; le comte Armand de Pontmartin ; Domergue, à
Beaucaire ; Charvet, à Alais ; Lionel d'Albiousse ; Bruguier-Roure fils, à
Pont-Saint-Esprit.
- Mais ce sera seulement le cœur de
l’édifice, qui sera repris depuis ses fondations, sous direction de l’architecte
diocésain Henry Révoil.
- La consécration de ces travaux aura
lieu en présence de Mgr Besson le 26 octobre 1882.
-
- -
Le Conseil municipal décide le 7 novembre, que les deux compagnies
de Sapeurs Pompiers, n'en feront qu'une, l'effectif sera porté
à 152 hommes, soit 7 officiers et 145 sous officiers, caporaux,
sapeurs, tambour, clairon.
- Le
vieux matériel sera réformé et remplacé par l'achat de
deux pompes neuves type " sapeur pompier de Paris
". Elles seront utilisées pour la première fois le 28 avril
1877 sur l'ancienne ferme Pascal à Courbessac.
- Un
corps de musique de 35 musiciens sera attaché à la compagnie.
- Les
Sapeurs Pompiers seront logés à la mairie jusqu'en 1926, date
de leur transfert à la rue Notre-Dame, où ils resteront jusqu'à
la destruction de la caserne par le bombardement du 27 mai 1944.
-
- En
1877, l'évêque de Nîmes Mgr Besson acheta, en son nom personnel,
l'église Ste Eugénie à un particulier, ce dernier étant fabriquant
de billards.
- Les travaux de restructurations, de restaurations
intérieures, et de reconstruction de la façade actuelle dureront jusqu'à la fin
de 1884. Ils sont signés par M. Roy et Poitevin architectes et M. Royan
sculpteur.
- Vers 1905, à la séparation des biens de l'église et
de l'Etat, la chapelle est confisquée et attribuée à la ville de Nîmes. Elle est
cependant autorisée à rouvrir au culte à condition de supprimer les dévotions
corporatistes (teinturiers, ferblantiers, rétameurs, maçons…)
- On découvre l’existence de l’église Ste Eugénie, dans
le cartulaire du Chapitre de Nîmes, lors d’une donation faite le 23 janvier 956.
Cette information fait de Ste Eugénie le plus ancien édifice réservé au culte
encore en activité de nos jours.
-
- -
Le 1er octobre, le quartier général de la 15eme brigade d'artillerie
sera transféré à Nîmes. Le 26 septembre, la musique de l'école
d'artillerie fit son entrée solennelle dans la ville, précédent
l'état-major du 19 régiment d'artillerie, et le 3 octobre, le
général de Montluisant, commandant de la brigade, vint prendre
officiellement possession de son poste. En attendant que les
travaux du casernement fussent achevés, deux batteries furent
désignées pour aller tenir garnison à Uzès.
-
-
- Hôtel
de l'Académie, rue Dorée - Photo collection privée
-
- En
1878, le 22 février, l'Académie est
autorisée par décret à reprendre le nom d'Académie de Nimes. Elle avait
été précédemment reconnue établissement d'utilité publique, par un décret du 11
décembre 1871.
- Cette
institution avait, au XVIIe siècle, pour origine un cercle d'érudits. Il
fut appelé communément Académie, c'est au mois d'août 1682 que Louis XIV donna
à la compagnie le nom d' " Académie royale de Nismes ".
- Supprimée,
avec toutes les autres sociétés savantes par le décret du 8 août 1793, l'Académie
se reconstitua en l'an IX comme société libre des sciences et des arts, sous le
titre de Lycée du Gard.
- Elle
échangea, le 20 floréal an X (10 mai 1802), cette dénomination de Lycée
du Gard contre celle d'Académie du Gard.
- A
la restauration elle prendra le nom d'Académie
royale du Gard, pour redevenir Académie du Gard après 1848 et cela
jusqu'en 1878.
- Privé
de maison à l'époque révolutionnaire (immeuble de la rue
Séguier) les académiciens nîmois seront hébergés au
troisième étage de la Mairie jusqu'en 1912. Une souscription
permit de financer l'achat d'un immeuble au 16 de la rue Dorée,
qui est encore à ce jour, l'Hôtel de l'Académie.
- Faute
de disponibilité financière la façade resta lépreuse jusqu'en
1966, grâce à la générosité du Marquis de Lordat, la restauration
du bâtiment put alors être effectuée.
- Elle fut
confiée à l'entreprise Ritter. Très ancienne entreprise nîmoise
qui termina la construction de l'observatoire du mont Aigoual
à la fin du XIXe siècle, et qui, plus récemment dans les années
1990, redonnât toute sa splendeur à l'évêché, rue Guiran.
