- Carmen
dans les Arènes avec Niménio II, le 26 juillet 1979 - Photo
Michel Pradel, collection Alain Montcouquiol
-
- Ce genre de spectacle perdurera
jusqu'en juillet 1979 avec la participation de Niméno II.
(Christian Montcouquiol)
-
- - Le 8 juin 1900,
installation à la Maison Carrée d'un contrôleur
de ronde, d'autres postes pourraient être établis et
contrôlés pendant la nuit par un agent préposé
à la surveillance sur d'autres points jugés utiles. Il
est prévu aussi, l'installation de deux lampadaires illuminant
l'escalier d'accès du monument. Un crédit de 200 frs
est voté.
- (ce contrôleur,
situé à environ un mètre du sol, est encore
présent à droite de la porte d'entrée de la
Maison Carrée)
-
- VALLERAUGUE
- Statue bronze du Général Perrier - Carte postale collection
G. Mathon.
- Cette
statue a été fondue sous l'occupation, 1942, et remplacée
récemment par une statue en pierre.
-
- - Réunion du
Conseil Municipal du 3 août 1900, décision de donner le
nom de Général Perrier, à la rue de la banque,
mal dénommée, puisque la Banque de France (actuellement
Maison de l'emploi) a son entrée côté rue de
l'horloge.
- De nombreuses personnes
relayées par la presse locale avaient exprimé le désir
de baptiser cette rue de la ville du nom du Général
Perrier.
- Biographie
du général
Perrier (1833-1888).
- A
sa sortie de l'école polytechnique, François Perrier,
devient élève de l'Ecole d'état-major. Il
dirigea à l'École supérieure de Guerre
l'instruction scientifique de l'Armée, et réorganisa le
Service géographique du Ministère de la Guerre. Perrier
fut chargé en 1870 de commencer les opérations de
révision de la méridienne, Après avoir contribué
à faire entrer en 1871 la France dans l'Association géodésique
internationale, Perrier représenta le Service géographique
français aux sessions générales de cette
Association. II s'est rendu célèbre en créant
des méthodes nouvelles, en perfectionnant les instruments de
mesure, en faisant plusieurs triangulations. On doit à Perrier
l'organisation de l'Observatoire géodésique de
Montsouris et celle d'un Observatoire météorologique
sur le dôme de l'Aigoual, montagne qui domine Valleraugue, sa ville natale.
Membre, puis président du Conseil général du
Gard. (1883-1888). Membre du bureau des Longitudes (1873). Chef du
Service géodésique au Ministère de la Guerre,
(1879) et en 1886 général de brigade.
-
- -
En 1901, le 1er juin,
le fumier se trouvant sans valeur, à cause de la mévente
des vins et du marasme qui paralyse toutes les affaires en général,
l'adjudication de l'entreprise du fumier du marché aux
bestiaux n'a pas trouvée d'acquéreurs, la ville se
retrouve obligée de faire procéder à ses frais
au balayage et à l'enlèvement du fumier.
-
- - Le 23 octobre,
délibération sur la construction d'un lavoir public au
quartier de la Croix-de-fer, sur un terrain de 2951 m2, appartenant
aux hospices, situé à côté du groupe
scolaire de la rue Bonfa.
- Un premier projet prévoit
un lavoir de 120 places, avec 2 bassins, une couverture en tuiles
plates de Marseille. L'entrée est prévue rue Bonfa, à
gauche 4 pièces pour le gardien, à droite une buanderie
ainsi que des cabinets d'aisances.
- Après discutions
le projet sera réduit à 80 places et la maison du
gardien supprimée. Ce lavoir sera réalisé et
fonctionnera jusqu'au début des années 1950.
- Démoli, il sera
remplacé par un immeuble, et le local du Comité de
Quartier.
-
-
Eolienes et lavoir de Marguerittes - Carte Postale ancienne - Collection privée.
-
- - Le 30 octobre,
adduction d'eau du hameau de Courbessac. Un premier projet d'un
montant évalué à 60000frs, comprenant une
conduite de 120mm, branché sur la grande conduite de 800mm de
la ville branchée au point kilométrique 15700, de la
route d'Avignon, un moulin, système américain, Stel
Quen,(éolienne sur une tour métallique) un réservoir
de 500 m3, une conduite de distribution avec vannes, robinets,
bornes-fontaines ainsi qu'une fontaine avec abreuvoir sur la place de
l'église.
- Un autre projet présenté
par M. Sigalon comme moins coûteux consistant à amener
l'eau depuis la porte d'Alais élevée avec des machines
à vapeur est rejeté. Il générerait des
frais de fonctionnement et d'entretien trop important.
- À fin de prendre
une décision définitive pour l'adoption du premier
projet, une seule recommandation est faite, celle de s'assurer auprès
des communes de St Gervasy et de Marguerittes de la durée de
chômage du moulin à vent (St Gervasy-Marguerittes) par
rapport au vent. Ce moulin étant à peu près dans
la même zone que Courbessac.
- Si le chômage eut
été trop long, il aurait fallu alors donner au
réservoir à construire à Courbessac de plus
grandes dimensions.
- MM. les Maires de St
Gervasy et de Marguerittes consultés, ont déclaré
que le chômage, du moulin à vent en usage pour
l'élévation des eaux dans leur commune, n'a jamais
excédé 48 heures.
- Le réservoir
projeté sur le point haut du quartier Fontille Courbessac
devant contenir 500 mètres cubes, soit une provision d'eau
pour 10 jours, ce projet est définitivement adopté le
22 novembre 1901.
-
- Sporting
Club de Nîmes, 1901-1937.
-
- - Création en 1901
du Sporting-Club de Nîmes. Cette société
développera plusieurs sections : Football-Association, Tennis,
Sports Athlétiques, Natation, Préparation Militaire.
- Son terrain d'honneur
sera situé route d'Arles jusqu'en 1914, ensuite il déménagera
rue du jeu de Mail. (cette rue prendra le nom de Jean Bouin en 1934,
qui donnera son nom au stade). Un projet d'amélioration datant
de 1929 sera concrétisé par l'inauguration du 18
octobre 1931 en présence de Gaston Doumergue, ancien Président
de la République. (1)
- Suite à des
difficultés financières, le Club sera liquidé en
novembre 1935.
- Reprise du foot à
objectif professionnel à Nîmes l'année suivante,
saison 1936-37, par l'association Sportive Nîmes Olympique qui
se portera acquéreur du terrain, par adjudication, le 7
février 1938 pour la somme de 60100 F.
- En 1955, vu les
difficultés d'entretien pour la société qui le
gère, la ville manque de terrains de sport, ce stade attire un
grand nombre de spectateurs, c'est une source de profits pour le
commerce local, la ville se doit de faire un effort pour le
conserver, elle le rachète pour la somme de 27 500 000 F.
- (1) Gaston Doumergue
(1863-1937), né et décédé à
Aigues-Vives, avait terminé son mandat de Président de
la République le 13 juin 1931, ancien Sénateur et
Président du Sénat (1923-1924), il sera par la suite,
en 1934, Président du Conseil. A ce jour, il a été
le seul Président de la République de confession
Protestante.
-
- Place d'Assas - Monument Commémoratif
aux combattants de 1870-71 - Carte
Postale Ancienne - Collection G. Taillefer.
-
- -
En 1902 - On érigea
place d'Assas, un monument, œuvre de Mercié, commémorant
les Combattants de la guerre 1870-71, et les enfants du Gard morts
pour la France. Peu après, le Cosmographe installé là
depuis 1890, gênant la perspective du monument de Mercié
sera déplacé sur le plateau du Mont-Duplan. Son voyage
ne s'arrêtera pas là, en 1960, il sera déplacé
provisoirement dans la cour d'un établissement scolaire voisin
(S.E.S.). Il est actuellement dans le bâtiment du planétarium
du Mont Duplan. Même sort pour le monument commémoratif
de 1870-71, en 1986, suite à la construction du parking
souterrain, il sera installé place Dugesclin.