-
- -
Lors de sa séance du 19 août, le Conseil Municipal décide
d'abandonner à l'Etat le bâtiment de la manutention, ancien
couvent des Capucins, situé à droite de l'église Ste Perpétue,
(actuellement remplacé par l'hôtel Atria) à la condition
qu'il restaure la façade côté Esplanade, cette dernière n'étant
plus en harmonie avec les deux bâtiments qui se trouvent à sa
gauche. Ces derniers, l'hôtel du Luxembourg et l'église Ste
Perpétue furent tous deux dessinés par l'architecte Feuchère.
-
- En
1879, le 11 novembre, le Conseil Municipal vote un crédit
de 3000 frs pour les fourneaux économiques, (les resto du
cœur de l'époque) et organise la distribution gratuite de
soupe et de charbon. La couverture financière du Mont de Piété
sera augmentée.
-
- En 1880, le maire de Nîmes, depuis la chute de
l'empire était Adolphe Blanchard, très bon administrateur mais
d'un royalisme qui ne pouvait lui valoir désormais que l'inimité de la
Préfecture. Il eut l'obligeance de fournir lui même un prétexte à sa
révocation, le 14 juillet étant déclaré comme Fête Nationale, le maire ainsi
que ses adjoints refusent de fêter cet événement. Les foudres préfectorales s'abattirent,
ils furent suspendus immédiatement de leurs fonctions, et
leurs révocations définitives suivirent.
- Ce changement à la tête de l'administration municipale aura
d'importantes conséquences sur la vie et le futur urbanisme nîmois, dans les
projets retenus par l'équipe Blanchard, les halles centrales devaient se situer
entre la place Belle Croix et la place du château, la cathédrale devait voir son
côté levant dégagé par la démolition de maisons mitoyennes, ce projet sera
gelé, par la suite, en 1897, l'ensemble scolaire Belle Croix, Chapitre sera
construit sur cet emplacement, le Palais des Arts, en cours d’installation,
disparaîtra au profit d’un Lycée de Garçon.
- La nouvelle équipe du maire Margarot, pro gouvernementale,
accélèrera la laïcisation des établissements scolaires.
- Après dix ans de résistance, la nouvelle administration locale
acceptait les règles de la troisième République…
-
-
- Premier
Tramways à traction hippomobile - Photo ancienne, Musée
du Vieux Nîmes.
-
- - Le 28 juillet 1880, les premières lignes de
Tramways étaient livrées au public. Ces lignes comprenaient en premier lieu :
L'avenue Feuchères et le pourtour des boulevards en passant du côté ouest et du
côté est de l'Esplanade, en second lieu une ligne partant de l'octroi du chemin
de Montpellier et aboutissant en face du quartier d'artillerie. A traction hippomobile
à ses débuts, avec 6,544km de long, il atteint près de 12,754
km en 1899, les chevaux avaient alors cédé la place à l'électricité.
A partir de 1910 il passera à 19 km 370.
- En 1899, mise en service
de la centrale électrique des Tramways par la S.A. des tramways de Nîmes à Lyon absorbée vers
1910 par la Cie générale des tramways électriques ; à partir de
1926 le site ne sert plus que de dépôt des tramways et atelier
d'entretien. Elle était située, rue des Marronniers, rue
Docteur-Calmette et rue de Quatrefages.
- C'est en 1947 que le remplacement
des Tramways par des trolleybus ou autobus fut envisagé. En
final le choix se porta sur les autobus pour des raisons financières.
- Dès octobre 1949, cinq premiers
autobus furent mis en service sur la ligne " Fontaine-Justice
" dont des prolongements permettaient la desserte des hameaux
de St Césaire et de Courbessac.
- En octobre 1950 quatre autobus supplémentaires
permirent d'équiper la ligne du chalet et de créer un circuit
passant par la rue Bonfa qui remplaçait la ligne de la Croix
de fer.
- En juillet 1951, sept nouveaux autobus
faisaient disparaître les derniers Tramways existants.
-
- - Le 20 novembre, un terrible accident
de chemin de fer se produisit à la gare de Courbessac. Un train
de marchandises chargé de bestiaux, engagé sur la rampe qui
remontait à la station du mas de Ponge vit son attelage se rompre
au niveau des derniers Wagons. Ceux-ci descendirent avec une
rapidité vertigineuse et vinrent se broyer, dans la gare de
Courbessac, contre le talus qui sépare, à cet endroit, la ligne
du chemin de fer de la route d'Avignon. Il y eut malheureusement
deux morts à déplorer.
-
- En 1881, la physionomie d'une partie de l'intérieur de Nîmes
allait changer d'aspect par suite de la construction des Halles, inaugurées en
1884, et de l'agrandissement des rues Crémieux et Général Perrier.
-
- -
Le 23 février, le conseil municipal décide la laïcisation des
écoles primaires. Le 21 avril, une notification aux religieux,
enseignants frères et soeurs, de vider sous les quarante huit
heures les locaux des écoles communales, ils seront remplacés
par des enseignants laïques. Pour maintenir l'enseignement religieux,
des écoles libres s'ouvrirent alors rapidement, en juin de la
même année des frères établirent une école au couvent des Récollets,
dix classes furent installées. Pour permettre d'accueillir tous
les élèves, on format deux sections, une venait le matin l'autre
le soir, par la suite d'autres écoles ouvriront, rue Bossuet,
rue d'Aquitaine, cette dernier étant transférée rue Enclos-Rey
en 1890, une école sera construite rue de l'Agau près des halles
(actuellement rue nationale) elle ouvrit à la rentrée
d'octobre en 1883, une autre école sera construite, en 1895,
rue des Chassaintes, face au grand séminaire. Les maîtres seront
logés, rue de la Poudrière, dans un ancien établissement scolaire.
Les écoles seront gratuites et fonctionneront grâce à des dons.
-
-
- Construction
du Lycée de Garçons - Photo prise le 14 juin 1884, document
musée du vieux Nîmes.
-
- Le
lycée de Garçons 20 ans plus tard - Carte postale ancienne,
collection privée.
-
- - Le 12
novembre 1881, décision de construire un lycée de
garçon sur l'emplacement du "Palais des Arts",
l'ancien hospice d'humanité. Pour l'agrandir, les vieilles
constructions du faubourg St Antoine furent rasées. La façade
de l'architecte Charles Durand sera conservée, les travaux
seront terminés en 1887. Il sera construit sur les plans de
Feuchères et Randon de Grolier son coût 3200000 frs. Le
lycée prendra le nom de l'écrivain nîmois,
Alphonse Daudet le 10 juillet 1963. Cet établissement reçut
quelques futures personnalités comme professeurs ou élèves,
Gaston Doumergue, Président de la République, Gaston
Deferre, Ministre et Maire de Marseille, Gaston Boissier de
l'Académie Française...
-
Le musée Lapidaire nouvellement
installé dans le Palais des arts retournera à la
Maison Carrée. A cette occasion, la Salamandre de François
Ier, restaurée par M. Dalgue, sera exposée sur la
place, sans protection, elle sera mutilée une nuit par une
main criminelle.
-
- -
Le Vistre de Nîmes, qui
coulait à découvert au quai Roussy, fut recouvert et l'ancien quai transformé
en une belle avenue, l'Avenue Carnot. Le lavoir public qui fermait le quai
Roussy, du côté de la rue Notre-Dame, fut supprimé pour le plus grand bien de
l'hygiène de ce quartier.
-
- -
Achat par la municipalité de l'ancien Théâtre des Variétés situé
rue des Chassaintes, afin d'y établir un magasin de décors de
théâtre.
-
- En
1882, la municipalité vote un budget de 6500 frs destiné
à l'acquisition de maisons place de l'Oratoire, pour y construire
une nouvelle école publique. Dans la même séance elle décide
de créer un cours supérieur pour les jeunes filles, cette dernière
mesure sera fort contestée par les conservateurs qui ne voyaient
pas d'un très bon œil l'émancipation intellectuelle des jeunes
filles.
-
- -
Le 5 février 1882, le Conseil Municipal remet un drapeau au
corps des Sapeurs Pompiers de Nîmes, pour services rendus,
cette cérémonie a lieu place de l'hôtel de
ville. Elle est présidée par le Maire Ali Margarot.
L'année suivante, (le 13 février 1883) le Conseil
Municipal vote l'achat de 2 pompes à deux roues de la maison
Thirion, l'inventaire du 31 décembre 1883, nous donne la
composition du matériel affecté aux pompiers : 8
pompes neuves avec avant train, et deux anciennes à 4 roues,
dont une reste à demeure à St Césaire. Le 23
septembre la compagnie est armée de fusils Remington, de type
Egyptien.
-
- Les
Halles centrale en 1910 - Carte postale ancienne, collection
privée
-
- En
1883, le 16 avril, mise en adjudication au rabais de la
Construction des halles Centrales, l'affaire sera rondement
menée, les travaux seront achevés fin octobre 1884. L'inauguration
sera célébrée par le maire Ali Margarot par les fêtes du 9 et 10
novembre. L'adjudication pour la location des places ne se réalisera
que le 24 novembre et ce n'est qu'au début décembre que les
étaliers ouvriront enfin leurs bancs.