-
- - Dans sa séance
du 7 février 1902, le Conseil Municipal débat d'un vote
de 100 000 fr pour la construction d'une maternité. Elle sera
construite sur les terrains libres de l'hospice d'humanité
(emplacement du futur hôpital Gaston Doumergue, rue Hoche). M.
Allard, architecte des hospices est chargé de ce projet, ce
dernier facturera ses honoraires au taux réduit de 2,5 %.(5%
le taux normal)
- Un Conseiller, M. Arnaud,
s'élève contre le choix de l'architecte, il déclare
que ce dernier est déplorable au point de vue politique, car
tout le monde sait qu'il est conservateur. (La municipalité
est républicaine).
- M. le Maire répliquant
dit qu'en l'espèce la chose peut être tolérée,
il n'en est pas de même pour les employés municipaux
qui, eux doivent être de sincères républicains.
- La commission des
hospices ne voit pas M. Allard mais seulement l'architecte. Il est
l'architecte des hospices et a réalisé plusieurs
projets de maternité.
- En conséquence, le
Conseil adopte le projet de construction de maternité, dressé
par M. Allard, et invite l'Administration à faire les
démarches pour obtenir une subvention de l'État, du
Conseil général et du Pari mutuel.
-
- L'Hôtel Rivet,
ancienne Collège de filles - Carte Postale ancienne - Collection G. Taillefer.
-
- - Même séance,
(7 février 1902), l'architecte de la Ville, M. Canbécédes
présente, au Conseil Municipal, un projet concernant le
Collège de filles, situé grand'rue (ancien Hôtel Rivet - actuellement école
des Beaux-Arts).
- Ce projet consistant à
faire table rase de l'ancienne chapelle avec les parties qui lui sont
contiguës et de supprimer le magasin communal. La cour du
collège aurait alors 750 m2 de superficie, ce projet comprend
en outre la construction d'un préau.
- Le Conseil adopte ces
conclusions.
-
- La Gare et les voitures de place - Carte Postale
ancienne - Collection Philippe Ritter.
-
- - Séance du
Conseil Municipal du 17 nov 1902, pétition des loueurs de
voitures de place, (taxi hippomobile) qui exposent que jusqu'à
présent l'autorité municipale a délivré à
n'importe qu'elle époque de l'année à toutes les
personnes qui en faisaient la demande, l'autorisation d'exercer ce
métier leur laissant faire une concurrence déloyale par
ces mêmes personnes qui prennent des numéros dans la
bonne saison pour les abandonner dans la mauvaise, cela au détriment
de la ville.
- Les places étant
allouées par trimestre, la commission des finances décide
de fixer à un prix plus élevé la redevance à
payer pendant la bonne saison, soit 18 fr par trimestre, du 1er avril
au 30 septembre et la ramener à 12 fr par trimestre du 1er
octobre au 31 mars. Ainsi, la redevance annuelle ne sera pas
augmentée.
-
- - M. Louis Aubert
directeur de l'entreprise des Arènes écrit une lettre,
en date du 7 février 1902, au Conseil Municipal :
- « La malheureuse
campagne tauromachique de l'année précédente,
dont les recettes n'ont pas permis de couvrir les dépenses
considérables engagées, le malaise général
qui pèse sur les affaires dans tout la contrée, le peu
d'empressement du public à assister à un spectacle déjà
usé... me contraignent à demander la bienveillance du
Conseil Municipal. »
- Il demande la possibilité
d'appliquer le cahier de charge avec plus de souplesse ainsi qu'un
allègement des redevances.
-
-
- La cour de récréation de l'Ancien
établissement de l'Assomption, avenue Feuchères - Carte
Postale Ancienne - Collection privée.
-
- - A la demande du
Préfet du Gard, Paul Maitrot de Varenne, suite à la loi
de 1901, le sort de la Congrégation des soeurs de Charité
dites de Besançon est débattu au Conseil Municipal lors
de la séance du 22 mai 1902.
- Il s'agit des soeurs en
service, à la maison de retraite rue Guiran, à
l'Evêché, à l'Institution de l'Assomption et à
l'Orphelinat, ancienne route d'Arles.
- La congrégation
des Dames de Besançon dont le siège est rue de la
Faïence, était autorisée par décret du 31
juillet 1855, elle demande l'autorisation pour six de ses succursales
:
- Les religieuses qui
habitent au collège de l'assomption où ces dames sont :
l'une directrice de l'Ecole préparatoire et les autres au
nombre six, gardiennes, lingères, infirmières et
cuisinières. La même congrégation demande
l'autorisation pour les soeurs qui sont à l'évêché.
Il y a au service de l'évêché cinq religieuses
qui sont cuisinières ou employées ou employées
aux travaux matériels.
- La congrégation
des Dames de Besançon demande l'autorisation pour une maison
de retraite située rue Guiran, dans une maison appartenant à
M. le Chanoine François Chapot. Dans cette maison, il y a
quatre religieuses ; deux font l'école à des petits
enfants et deux sont occupés à des travaux matériels.
Cette Congrégation possède aussi un établissement,
ancienne route d'Arles, affecté à un orphelinat où
il y a 98 orphelins. Enfin, cette congrégation a une école
enfantine, rue Baudin ainsi qu'une école, rue de l'Abattoir,
appelée St-François-de-Sales.
- Le Conseil vote un avis
défavorable au maintien des soeurs dans ces établissements,
mais en ce qui concerne l'orphelinat situé ancienne route
d'Arles une discussion s'engage. M. Goulard, signale que la ville
étant dépourvue d'orphelinat laïque, on ne doit
pas refuser l'autorisation à cet établissement, il
propose un amendement favorable et temporaire en attendant la
création d'un orphelinat laïque qui ne saurait tarder.
- M. Pieyre fait remarquer
que l'autorisation dont il s'agit n'est pas demandée pour un
temps déterminée ; une fois qu'elle sera accordée,
il n'y aura plus à y revenir. La question de la création
d'un orphelinat laïque est à l'étude et ne tardera
pas à aboutir.
- L'amendement Goulard mis
aux voix est rejeté.
-
- Chapelle
des Jésuites, grand'rue - Carte Postale - Collection privée.
-
- - Conseil Municipal,
séance du 28 mai 1902, les cours de solfège créés,
précédemment, par la municipalité ont lieu dans
la Chapelle de l'Ancien Lycée (chapelle des Jésuites,
grand'rue) ayant réussi au-delà des prévisions,
on est obligé de refuser des élèves. Proposition
est faite de doubler le nombre de ces cours en les faisant donner
dans les écoles après les heures de classe, soit, 4
groupes avec deux heures de leçon par semaine pour les garçons
et pour les filles.
- Le Conseil décide
de voter une somme de 1000 fr par an, qui, ajoutée à la
somme de 800 fr déjà inscrite au budget, permettra de
rétribuer quatre professeurs à 4 heures par semaine et
à 100 fr par heure, soit 1600 fr, plus 200 fr, qui seront
payés à un professeur qui réunira deux heures
par semaine les élèves les plus capables des différents
cours de garçons et filles pour leur apprendre des chants
d'ensemble, des chants nationaux qui leur permettent de se faire
entendre soit aux fêtes scolaires, soit aux fêtes
nationales.
-
- - Le 17 novembre 1902, la
commission du théâtre décide de refaire le décor
de Norma temple Grec, ce dernier datant de 1793 est complètement
détruit. La dépense s'élèvera à
3800 frs.
-
- Hospice
d'Humanité, route d'Uzès - Carte postale - Collection privée
-
- -
En 1903, la commission
administrative de l'Hôpital de Nîmes décidait de
créer une Ecole d'Infirmière et l'installait dans les
locaux de l'Hospice d'Humanité, route d'Uzès. C'était
une des premières Ecoles d'Infirmières en France.
En 1923, l'Ecole était transférée rue de
Bouillargues dans « L'Ancien Prieuré des Dames de
l'Assomption. » Ces locaux accueillirent jusqu'en 1945 des
promotions d'une vingtaine d'élèves. Dès la
libération, chaque rentrée scolaire vit s'accroître
le nombre de postulantes qui passa rapidement de 30 à 80 en
1er année.