-
- En
1884, vers
le commencement du mois de juin 1884, une épidémie cholérique,
vraisemblablement apportée par un navire revenant du Tonkin,
se déclare à Toulon, l'épidémie ne tarde pas à toucher Marseille.
Pour prévenir tout évènement, l'hospice de santé, situé avenue
de la Plate-Forme (maison de santé Protestante située
Avenue Franklin Roosevelt) sera réservé aux cholériques,
en parallèle on pris des mesures exceptionnelles de salubrité
et de propreté. Nîmes restera indemne, les quelques cas qui
se présentèrent ne touchèrent que des voyageurs des localités
contaminés.
-
- -
Le 6 novembre, suite
à l'achèvement et la mise en service des Halles Centrales, le Conseil
municipal décide de fermer, à partir du 1er décembre suivant, la poissonnerie
située entre la place Belle-Croix, ainsi que les marchés tenus Belle-Croix,
place du Chapitre et place aux herbes. Il est interdit à tout industriel, ou
marchand de s'installer sur ces emplacements. La Direction des Régis
municipales et M. le Commissaire Central de police sont chargés, chacun en ce
qui les concerne, de l'exécution du présent arrêté.
-
- En
1885, le 21 mars, mort de Paulin Talabot, ingénieur du canal d’Aigues-Mortes à Beaucaire, il
participa aussi au projet de canal d'Alexandrie â Suez.
- Directeur
général du chemin de fer PLM, il a aussi à son actif
la ligne Alès, Beaucaire, la gare de marchandise, ainsi
que la ligne Avignon, Montpellier avec le viaduc de chemin
de fer, la gare de Nîmes et le réseau de chemin de fer Algérien.
- Il
fut le patron des mines de la Grand'Combe, de Bessèges et d'Algérie.
Cet homme très actif fut aussi un politicien Nîmois, conseiller
Général et Député.
-
- -
Le 20 avril au matin la ville apprend avec stupeur
le suicide de son maire, Ali Margarot. La banque qu'il
dirigeait était à la veille de suspendre ses paiements, le 24,
le Tribunal nommait deux syndics de faillite comme liquidateurs
judiciaires.
-
-
- Façade
de l'ancien théâtre de la Renaissance - Photo montage GM.
-
- -
Un premier incendie consumera le Théâtre de la Renaissance
le jour même du suicide de Ali Margarot, Maire de Nîmes, dans la nuit
du 21 au 22 avril 1885. Il ne sera relevé de ses ruines qu’en
1887.
-
- Construit au milieu du XIX° siècle, à l’angle de la place des Carmes et
de la rue Séguier, sur l’emplacement de l’ancienne Eglise des Carmes et le presbytère
étant resté accolé à ce lieu de spectacle, le curé de la paroisse St Baudile, gêné
par les « orgies » nocturnes protestera lors de sa reconstruction,
un contre-mur
séparera son logement du théâtre ; cette séparation sauvera le presbytère des
flammes lors du deuxième incendie du 6 juin 1893.
- Le Phénix fatigué ne se relèvera plus, un grand
magasin lui succèdera, la magnifique façade sera conservée, depuis 1998, elle
orne le bâtiment reconstruit en arrière plan, de l'Université des Sciences et
Techniques des Carmes.
-
-
- Démolition
de la Bourse du Travail en 2005, place Questel - Photo GM.
-
- En
1886, création de la Bourse du
Travail à Nimes, deuxième de France après Paris, elle sera installée au 7, rue
St Paul (actuellement rue Benoît Malon) ensuite au 14,
rue Pavée (actuellement rue Fernand Pelloutier). C'est
seulement le 19 avril 1969 que le maire de Nîmes Emile Jourdan inaugure
la Bourse du Travail dans les anciens locaux de la Maison de
l'Agriculture de la place Questel, réalisée en 1925 par
l'architecte Max Raphel. Ce bâtiment cédé par la municipalité à un promoteur
immobilier, sera rasé, en fin 2005, pour laisser la place à un immeuble d’habitation.
-
- En
1888, le docteur Charles Perrier (1862-1938) sera
médecin à la prison Centrale jusqu'en 1911. Il effectua deux
études d'anthropométrie,
publiée en 1900 et en 1905.
- A ne
pas confondre avec le docteur Perrier Louis Eugène, né en 1835
à Domessargues et mort en1913 à Nîmes, qui se rendit acquéreur
de la source des Bouillens à Vergèze et la mit en exploitation
en lui donnant son nom. Il sera Conseiller général et fera fonction
de maire de Nîmes de janvier à mars 1871.
-
-
- Le
Kiosque à musique de l'Esplanade - Carte postale ancienne, collection
privée.
-
- En
1889, le 16 décembre, mise en
concours des différents projets de réalisation d'un Kiosque à musique sur l'esplanade,
l'architecte, Max Raphel est choisi. Il réalisera cet ouvrage à forfait pour
la somme de 12000 frs. Le Kiosque sera inauguré en 1891. Quatre-vingt ans plus
tard au début des années 1970, il sera démonté tout comme la fontaine Pradier,
pour permettre la construction d'un parking souterrain sous l'Esplanade, la
fontaine reprendra naturellement sa place, le Kiosque lui, subira un sort moins
heureux, il disparaîtra sans laisser de traces après avoir rouillé quelque
temps dans un entrepôt...
- Ce
kiosque sera installé à la place du cosmographe, ce dernier avait été acheté et
installé sur l'esplanade suite à l'exposition industrielle qui s'était tenue
pendant 4 mois en 1863. C'est la pace d'Assas qui héritera provisoirement
de cet appareil jusqu'en jusqu' en 1902, date ou le monument commémorant les
combattants de la guerre de 1870-71 sera installé sur cette même place. Son
périple ne s'arrêta pas
là, rendez-vous en 1902.
-
- En 1891, début
de la mise en place du premier réseau
téléphonique. A partir des cabines téléphoniques publiques,
en urbain, la taxe était de 25 ctes par unité de conversation
de 5 mn. Mais il y avait des cartes moyennant un abonnement
spécial de 40f. L'abonnement des particuliers possédant un poste
revenait à 200f par an pour le raccordement principal aux réseaux
de Béziers, Sète, Montpellier, Nîmes et Narbonne. En 1893 il
y aura 45 abonnés en ville ou proximité.
-
-
- La
Gare de la Camargue - Carte postale ancienne, collection privée.
-
- En
1892, création du chemin de fer de la Camargue, conçu pour
alimenter en sel l'usine Péchiney à Salindres. Ouverture de
la ligne Arles Salin-de-Giraud en 1892, Arles Nîmes en 1901
et Bouillargues St Gilles en 1902. Elle avait des installations
à voie métrique. La " gare de la Camargue "
de Nîmes sera édifiée en 1901, elle était située au sud du Boulevard
Jean-Jaurès sur l'emplacement du Lycée Camargue, le bâtiment
servira de caserne des Sapeurs Pompiers à partir de 1955 jusqu'à
sa démolition en 1957.
-
- En
1893, le
3 août, le Conseil municipal se prononça pour l’aménagement du Bureau de
bienfaisance dans des locaux communaux de la rue Dorée, il était à l’époque
logé dans une annexe de l’hôtel Rivet, rue Nationale (ancienne Préfecture),
où logeait alors, dans sa plus belle partie, le collège laïque de jeunes
filles.
- A
cette époque son fonctionnement confessionnel fut mit en cause, il fut longuement
question de le laïciser. Cette laïcisation fut encore évoquée sans aboutir au bureau de
cette institution dans la séance du 6 juin 1896 et celle du 10 février 1899. Ce n’est qu’après les élections de mai 1900 qui permirent le
renouvellement d’une partie du bureau, que ce dernier, dans sa déclaration du 22
février 1901 annonça la laïcisation de ses services à partir du 1er janvier
1901.
-
-
- Galerie
Jules Salles, boulevard Amiral Courbet - Carte Postale ancienne
- Collection privée.
-
- En 1894,
le 5 mai, inauguration
de la Galerie des Arts, construite sur le Bouvard Amiral Courbet,
elle sera léguée à la municipalité le 5 juillet suivant par le peintre Jules Salles, cette galerie portera son nom. Elle
fut construite sur les plans de l'architecte Max Raphel. Les
deux statues allégoriques de la façade (la peinture et la
musique) seront réalisées par le sculpteur Léopold Morice. Jules
Salles décèdera en 1901.
- L'architecte
Max Raphel (1863-1943)
réalisera de nombreux ouvrages à Nîmes, le Kiosque
à musique de l'Esplanade en 1889, l'école Belle-Croix en 1897,
le Musée de Beaux-Arts en 1902 et la Bourse
du Travail en 1925.
-
- -
Une circulaire du 26 septembre, du ministre de l'intérieur interdit la corrida
à Nîmes; Une imposante manifestation mobilise la population, finalement la
ville décide de résister une corrida se déroulera le 14 octobre, avec le
soutien et la présence de Frédéric Mistral. Ce jour là dans
l'amphithéâtre ce fut un véritable délire.
- Un
commentateur de l'époque Georges Reboul nous décrit la scène : « Quand il parut, grand, très droit, coiffé de
son feutre immense, la tête haute fière, encadrée de longs cheveux blancs, nous
étions là vingt mille, qui l'accueillîmes par une clameur inouïe. Très calme,
avec une aisance familière, il salua d'un geste large, empreint de noblesse et
de majesté... En cette minute sublime, Mistral était beau comme le dieu de la
Patrie ! »
-
-
- Eglise St Luc avant et après
1934, à
la Croix de Fer.