- L'école devenue
vétuste et étroite, la commission administrative décida
d'en construire une nouvelle. Un emplacement fut trouvé, rue
Kleber, sur un terrain situé à la limite de la ville et
des garrigues.
- Les travaux commencés
le 1er juillet 1958, furent achevés le 30 septembre 1960.
C'est l'architecte nîmois Henri Floutier qui fut chargé
de sa conception. C'est ce dernier qui réalisa, en 1934, la
maison des anciens combattants, rue des Chassaintes.
-
- Intérieur
de la Maison Carrée en 1900 - Carte postale - Collection
G. Taillefer.
-
- - Le 13 février
1903, à la suite d'un vol aux collections du Médailler
de Marseille, la commission archéologique a estimé
qu'il y avait lieu, la nuit, d'assurer plus efficacement la garde du
musée des médailles de la ville située dans la
maison carrée.
- La situation présentant
un réel caractère d'urgence la commission décide
que le gardien de jour, couchera dans la maison carrée, son
traitement sera augmenté de 400 frs l'an.
- Le lit, aménagé
à l'intérieur, sera parfaitement dissimulé dans
la journée.
- Cette situation perdurait
encore dans les années 1940.
-
- - Dans une réunion
du Conseil Municipal datée du 8 avril 1903, le chef de
l'Octroi, décrit dans un rapport, la décadence des
foires en général, et notamment la foire de la
St-Michel, à Nîmes.
- Selon lui les raisons
sont multiples, la crise économique du Midi, la facilité
des déplacements avec le chemin de fer, ce nouveau moyen de
transport étant aussi utilisé pour les marchandises,
les foires ne sont plus des lieux exclusifs de transactions. Pour
preuve la disparition de la Foire de Beaucaire.
- Avec son déplacement
en 1881, du centre ville au Boulevard de la République,
(Jean-Jaurès) la foire fut assez florissante et la vaste
avenue fut couverte pendant plusieurs semaines, de foules joyeuses et
bruyantes. La foire devait rentrer en décadence, par suite de
vices nombreux dans son organisation ; l'établissement des
tramways, en obligeant de réduire l'allée des
promeneurs à 10 mètres de largeur, devait vouer cette
foire à la ruine ; un manque de rigueur à
l'inscription, avec l'absence de versements d'acomptes, favorise des
réservations fantaisistes, c'est ce qui explique ces vastes
espaces restés déserts pendant tout où partie de
la foire. Après discutions la mise en place d'un droit
d'arrhes proportionnel à la surface est adopté et étude
sera faite pour remédier au rétrécissement des
allées par les Tramways.
-
- Le
Jacquemard, face à l'Hôtel de Ville - Photo G. Mathon
-
- - Le 1er juillet 1903,
un bail est passé avec, MM Coste et Pantel, les propriétaires
de l'immeuble situé face à l'Hôtel de Ville, au
N° 6, pour la location de l'horloge dite « Jacquemard »
(il représente un personnage Turc) placée sur leur
immeuble. Ces messieurs demandent une somme de 100 F par an, pour
cette location, fonctionnement et entretien à charge de la
ville.
- Cette somme n'étant
pas exagérée étant donné l'incommodité
qui résultera pour le locataire éventuel de la pièce
qui précède celle où est placé le
mécanisme, du passage quotidien de l'horloger municipal, et de
plus la difficulté pour ces messieurs de louer cette pièce.
- D'après une
inscription portée sur le fronton de l'immeuble, le Jacquemard
daterait de 1880.
- C'est M. Berger,
locataire et horloger officiel de la Compagnie de Chemin de fer qui
l'aurait installé, l'heure donnée par le Jacquemard
servant de référence pour le départ des trains.
- Précédemment,
l'immeuble aurait appartenu à l'oncle d'Alphonse Daudet
probable modèle de Tartarin de Tarascon.
- Au début des
années 1990, lors d'une restauration de l'immeuble, le
Jacquemard est déposé, les experts pensent que même
restauré, l'objet, très fragilisé, se conservera
très mal. L'idée a germé de réaliser une
double opération, réaliser une copie du Jacquemard et
la mettre en place, conserver l'original au Musée du Vieux
Nîmes en demandant son classement et sa restauration. Ce
travail sera réalisé, en 1994, par les établissements
Poitevin de St Privat-des-Vieux.
- Étant dans une
propriété privée et inscrit à
l'inventaire du patrimoine, une nouvelle convention sera passée
entre la ville et le propriétaire, l'original sera cédé
par ce dernier à la ville. Il est à ce jour (2007),
toujours en attente d'une restauration.
-
- Le monument d'Antoine Bigot
au jardin de la Fontaine - Carte
Postale Ancienne - Collection privée.
-
- - Le 26 juillet 1903,
inauguration, au jardin de la Fontaine, côté entrée
Est, de la statue du fabuliste nîmois Antoine Bigot, elle est
l’œuvre du statuaire Charpentier. Bigot, né et mort à
Nîmes (1825-1897), membre de l’Académie de Nîmes,
est connu pour ses fables populaires.
- Ce poète nîmois,
aimait à écrire en patois. Ce n’était pas un
puriste, il se voulait tout simplement authentique. Il mêlât
allègrement à ses récit les mots du parlé
nîmois, ce patois du peuple qu’il affectionnait et qui
donnaient toute sa force au récit. Car pour un méridional
la langue de Molière est bien fade avec l’accent de Nîmes.
- « Qué
voudrien nou faïre creire - Qu'un poilo es uno sartan - Et qué
cé qu'és négre és blan - Foutraou ! nou
fan la moralo - Nou disoun qué la Cigalo Déou pa canta
diii l'éstïou... - Sacrébïou ! »
-
- - Suite à une
pétition du 30 juillet 1903, d'un certain nombre d'habitants
du hameau de St-Cézaire qui demande l'établissement
d'un passage à niveau sur la ligne de chemin de fer Nîmes
Montpellier, au droit de l'ancien chemin de Nîmes à St
Cézaire (actuel avenue Georges Dayan), aboutissant au
cimetière communal protestant.
- On désirait ainsi
éviter le stationnement des convois funèbres au passage
à niveau de la route départementale n°4 (actuel
chemin du mas de Cheylon) fréquemment fermé non
seulement par le passage des trains, mais surtout par les manœuvres
qui s'effectuent dans la gare de St-Césaire aux abords de
laquelle il est situé.
- Cette demande est rejetée
par l'Administration de la compagnie, mais elle précise qu'une
consigne formelle sera donnée à la gare pour que la
durée des fermetures des barrières du passage à
niveau actuel n'excède pas 10 minutes...
-
- Le Marché Saint-Charles - Carte
Postale Ancienne - Collection privée
-
- - En octobre 1903,
couverture avec une charpente métallique et des tôles
ondulées du marché de gros St Charles (fruits et
légumes). La structure longeait le Boulevard Gambetta. Le
marché était ouvert tous les matins jusqu'à
midi, à 7h de novembre à mars ; à 6h en avril,
septembre et octobre ; à 5h de mai à août.
- Avant sa couverture, la
place paraissant trop petite, une étude est réalisée,
les commerçants ayant une préférence marquée
à mettre leurs marchandises du côté du Boulevard
Gambetta en laissant libre le côté Nord de la place. Un
placier sera désigné pour distribuer les emplacements.
- Au début des
années 1960, le marché de gros sera déplacé
au nouveau marché-gare, route de Montpellier, et la structure
métallique sera revendue à un particulier. De 1884 à
1960, le marché Saint-Charles alimentera en fruits, légumes
et primeurs, les halles centrales ainsi que les épiceries de
la ville et des villages environnants.
- Cette place portera
plusieurs noms, place St Jean au XVIIIe siècle, ensuite place
de l'allée au début du XIXe siècle.
- L'allée étant
composée à l'époque du Grand Cours et du Petit
Cours, qui deviendront le Boulevard Gambetta en 1883, sous
l'administration du maire Républicain Ali Margarot.
- La place avait reçu la
première fontaine publique en 1824, cette dernière
étant alimentée par le Nymphée du Jardin de la
Fontaine. L’eau non potable, était réservée
aux animaux, au ménage et à la toilette.
-
- Sémiramis aux Arènes au début du XXe S - Carte Postale collection Gérard Taillefer
-
- -
En 1904, première
représentation de Sémiramis aux Arènes de Nîmes
le 24 juillet, l'auteur Joséphin Péladan fut acclamé
par tous les spectateurs debout. Ce spectacle prévu à
l'origine pour le 19 juin il dut être reporté une
première fois au 29 juillet par manque de préparation,
mais cette date correspondant à un jour d'élection, il
fut décidé de l'avancer de 5 jours.
- Le décor
reproduisait exactement un sanctuaires célèbres de
l'Assyrie, Le Zigourat d'Ourou.
- Péladan né
à Lyon avait des attaches gardoises, son père étant
originaire du Vigan et sa mère de Nîmes. Nul n'étant
prophète dans son pays, de nombreux adversaires s'opposèrent
à l'auteur et à son oeuvre.
- La représentation
de Sémiramis réalisé par « le Comité
des Intérêts régionaux » ayant donné
un déficit total 8853,20 fr, le Comité abandonne les
décors du spectacle au bénéfice de la ville et
le Conseil Municipal alloue à ce même Comité la
somme de 8853,20 fr pour combler son déficit.
-
- - En juin 1904, une
plainte de certains propriétaires de la place de de la
Salamandre est déposée au sujet d'un pylône
disgracieux établi sur cette place pour soutenir les fils
téléphoniques. Un autre propriétaire de
l'immeuble sis au numéro 10, proteste contre cette plainte et
espère que le Conseil maintiendra le pylône en question,
il tient absolument à voir disparaître les fils
téléphoniques fixés sur sa maison, créant
une servitude insupportable, les employés des téléphones
étant constamment obligés de circuler sur la toiture.
- La municipalité
ayant donné l'autorisation nécessaire de l'installation
d'un pylône, par une lettre datée du 25 février
1904, constate que cet emplacement crée une gêne
certaine pour la circulation, il est aussi d'un effet des plus
disgracieux et enlaidit la place de la Salamandre, il n'était
absolument pas nécessaire de l'installer sur le point où
il se trouve.
- Le Conseil proteste
énergiquement contre le travail fourni par l'administration
des Postes et Télégraphes, et demande l'enlèvement
de ce pylône.
-
- - Le 3 août 1904,
suite à une pétition par laquelle les habitants du
quartier de la porte d'Alès, habitués du Lavoir du
puits Couchoux, ont exposé le mauvais état de ce lavoir
et sollicite sa réparation.
- L'architecte de la ville
M. Cambacédès, s'étant rendu sur les lieux et
ayant reconnu le bien fondé de cette demande, dresse un devis
s'élevant à la somme de 1824 francs pour le remettre
dans un état convenable. Le travaux seront exécutés
de telle façon que pendant leur exécution, il y ait
toujours un bassin à la disposition des laveuses.
-
- - Le 14 novembre 1904,
comme chaque année à pareille époque, le Conseil
Municipal vote un crédit pour la création de chantiers
communaux, en vue d'assurer du travail aux ouvriers atteints par le
chômage. Les orages du mois d'août dernier ayant
occasionné des dégâts considérables aux
chemins des garrigues, il y a lieu d'organiser, au plus-tôt,
des chantiers en vue d'améliorer leur viabilité.
- Le vote d'une crédit
de 6300 F, permettant d'occuper 60 ouvriers pour une durée de
42 jours est proposé. Certains Conseillers trouvent ce crédit
insuffisant, M. Blachère propose une somme de 10 000 f qui
permettrait d'occuper 80 à 100 ouvriers, M. Coutelier propose
60 000 f.
- Monsieur le Maire, le
Docteur Crouzet, apprécie les sentiments généreux
auxquels il s'associe, mais il faut compter avec les ressources,
après discussion, un vote rejette l'amendement de M. Coutelier
et approuve celui de M. Blachère.
- « Le docteur Gaston
Crouzet, maire de Nîmes du 20 mai 1900 au 17 mai 1908,
représente à Nîmes une forme de radicalisme
modéré. L'électorat nîmois glissant
progressivement à gauche la rupture de ce consensus deviendra
inéluctable, avec l'élection en 1908 de 24 conseillers
SFIO et apparentés, sur les 36 à pourvoir. »
-
-
Le groupe "Vers l'Amour" au Jardin de la Fontaine - Carte postale
ancienne - Collection privée
-
- - L'État ayant
accordé, en 1904, le groupe en marbre « Vers l'Amour »
du sculpteur, Jean Escoula (1851-1911) à la ville de Nîmes
pour la décoration de la promenade de la Fontaine, la
Municipalité étudie l'emplacement idéal.
- Le 9 décembre, une
discutions s'engage, la Commission des Travaux publics et la
Commission des Beaux Arts, sont d'accord pour l'installer au centre
de l'espace libre situé à l'Est de la grande Allée.
M. Maruéjol (Conseiller Municipal), trouvant ce monument
délicat et mièvre, quoique joli, le verrait plutôt
dans la verdure, dans un bosquet, de préférence vers la
source il ajoute : « la où les commissions voudraient le
placer il serait trop loin des regards (à l'époque la
pelouse était interdite au public) et en quelque sorte noyé
par le soleil. » M. le Maire, Gaston Crouzet, signale que les
Commissions ayant prévu de mettre la statue sur un socle
provisoire, une fois l'installation faite le Conseil pourra se rendre
compte, si l'emplacement est bon. Cette statue est actuellement à
l'emplacement proposé par les commissions, c'est à
dire, au centre de la pelouse située à droite de
l'allée centrale.
- Les 4 statues, qui se
trouvent de part et d'autre de cette allée, ne sont que des
copies, les originales, attribuées à Nicolas-Sébastien
Adam (1705-1778), ont été déposées, après
restauration au Musée des Beaux-Arts en 2000. Ces dernières
sont des sculptures en marbre provenant du Château de la Mosson
transportées en 1747 dans les jardins de la Fontaine. Elles
représentent, en premier à droite à partir de
l'entrée principale du jardin de la Fontaine, SYVAIN (en
partie satyre en partie humain, symbolise la nature sauvage), à
gauche ENDYMION, (selon la mythologie fils de Zeus) en second à
droite FLORE (divinité de tout ce qui fleurit) et à
gauche DIANE (copie d'une statue du château de Versailles
sculptée par Martin Desjardin en 1680).
-
- L'Esplanade, avec les chaises - Carte Postale ancienne - Collection Philippe
Ritter
-
- - En 1905, le 9 janvier,
M. Jolivet, adjudicataire de l'entreprise de location des chaises sur
les promenades publiques, se plaint que depuis l'été
des personnes ont pris l'habitude de s'installer chaque jour sur les
promenades publiques et notamment sur l'Esplanade, munies de chaises
et fauteuils mobiles, cette situation étant contraire à
ses intérêts et à ses droits. Il demande en
conséquence que des mesures soient prises pour faire cesser
cet abus.
- La commission municipale
présidée par le maire, le Dr Crouzet, décide le
rejet de cette demande, des abus ayant été commis par
M. Jolivet, en percevant des prix supérieurs à ceux
indiqués dans le contrat d'adjudication.
-
- Le Casino ou Théâtre d'été (salle
du Viaduc, actuel Sergent Triaire) - Carte Postale Ancienne - Collection Philippe
Ritter
-
- - Le 24 février,
un membre du Conseil Municipal, M. Castanet, constate que les jeux de
hasard et autres tripots jouissent dans la ville de Nîmes d'une
liberté presque complète. Il propose de faire cesser ce
scandaleux état de choses en appliquant immédiatement
et d'une façon formelle la loi du 10 avril 1834, qui frappe de
peines correctionnelles la tenue des jeux de hasard.
- M. le Maire dit que les
jeux sur la voie publique sont supprimés. Ils seront tolérés
quelques jours, avant et après la période des Rameaux.