-
- - Début des travaux de la construction de l'église Saint Luc,
à la Croix-de-Fer, elle coûtera 200000 frs, l'architecte choisit pour
cette construction est Félicien Allard. Son inauguration aura
lieu le 7 mars 1897, elle est d'abord chapelle paroissiale, avant d'être bénite en 1898 par
Monseigneur Béguinot. Pour Saint-Luc, on fait appel aux meilleurs ouvriers :
Henri Girauden, spécialiste des voûtes, M. Mora, mosaïste de la cathédrale de
Marseille, M. Cade, ferronnier. Le plan géométral choisi est celui d'une croix
latine, l'ordonnance de l'édifice est de style roman fin XIIe, avec des arcs
plein-cintres, des fenêtres géminées, des tourelles et des échauguettes. A
l'intérieur, les arcs romans de la nef côtoient les arcs doubleaux et les
voûtes ogivales. Pour l'ossature de l'édifice, l'architecte a l'idée d'alterner
pierres de Beaucaire et pierres de Castillon, de coloris différents. La tour du
clocher est alors composée de deux étages au-dessus de la porte. Une terrasse,
garnie d'une balustrade en pierre termine la tour à 25 mètres de haut. Ce n'est
que bien plus tard, en 1934, qu'on décide, sous la férule du père Bourrier curé
de l'époque, de surélever la tour avec une lourde statue de
Notre-Dame-de-la-Salette. C'est toujours cette statue qui domine le monument. La
pause de la statue devait faire une victime. Le 13 mars 1934, à 15 h 45, alors
qu'on s'apprête à poser le buste lourd de 1 500 kg, un câble rompt et tout
s'écroule. Le maçon Vincent Mas est entraîné par la chute du bloc de pierres.
Il a la tête écrasée par le treuil et meurt sur le coup.
-
- En 1895, on créa le
Muséum d'histoire Naturelle, dans les locaux de l'ancien
Lycée de la Grand’rue, inauguré le 5 mai 1895, il
est un des plus important parmi ceux de province, il a été
formé par des dons faits à la ville par de généreux
savants : Séguier, .Abbé Desroches, .Dr Amoreux,
Crespon, etc... et de nombreuses acquisitions, mis en ordre par M.
S. Clément, Conservateur du Muséum. Il comprenait 3
étages, longs de 58m et larges de 10m.
-
Description en 1900
-
- Au premier : (2 galeries) Anatomie comparée,ethnologie,
mammifères, oiseaux, mollusques; A noter un remarquable
taureau espagnol empaillé par M. Santot, de Nantes.
-
- Au deuxième : (2 galeries) Oiseaux, reptiles, batraciens,
poissons, mollusques, annelés, zoophytes.
-
- Au troisième : (3 galeries) Entomologie, botanique,
géologie, minéralogie, paléontologie,
préhistoire. A l'extrémité, reconstruction
originale de l’homme néolithique, avec ses armes, ses
vêtements et ses parures ; à côté, un
dolmen et un menhir reproduit d’après nature
-
-
- Le
Musée Lapidaire, cloître des Jésuites - Carte postale ancienne,
collection privée.
-
- En 1896, on réunit, dans une
partie de l'ancien Collège , situé entre la Grand'rue et le
Boulevard Amiral Courbet, tous les débris,
stèles, inscriptions, bas-reliefs, sarcophages, colonnes, chapiteaux et
antiques répartis un peu partout dans la ville, et on créa ainsi le Musée
Lapidaire et Epigraphique.
- Ce
lieu chargé d'histoire vit passer les Templiers, l'ordre de
St jean de Jérusalem, l'ordre de Malte, l'Hôpital St Marc, le
Collège et Université des Arts en 1540.
- Après
la Révolution, suite au décret du 7 mai 1803, le collège de
Nîmes y sera rétabli et fonctionnera jusqu'à son remplacement,
en 1887, par un nouveau Lycée de garçons, boulevard
Victor Hugo. (Lycée
Alphonse Daudet depuis le 10 juillet 1963)
-
- -
C'est en juin 1896 que la première séance de cinématographe
Edison fut réalisée à Nîmes dans une salle du premier étage
du café le Tortoni, son entrée était située place de la Salamandre.
C'est actuellement l'entrée du Monoprix.