- Ces jeux étant
tolérés un peu partout, leur interdiction totale dans
les établissements publics porterait un préjudice à
la ville au profit des villes voisines. Il faut les maintenir dans
certains établissements comme le Casino ou l'Éden, ces
deux établissements vivant de ces jeux. (1)
- (1) Ces deux
établissements n'existent plus : Le Casino était situé
boulevard Sergent Triaire au niveau de l'actuelle rue Guillemette, à
l'emplacement de l'Éden se trouve, rue J. B. Godin, un
établissement Évangéliste.
-
- Immeuble de l'ancienne école
de Massillan, actuellement siège de la radio locale
RFN - Photo
G.M.
-
- - Séance du
Conseil Municipal de 24 février 1905, les habitants du
quartier de Massillan demandent la création d'une école.
- La loi du 20 mars 1883
porte à l'article 8, les disposions suivantes : Toute commune
est tenue de pourvoir à l'établissement de Maisons
d'école au chef-lieu et dans les hameaux ou centre de
population éloignée du dit chef-lieu ou distants les
uns des autres de trois kilomètres, et réunissant un
effectif de vingt enfants d'âge scolaire.
- Il y a à Massillan
quarante enfants en âge de recevoir l'instruction, parmi
lesquels trente environ iraient en classe régulièrement.
- La création d'une
classe mixte semble pleinement justifiée, un dossier est
présenté avec une offre de local vaste et qui
remplirait après l'exécution de certaines réparations
toutes les conditions exigées par les règlements
scolaire.
- Au surplus, la partie de
l'immeuble réservée à l'habitation de
l'instituteur, forme un logement très convenable.
- Le devis des travaux à
exécuter à l'immeuble de M. Guin, s'élève
à la somme de 1091 fr.
- L'école ouvrira le
1er octobre 1905, mais l'académie n'ayant pas donné son
accord l'instituteur sera rétribué par la commune.
- L'école n'ayant
que 3 élèves, fermera à la fin de l'année
scolaire 1909-1910, le bail consenti le 11 juillet 1905, sera résilié
le 23 juin 1910.
- Précédemment,
dans sa séance du 7 mars 1907, le Conseil Municipal avait
statué sur une pétition des habitants des quartiers des
Trois Ponts, du Mont Cavalier et de la Gazelle tendant à la
création d'une école mixte au centre de ces quartiers.
- « ...l'éloignement
des écoles de Massillan et du Mont Duplan, situées
l'une et l'autre à trois kilomètres, cette distance est
beaucoup trop grande pour être effectuée par des jeunes
enfants.»
- Le Conseil émit un
vote favorable de principe, et décide d'étudier la
question de savoir s'il n'y aurait pas lieu, en même temps de
supprimer l'école de Massillan, dont le nombre d'élèves
diminuait peu à peu. L'effectif de l'école étant
de vingt élèves à ses débuts n'est plus
que de cinq en 1907.
- Décision est prise
de fermer l'école de Massillan et ouvrir celle de la Gazelle
au 1er octobre 1910. Mme veuve Martin, propriétaire d'une
maison sis route d'Uzès (quartier de la Gazelle), louerait son
immeuble à la ville au prix de 500 frs par an. Le 27 août
1910, le Conseil Municipal décide de l'acquisition de
l'immeuble destiné à l'école de la Gazelle au
prix de 10 000 fr, cette décision sera approuvée par le
Préfet le 25 janvier 1911.
- Elle comptera à
peine 30 élèves lors de son ouverture en octobre 1910
et 52 en 1911. L'année suivante, 1 janvier 1912, création
d'une deuxième classe avec une deuxième institutrice.
Elle recevra une indemnité de de 200 frs. Cette école
était située sur l'emplacement actuel de la maternelle
de la Gazelle.
- En fin des années
50, l’école de Massillan rouvrira dans la maison Guin. Elle
accueillera 75 enfants partagés en 4 classes en 1962, 13 ans
plus tard, en 1975, l'école est désertée, il n'y
a plus que 6 élèves, c'est la fermeture définitive.
- Le bâtiment de
l'ancienne école de Massillan est actuellement le siège
de la radio locale, RFN.
-
- - La loi de finances du
22 avril 1905 institue un régime qui doit permettre à
tout bouilleur de cru de jouir de son privilège, sans ouvrir
son domicile aux vérifications du service.
- Ce régime repose
essentiellement sur l'établissement, dans chaque commune, d'un
ou plusieurs ateliers de distillation.
- Pour Nîmes, ces
emplacements sont : à St-Césaire, la place publique ; à
Courbessac, la place publique, près de l'église ; à
Nîmes, le lavoir du chemin de Générac. Quant aux
jours et heures de leur fonctionnement, dans l'atelier du lavoir de
Générac, et celui de St-Césaire, tous les jours,
le dimanche excepté, de 6 h du matin à 6 h du soir.
Pour l'atelier de Courbessac, les lundi, mardi et mercredi de 6 h du
matin à 6 h du soir.
- « Chaque
viticulteur avait le droit de distiller pour son propre compte 1000
degrés d'alcool pur, soit 20 litres à 50° ; c'était
le privilège du bouilleur de cru.
- Ce privilège était
héréditaire ; il a été supprimé en
1960 sauf pour ceux qui le détenaient alors avec la
possibilité de le transmettre à leur conjoint. Le
bouilleur de cru et le distillateur auraient tôt ou tard
disparu du paysage de nos campagnes, mais en 2002 une nouvelle loi
abroge dès 2007 tout privilège ayant trait à
cette tradition. »
-
- Portail entrée ancienne poudrière,
rue porte Cancière - Photo Collection privée.
-
- - Le 15 mai 1905,
décision finale du déplacement de la poudrière
civile. Cette dernière était au préalable située
dans le quartier de la porte d'Alès (21, rue porte Cancière)
(*). Suite à de multiples pétitions des habitants du
quartier, qui redoutaient une catastrophe, la poudrière
n'étant plus gardée la nuit depuis l'année 1880,
le Conseil Municipal décide de l'éloigner des
habitations. Un premier projet, daté de 1899, prévoyait
son installation à l'Est de la ville, dans la carrière,
la Françoise (actuellement dans l'enceinte de l'école
de police de Courbessac), à 500 mètres environ de la
poudrière militaire, mais l'autorité militaire, appelée
à émettre son avis, a estimé que pour faciliter
la garde du nouveau magasin à poudre et permettre au poste de
la poudrière militaire d'y fournir une sentinelle, il
convenait de la construire sur un point plus rapproché de
celle-ci.
- La poudrière
civile, sera installée sur un terrain militaire du champ de
manoeuvre (au Nord-Est de l'actuel terrain d'aviation de Courbessac)
avec toutes les conditions de sécurité requises,
protection contre l'humidité, des explosions... un merlon sera
construit, les locaux seront munis de doubles et solides fermetures.
Ce bâtiment sera réquisitionné, en 1942, par les
troupes d'occupation et détruit par faits de guerre en août
1944.
- (*) L'appellation rue
porte Cancière date de 1895, au préalable on l'appelait
communément chemin de la Poudrière. A ne pas confondre
avec la rue de la Poudrière, qui tient son nom de la proximité
d'une autre poudrière construite au XVIIe siècle, à
l'époque des guerres de religions.
-
- Le Menhir de Courbessac - Photo
G.Mathon
-
- -
En 1906, une
communication de Félix Mazauric, conservateur du musée
archéologique de 1906 à 1918 (géologue et
spéléologue réputé), bouscule la
hiérarchie de l'ancienneté des monuments nîmois,
en décrivant certes de façon sommaire, mais
irréfutable, un menhir appelé à ses débuts
« de la poudrière », (à cause de
la proximité d'une poudrière) toutefois l'appellation
« de la Clause », non du lieu serait plus
exacte, aujourd'hui il est appelé communément « Menhir
de Courbessac ».