-
- En 1897, les malades étant
hébergés dans les locaux vétuste de l'Hôtel-Dieu (actuellement Chambre de Commerce
et Foyer Maurice Albaric), ils dataient d'Henri
IV. Le Conseil municipal admit le principe de la construction
d'un nouvel Hôpital et, dès l'année suivante, la ville de, Nimes achetait dans
ce but un vaste terrain en bordure du chemin de Saint Césaire. C'est
seulement en 1911 que les travaux de terrassement et d'aménagement du sous-sol
furent entrepris. La guerre de 1914 vint les interrompre.
- La question fut reprise en 1923 et on décida alors de construire
le nouvel hôpital sur l'emplacement qui s'étendait à proximité de l'Hospice
d'humanité. Le projet, cette fois, devait être mené à bon terme. Le 12 octobre
1924 Gaston Doumergue, Président de la République, posait solennellement la
première pierre du Centre médical.
- 10 ans plus tard était achevé le groupe de
bâtiments qui succédait avantageusement à la construction vétuste qui s'élevait
sur les lieux où, en 1313 Raymond Ruffi avait, fondé le premier Hôtel-Dieu.
-
-
- L'école
de la place Belle Croix - Photo Ancienne, collection privée
-
- - Le 3 avril, le Conseil municipal décide
de construire le groupe scolaire de la Place Belle Croix
(Berlioz), il sera livré à l’académie
dix sept mois plus tard. L'architecte sera Max Raphel.
- Historique du lieu : Les Pénitents désireux de posséder une chapelle jetèrent alors les yeux sur
l'ancien réfectoire des Chanoines qui avait pendant quelque temps servi de
cathédrale, situé à la place de la Belle-Croix et qui, depuis longtemps ne
servait à rien ; le Chapitre consentit à leur inféoder ce bâtiment, moyennant
une albergue perpétuelle de 300 livres de cire blanche, payable à la
Saint-Martin de chaque année ; l'acte en fut passé, le 13 avril
1745.
Le
Parlement de Toulouse ayant autorisé ce bail d'inféodation par arrêt du mois de
mai suivant, les Pénitents firent commencer les réparations et les bâtiments
nécessaires pour leur usage. Les travaux marchèrent rapidement. Dès le 14 mars
1746, les Pénitents obtinrent permission de l'évêque d'y transférer leurs
exercices. Les réparations étant enfin terminées, la chapelle fut bénite par le
Vicaire-général, le 3 décembre de la même année ; cette cérémonie fut suivie de
la bénédiction d'une cloche; le lendemain, dimanche, on y célébra la messe en
présence d'un grand nombre de confrères.
La Confrérie se
distingua toujours par sa piété et son zèle pour la religion ; elle se chargea
du soin des prisonniers et des dernières consolations à offrir aux condamnés à
mort. Chaque semaine, plusieurs des ses membres avaient mission de veiller à ce
que les prisonniers eussent toutes les satisfactions compatibles avec les
exigences de la justice. Lorsque les tribunaux avaient porté une sentence de
mort, la Confrérie s'efforçait d'adoucir les derniers moments du condamné, de
lui procurer les secours religieux ; le jour de l'exécution, des prières
publiques étaient faites dans la chapelle, le Saint-Sacrement exposé, et les
associés se chargeaient des frais de sépulture.
- La Révolution
vint brusquement mettre un terme à son développement et la faire disparaître
pour toujours.
- Il est
difficile de déterminer la date à laquelle les Pénitents-Blancs de Nimes se sont
dissous. On trouve seulement sur les registres de l'œuvre la mention par
laquelle à la date du 8 mai 1790 le frère sacristain Ratier retire de la
sacristie un certain nombre d'objets qu'il avait donnés à la confrérie le 4
février 1781 et en donne décharge. Il est probable que cette opération coïncida
avec l'inventaire ordonné par les lois de la Constituante. Le 20 avril 1790, la
chapelle des Pénitents était encore ouverte, puisque les catholiques nimois s'y
réunirent pour adresser à l'Assemblée nationale une pétition restée célèbre.
- Conformément
à la loi du 24 août 1792, les biens inféodés par le chapitre aux
Pénitents-Blancs devenaient propriété nationale. Par application d'une autre loi
du ;28 ventôse an IV, ils furent vendus à l'amiable, sur le pied de leur valeur
en 1790. Jean Tur, négociant, fit une soumission d'achat; le sieur Chambaud fut
désigné comme expert par l'administration, et Jacques Archinaud par l'acquéreur
éventuel.