- Ce dernier sera reconnu
et classé comme monument historique le 24 septembre 1936. Sa
hauteur de 2,17 le classe dans la série des petits
monolithes gardois. Avec un âge estimé de 4500 ans, il
est le plus ancien des monuments nîmois. Il est situé en
bordure de la route d'Avignon, à la hauteur des pistes de
l'aérodrome, en face l'ancienne carrière.
-
- Le Lycée de Garçon - Carte Postale ancienne - Collection privée
-
- - Conseil Municipal du
9 juin 1906, débat sur l'installation de bains douches au
Lycée de Garçons de Nîmes, situé boulevard
Victor Hugo, et datant de 1886.
- Lecture d'un courrier de
M. Boudier proviseur, adressé à M. le Maire en date du
23 mai dernier, signalant que le lycée de Nîmes n'était
toujours pas doté de bains-douches, alors que plus trente
lycées en sont déjà pourvus en France.
- L'architecte de la ville,
M. Cambécédes, fait remarquer « que le lycée
de Nîmes passe à juste raison, pour un des plus beaux,
des mieux compris et des plus sains, comme la municipalité
tient à l'honneur de conserver son renom de beauté et
de le maintenir au premier rang, il espère que la ville
consentira au financement de cette installation »
- Le projet est prêt
à être exécuté pour que l'installation
soit faite en août prochain (rentrée 1906). Le devis
s'élève à la somme de 3041,85 F, la ville
prendra le quart de cette somme à sa charge, ainsi que la
fourniture de l'eau nécessaire au fonctionnement, l'État
prendra les trois quarts restants. Ce projet sera adopté par
le Conseil lors de la séance.
- Voici un extrait du
règlement intérieur du Lycée, en 1886 : «
Santé - La propreté est également l'objet d'une
attention constante : les bains de pieds sont obligatoires pour tous
les élèves ; ils sont donnés tous les quinze
jours. Les bains entiers se prennent au dehors par abonnements, aux
frais des familles, et en été les bains froids sont
pris dans une maison de campagne du Lycée, où est
établi un bassin de natation. Cette maison, connue sous le nom
de Mas-de-Ville, leur offre, l'été, des ombrages épais,
et tout le Lycée y trouve facilement un abri agréable
et précieux au moment où les chaleurs rendent les
promenades sur les routes pénibles et insalubres. L'espace
permet d'y être encore séparés en grands, petits
et moyens, sans qu'il y ait de confusion ni de gène. » -
Fort heureusement les règles d'hygiène et de confort
ont évolués !!!
-
- - Un arrêté
du Maire daté du 20 juin 1906, interdit les feux dits de la «
St-Jean ». Les années précédentes cette
coutume avait provoqué des dégâts importants à
des propriétés privées, des citoyens de la
commune de Nîmes ont eu à regretter plusieurs accidents
occasionnés par l'explosion de fusées, pétards,
serpenteaux, etc... qu'on à l'habitude de tirer les jours de
réjouissances populaires.
- Cette pratique nocturne,
remontait aux temps les plus anciens. Elle consistait à fêter
le jour le plus long et la nuit la plus courte de l'année. Les
jeunes allaient chercher avec des charretons, des fagots de sarments
de vigne pour allumer un feu sur une place. Les garçons
entraînaient leurs belles pour sauter le feu en couple. C'était
une sorte de promesse pour l'avenir. Cette tradition, perdure encore
de nos jours, dans certains villages gardois.
-
- Le Monument de Henri Révoil
au jardin de la Fontaine, inauguré le 12 novembre 1906
- Photo
ancienne collection privée
-
- - Le lundi 12 novembre
1906, à 14 heures, inauguration au jardin de la Fontaine dans
un carré situé à l'angle Est, du monument de
Henri Revoil (1822-1900). A la demande de la famille c'est une
cérémonie intime et discrète qui marquera cet
évènement.
- Parmi ces membres
figurait Paul Révoil, son fils, ambassadeur à Berne.
- La vie de l'architecte
Henri Révoil est marquée par l'importance de ses
travaux exécutés de 1850 à 1900 : Restauration
des Arènes de Nîmes ; Temple de Diane ; Arènes
d'Arles ; Abbaye de Montmajour ; Saint-Trophime d'Arles ; église
de Cruas ; église de Saint-Gilles ; Pont Saint-Bénézet
à Avignon ; Palais des Papes ; remparts d'Avignon ; Château
de Tarascon ainsi que d'autres travaux à la cathédrale
de Nîmes, Montpellier, à Notre Dame de la Garde de
Marseille, Petit séminaire d'Aix ; églises de
Mourillon, Pont-du-Las, Saint-Jean-du-Var, Toulon, Draguignan,
Aimargues, Marguerittes, Manduel, Bessèges, Saint-Ambroix,
Rochebelle, Salvetat, Ganges, Olonzac, N.-D. de la Sède,
Boulbon etc... et réalisation du tombeau de Mgr Cart à
Nîmes...
- Le buste de Révoil
est en bronze. Il repose sur un socle agrémenté, par
l'architecte Ballu, d'une statue assise de 3/4 réalisée
d'après une sculpture ancienne dite vierge de Beaucaire.
- Au début des
années 1940, les besoins en métaux se feront pressants,
le buste bronze sera classé comme métaux non ferreux le
2 décembre 1941, enlevé et fondu, par ordre de
récupération le 5 février 1942.
-
- Ancien Palais Episcopal - Carte
postale Ancienne - Photo collection privée
-
- - Le 13 décembre
1906, l'évêque de Nîmes, Mgr Beguinot est expulsé
du Palais Épiscopal (actuel Musée du Vieux Nîmes).
Il se rend solennellement en procession entouré de fidèles
dans son nouvel évêché, situé au 2 rue
Robert.
- Cette mesure est la
conséquence de la loi du 9 décembre 1905, sur la
séparation des Églises et de l'État.
- Ce bâtiment
restitué par la loi au Département, fera l'objet
d'âpres négociations entre le Préfet, M.
Trinquelage, et la ville qui désire l'acheter. Le Conseil
Municipal a de nombreux projets pour ce bâtiment, Musée,
Conservatoire de Musique, école des Beaux Arts, salles de
réunions pour les sociétés savantes, laboratoire
Municipal du côté de la place du Chapitre.
- Le département
vendra à l'État la chapelle épiscopale
construite au XVIIIe siècle sur les plans de l'architecte
Dardalhion. Avec sa démolition une nouvelle rue sera dégagée,
elle mettra en communication la Place aux herbes et la Place du
Chapitre. La porte d'entrée de l'évêché
située sur la place aux herbes sera démolie. Une
grille, isolant la cours d'entrée du bâtiment du nouveau
passage sera établi. Dans cette grille, une porte sera situé
au point milieu de la largeur de la cour.
- Ce sera par un acte passé
dans l'étude de M. Verdier, notaire, les 1er et 2 juillet 1910
que le département vendra à la ville de Nîmes
pour la somme de 270 000 F, l'ancien Palais Épiscopal.
- « Historique du
bâtiment : Après l'achat de deux maisons en 1681, des
plans seront établis par Alexis de la Feuille de Merville avec
un devis de 52 350 livres. Les travaux furent confiés à
l'architecte nîmois Jacques Cubizol, futur réalisateur
de la Citadelle, Fort Vauban.
- Quand Mgr Séguier
prendra possession de son palais épiscopal, le 29 septembre
1685, il n'était pas complètement terminé, il
manquait des portes et des fenêtres.
- Suite à la
suppression des cultes par la convention, le palais sera vendu comme
bien national le 6 février 1793, pour la somme de 101 000
livres, à un commissionnaire en marchandises, M. Pierre
Chabanel. Celui-ci le revendit à son tour, le 30 décembre
1807, au département qui désirait en faire une
préfecture. C'est le Préfet d'Alphonse qui en prendra
possession.