- Le 28 février
1868, la municipalité vote les fonds pour la construction
d’un marché couvert place du chapitre. A cette
époque la place du chapitre et la place Belle-Croix sont
reliées par une galerie spacieuse, les hautes et fraîches
voûtes de la poissonnerie, (héritées de
l’ancienne chapelle des Pénitents Blancs),
percées au nord et au sud, sont constamment traversées
par de forts courants d’air qui l’assainissent et la
purifient, et les deux places sur lesquelles elle débouche
sont marquées en quelques sorte pour être le rendez
vous normal des vendeurs et leurs chalands…
-
- En 1898,
construction du groupe scolaire du Mt Duplan, architecte G. Arnaud,
le Conseil Municipal, le 3 février, décide de réaliser
le 1er étage en pierre de taille de Fonvieille, cette dernière
étant plus facile à l’emploi et surtout moins chère
que la pierre de taille de Beaucaire utilisée pour le
rez-de-chaussée.
-
- -
Le 26 mai, installation de l'école supérieure de filles
dans les locaux de l'école communale de la rue Jean Reboul,
auparavant l'école était installée rue Robert, 6
salles de classes seront créées, une sale de
physique/chimie, une salle de dessin et une salle de couture, il y
aura aussi un réfectoire avec cuisine pour les élèves.
- Historique
du bâtiment : Les protestants sont autorisés par Louis
XIV en 1654, à construire un hôpital dans un jardin de
la rue Carreterie (Jean Reboul) face à l’hôpital
catholique (Hôtel Dieu) Cet hôpital sera interdit en
1667. Sous l'épiscopat de Mgr Cohon ce bâtiment
deviendra « La Providence », établissement
chargé de la conversion et de l’éducation catholique
des enfants de Protestants... En 1794 il sera transformé en
hôpital militaire, par la suite en 1817, les Frères de
la Doctrine Chrétienne l’occuperont jusqu'à ce qu’il
devienne un établissement scolaire à partir 1882.
- Rasé dans les années
1970, il est devenu depuis un parking privé.
-
- - Le 3 août, l’adjudication au
« droit de récolter les truffes » dans
la forêt Communale de Nîmes ayant expiré le 15
avril, l’administration Municipale, d’accord avec
l’administration des forêts, demande au Conseil de décider
qu’il soit procédé pour une nouvelle période
de 5 ans, à la reconduction du droit de récolter les
truffes.
-
- - Le 7 novembre, L’entreprise
relative à l’entretien des horloges publiques expire le 31
décembre. Le Conseil Municipal décide de mettre cette
entreprise en adjudication pour une période de 3 ans, à
partir du 1er janvier 1899, aux clauses et conditions de de
l’entreprise qui va prendre fin.
-
- En
1899, en juin Mireille sera joué dans
les Arènes de Nîmes, pour la première fois des décors panoramiques
occuperont une bonne partie des gradins. Cet opéra
en trois actes fut réalisé par Charles Gounod d'après le
poème de Frédéric Mistral.
-
-
- Les Trois Piliers route de Sauve,
Tramways électrique - Carte
Postale Ancienne - Collection privée.
-
- - Cette même
année (1899), mise en service de la centrale
électrique des Tramways par la S.A. des tramways de Nîmes
à Lyon absorbée vers 1910 par la Cie générale
des tramways électriques ; à partir de 1926 le site ne
sert plus que de dépôt des tramways et atelier
d'entretien. Elle était située, rue des Marronniers,
rue Docteur-Calmette et rue de Quatrefages.
-
C'est en 1947 que le remplacement des Tramways
par des trolleybus ou autobus fut envisagé. En final le choix
se porta sur les autobus pour des raisons financières.
-
Dès octobre 1949, cinq premiers autobus
furent mis en service sur la ligne " Fontaine-Justice "
dont des prolongements permettaient la desserte des hameaux de St
Césaire et de Courbessac.
-
En octobre 1950 quatre autobus supplémentaires
permirent d'équiper la ligne du chalet et de créer un
circuit passant par la rue Bonfa qui remplaçait la ligne de
la Croix de fer.
- En juillet 1951, sept nouveaux autobus
faisaient disparaître les derniers Tramways existants.
-
- Georges
Mathon, janvier 2007
-
- -oOo-
-
- Suite
des Cahiers d'histoire "NÎMES À LA BELLE ÉPOQUE 1900-1914"
-
- >
NIMES
AU XIXe - Les
cahiers d'histoire, 1800-1899 (texte
et photo)
- >
NIMES
AU XIXe - Les
cahiers d'histoire (texte à imprimer)
- >
NIMES À LA
BELLE ÉPOQUE, 1900-1914 (texte et photo)
- >
NIMES
AU XXe - Les
cahiers d'histoire (texte à imprimer, en cours d'écriture)
-
- EN
SAVOIR PLUS
- >
Liste
des Maires de Nîmes de 1790 à nos jours.
- >
Liste
des évêques de Nîmes.
- >
Liste
des Préfets du Gard de 1800 à 1938
-
- PHOTOS
ANCIENNES DE NIMES EN HAUTE DEFINITION
- >
Crédit
Photographique
-
-
-
|