- Par la suite, après
l'achat de l'hôtel Rivet par le Conseil Général
(actuelle école des Beaux Arts) pour y installer la
préfecture, par ordonnance royale, l'ancien Palais épiscopal
sera remis à la disposition de l'évêque, Mgr
Chaffoy, le 3 avril 1822. »
-
- Le Musée des Beaux-Arts - Carte
Postale Ancienne - Collection privée
-
- -
En 1907 fin de la
construction commencée en 1903 d'un musée des
Beaux-Arts, rue Cité Foulc, sur l'emplacement du square
de la Mandragore. C'est à Max Raphel (1863-1943) que fut
confié le projet de sa construction suite à un concours
qui eut lieu en 1902. « le projet de M. Raphel se
recommandait par la simplicité de son plan et par le
groupement des services autour d’un hall central ; par le système
d’éclairage spécialement étudié et
projeté, au moyen d’écrans mobiles placés
entre le plafond en verre et le châssis, et qui prendraient
jour par la toiture : ce qui, avec le caractère de simplicité
et de grandeur - mais sans trop de recherche monumentale imprimée
aux façades, a dû plaire au Jury ». C’est
un bâtiment moderne qui se cache sous un habillage décoratif
: sculptures ornementales, ferronneries, stucs et mosaïques ;
mais le métal et le verre des charpentes et des verrières,
les planchers de béton et d’acier, sont autant d’innovations
techniques à l’aube du XXe siècle.
- C'est le 13 août
1883, que, le Conseil municipal décida de l’emplacement, de
l’achat du square de la Mandragore au propriétaire Edmond
Foulc (donnant son nom à la rue Cité Foulc) et de
l’acceptation du projet. La construction est envisagée à
l’économie, mais les évènements modifient le
projet qui devient définitif par la découverte d’une
somptueuse mosaïque romaine dite d’Admète, de 9,50 m
sur 6,50 m qui sera scellée au sein du bâtiment.
- Ce musée héritera
des collections accumulées depuis la création du
Musée de la Maison carrée en 1823, avec de nombreuses
acquisitions ainsi que des dons conséquents, qui enrichirent
rapidement ses collections, ces dernières comprenaient, bien
sûr, la fabuleuse collection Gower. (Renseignements donnés
par Pascal Trarieux, Attaché de conservation du Musée
des beaux-arts.)
-
- Vestibule
Lycée de Filles - Carte postale - Collection Gérard
Taillefer
-
- - Le 1er janvier 1907,
le collège de jeunes filles de Nîmes, situé
Grand-Rue, dans l'immeuble de l'ancienne Préfecture
(actuellement école des Beaux Arts) est transformé en
Lycée de Filles.
- Le nouvel établissement
recevra des externes libres et des internes surveillés, il
comprend des classes enfantines et des primaires destinées à
préparer les élèves pour les classes
secondaires, et 5 années d'études secondaires.
- La ville s'engage à
faire exécuter tous les travaux d'appropriation ou
d'agrandissement nécessaire à son développement,
l'État participera pour moitié dans ces dépenses.
- Les dépenses
annuelles du Lycée incombent à l'État,
l'entretien et la réparation des bâtiments sont à
la charge de la ville.
- Le lycée restera
dans cet immeuble jusqu'en 1921, date à laquelle il
s'installera dans l'ancien établissement de l'assomption,
avenue Feuchères.
- Historique du bâtiment
de la Grand-Rue : C'est en 1822 que le Conseil Général
décida, avec l'accord du Préfet, l'acquisition de la
maison Rivet (actuelle école des Beaux Arts), avec ses meubles
pour y installer la Préfecture.
- Après
l'emménagement de la Préfecture, en 1860, dans
l'immeuble actuel de l'avenue Feuchères, l'hôtel Rivet
sera occupé par les soeurs de Saint-Vincent de Paul, avec la
création d'un dortoir pour les religieuses au deuxième
étage, d'un dortoir pour 60 orphelines, dans l'ancien
emplacement des archives, d'une chapelle au premier étage et
la construction de bassins de lavage au rez-de-chaussée, elles
y resteront jusqu'en 1899, date de la création du Collège.
- C'est avec un siècle
de retard sur les garçons que l'État prend en main
l'instruction des filles.
- Le Lycée impérial
de garçons fondé à Nîmes en 1803, sera
organisé sur le modèle militaire, les élèves
portent l'uniforme et leur bataillon figurent dans les revues et
cérémonies officielles. Une discipline dure s'impose
aux élèves... comme aux maîtres.
-
- Carnaval 1907, le char des Pompiers, 1er
prix - Photo collection Ritter
-
- - Les 10, 11 et 12
février 1907, avec cette Cavalcade, sa Majesté Carnaval
prendra la suite des fêtes de charité de 1877, 1894 et
1904.
- Il faut savoir que depuis
1904, la Fête de Charité se déroulait sur 3
jours, dimanche, lundi et Mardi-Gras. Ces fêtes réalisées
en plein air au mois février étaient un pari risqué,
en effet contrairement à Nice ce mois-là est souvent le
plus rigoureux de l’hiver, mais comme par miracle le beau temps
sera aussi de la fête.
- La semaine précédente,
la météo n’était pas de la fête, une
tempête s’abattit sur la région et provoquât de
nombreux dégâts.
- De nombreux organismes
participèrent à cette cavalcade - Les militaires avec
leurs fanfares et leurs chars - Le char de la morue à la
brandade (Raymond) - Le char de la société de
Gymnastique - Le char du Trésor - Les Sapeurs-Pompiers avec un
énorme crocodile en carton-pâte, réalisé
d’après la maquette de Charles Adolphe Ritter. (cette
dernière ayant été réalisée en
1889 représentait la ville de Nîmes à
l’exposition universelle de Paris) - Le Char Raphaël (maison
Horvilleur) - Le char Rabelais (Cataclets) - Le char des travailleurs
Français - Le char de Carnaval.
- Le premier prix sera
donné à la musique des pompiers de Nîmes avec
leur fabuleux Crocodile, ce sera un vase de Sèvres offert par
le Président de la République. Le 1er second prix de
800 frs sera attribué au char Rabelais. Le char des
travailleurs Français obtiendra le 2ème second prix de
600 frs.
-
- Manifestation viticole à Nîmes
le 2 juin 1907, délégation de Clarensac - Photo collection J.
Allier
-
- - Le maire de Nîmes,
le Docteur Crouzet, en accord avec le Comité d’action
viticole organise à Nîmes la manifestation du 2 juin
1907.
- Les délégations
seront réunies par cantons et par ordre alphabétique de
cantons. Le drapeau national sera le seul admis dans le cortège.
Les musiques sont exclues de la manifestation, seuls seront admis les
clairons et les tambours.
- Le défilé
commencera à 1h30 de l’après-midi au lieu de
rassemblement, Boulevard de la République (avenue
Jean-Jaurès), il suivra le quai de la Fontaine, le boulevard
Gambetta, boulevard Amiral Courbet, le tour de l’Esplanade, la
place des Arènes, le boulevard Victor Hugo, Alphonse Daudet,
le quai sud de la Fontaine et redescendra le Boulevard de la
république (Jean-Jaurès).
- La population de Nîmes
est appelée à pavoiser.
- Dès l’aube, des
véhicules envahissent la ville, il fait un temps radieux, la
ville est pavoisée, les étaux des halles sont pris
d’assaut, ainsi que les boulangeries et les boucheries… les plus
aisés déjeunent au restaurant.
- À partir de midi
la circulation des tramways et bloquée, toute la circulation
est interrompue, on rentre les chaises et les tables des terrasses de
café, dans la rue des manifestants s’échangent des
bouteilles de vin de leur pays, des banderoles émergent au
dessus des têtes, les forains installés sur l’avenue
ne sont pas en reste, ils affichent aussi leur solidarité aux
vignerons, le réputé marchand de chichi et de sucreries
nîmois « Mignon » affiche « Le
raisin pour le vin, le sucre pour les berlingots »... Une
des principales revendications des viticulteurs étant
l'abolition du sucrage du vin, cette mesure étant une des
causes, par la fraude qu'elle induit, de la surproduction de vin.
- Cette manifestation fut
un grand succès pour les organisateurs, la participation fut
estimée entre 200000 et 300000 selon les diverses sources.
-
- Le Presbytère, rue St Castor - Carte
Postale Ancienne - Collection privée
-
- - Le 2 juillet 1907, un
bail est passé entre les soussignés : M. le Dr Crouzet,
maire de la ville de Nîmes, agissant en vertu d'une
délibération du Conseil Municipal d'une part et M.
Victor Michel, Curé de la Cathédrale de Nîmes. Il
est stipulé dans ce bail : Le Dr Crouzet
donne à loyer à
M. Michel au nom de la commune de Nîmes, une maison située,
rue St Castor, numéro 9, avec toutes ses dépendances,
le tout constituant le presbytère de l'église
cathédrale de Nîmes. La durée du bail est fixée
à neuf ans, à partir du 1er octobre 1907. Le prix du
bail est fixé à la somme de cinq cents francs par an.
- « La loi du 9
décembre 1905, sur la séparation des Églises et
de l'État a eu pour conséquence de rendre libres
certains immeubles. Une circulaire du Préfet du Gard, (Paul
Maitrot de Varenne) datée du 10 décembre 1906, invite
les communes propriétaires d'un Presbytère à
décider de l’emploi provisoire de cet immeuble. Certaines
communes les loueront aux plus offrants par adjudication. »
-
- - Le 9 novembre 1907, les
fortes pluies de la nuit de vendredi à samedi ont encore une
fois fait monter les eaux de la Fontaine à son maximum. Les
sources voisines ont également atteint le maximum celle de la
Gaffone par où surgit le trop-plein de la Fontaine donnant en
plein de la façon la plus curieuse. L'eau jaillissait de
toutes failles du rocher et formait ensuite une véritable
petite rivière qui allait grossir le Cadereau de la route
d'Alès (extrais Le Petit Méridional.).
- Quelques années
plus tard le journal l'Éclair nous rapporte, le 25 juin 1915,
des trombes d'eau sont tombées principalement sur la région
nord de la ville, mais cette fois il y a eu cette particularité
que ses chutes d'eau ont été à peu près
aussi considérable dans la région du Cadereau d'Alès
que dans celle du Cadereau d'Uzès. Le volume d'eau ou la
violence des chutes ont envahi les grandes artères accédant
à la ville et cela avec une rapidité si grande que ceux
qui ont été surpris par les eaux ont eu de la peine à
éviter d'être entraînés. Aux Trois Ponts,
les ravages de l'eau ont été très violents on
pouvait voir des murs entiers renversés d'un seul bloc. À
partir de cet endroit la masse d'eau a produit des dégâts
le long du lit du Cadereau où la plupart des murs ont été
démolis et sur la route d'Uzès qui a été
ravinée et décharnée sur une grande longueur. En
face de la caserne d'Artillerie, l'eau s'élevait à un
mètre aux rez-de-chaussée.... Au Cadereau d'Alès,
la trombe d'eau a atteint le niveau du pont traversant l'avenue de la
plate forme (rue F. Roosevelt) et bien que le pont ait une hauteur de
quatre mètres a débordé sur la route descendant
cette avenue puis le quai de la Fontaine. La masse d'eau passant sous
le pont du Cadereau a suivi le lit de ce torrent, démolissant
grand nombre de murs riverains. Au pont de l'Abattoir, la masse d'eau
ne pouvant s'engouffrer sous la voûte a débordé
sur le chemin atteignant bientôt une hauteur énorme. Les
rez-de-chaussée du quai du Cadereau ont été
envahis et ont eu à souffrir de grands dégâts.
-
- -
En 1908, le 12 février,
à l'occasion d'une maison de tolérance au quartier des
3 ponts (Villa Diane) M. le Docteur médecin du Dispensaire et
des prisons, Charles Perrier, demande une augmentation de traitement
de 200 F. par an. Le nouvel appointement sera fixé à
2000 F par an.
-
- Le Crédit Municipal, rue Alexandre
Ducros (1908-2000) - Photo Archives Municipales.
-
- - Le 20 juin 1908,
décision d'acquérir l'immeuble Douzil, situé rue
St Léonce moyennant le
prix de 50 000 F, en vue de la construction du nouveau Mont de Piété.
- « Historique :
création, le 24 février 1829, création du Mont
de Piété de la Ville de Nîmes à la suite
d'une ordonnance royale en date du 6 mars 1828. Il était alors
logé dans un bureau situé place de la Bouquerie.
Pendant près d'un siècle, cet établissement
fonctionnera avec les règles établies à sa
fondation. Ce n'est qu'en 1918, qu'intervint une réforme,
l'établissement changea de nom et devint le Crédit
Municipal.
- Sous l'ancien régime,
l'évêque, Cortois de Balore, initia la création
du Mont-de-Piété. Ce n’était pas la première
création d’un tel établissement, Mgr Séguier
en avait créé un à la fin du XVIIe siècle,
mais cette institution ne lui survit pas.
- « Un règlement
intérieur daté de l'année 1853, nous indique que
ses bureaux sont ouverts au public tous les jours de la semaine, les
dimanches et fêtes exceptés, depuis huit du matin
jusqu'à trois heures, du Ier avril au Ier octobre, et depuis
neuf heures du matin jusqu'à trois heures, du 1er octobre au
1er avril. »
- Le mont de piété
sera transféré au 3eme étage d’un corps de
bâtiment de l’Hospice d’Humanité, rue des Innocents,
cette dernière sera rebaptisée rue Gergonne en 1884.
Suite à la transformation de ce bâtiment en Lycée
de Garçons (Daudet), le Mont de Piété sera
transféré dans l’ancienne maison de la Providence,
rue porte de France, (actuellement parking) les frères de la
doctrine qui l'occupaient ayant été expulsés
en1881, suite à la loi Ferry.
- Il déménagera
en 1908, dans un local acquis et emménagé, 6 rue
Alexandre Ducros, appelée alors rue Saint-Léonce.
- Actuellement il occupe
depuis mai 2000 l'ancien immeuble de la Caisse d'Épargne, rue
Guizot, cette dernière l'ayant libéré quelques
années plus tôt, à l'occasion du réaménagement
du quartier suite à la construction de la coupole des halles.
»
-
- - Le Conseil Municipal
adopte le 16 juillet 1908, des mesures permettant d'aménager
provisoirement les locaux de l'ancien Grand Séminaire, situé
du des Chassaintes (actuellement Archives Départementales), en
vue d'accueillir le 40e régiment en octobre prochain.
- Cela consiste en
fermeture en planches, de locaux réservés, installation
de lavabos, distribution d'eau, éclairage, pose de serrures,
nettoiement et déblaiement divers, installation de cuisine,
location de marmites et fourniture de paille de couchage. Le devis
1130 fr, dressé par l'architecte de la ville, Cambécédes,
est adopté.
-
- - Lors de sa séance
du 25 juillet 1908, le Conseil Municipal de Nîmes approuve la
délibération de la Commission administrative des
Hôpitaux de Nîmes :
- « Le domaine de
l'Hôpital à Rodilhan étant libre à partir
du 31 juillet, il y a possibilité de créer une
laiterie. Cette création serait de nature à assurer aux
pensionnaires des Hôpitaux un lait pur et sans mélange.
Ce lait serait de qualité supérieure, étant
données les mesures spéciales dont les vaches seront
l'objet au point de vue sanitaire. Une mise de fond de 36 426 fr pour
transformer la propriété, installer une laiterie et
frais de culture, serait amortie dans un délai maximum de 8
années.
- La création de
cette laiterie permettrait en outre assurer l'approvisionnement
régulier en lait sans à subir les difficultés de
fournitures que nous avons subi par le passé.»
- Le Domaine de Rodilhan se
trouvait à environ 4 kilomètres de Nîmes, au sud
du hameau de Rodilhan commune de Bouillargues (*). Cette propriété
était composée de deux bâtisses en bon état
et d'environ 30 hectares de terrain.
- (*) Le hameau de Rodilhan
est devenu commune en 1961.
-
- - Une lettre du Préfet
est lue à la séance du Conseil Municipal du 30 mai
1908. C'est une réponse du Ministre de la guerre, au sujet
d'une délibération en date du 13 novembre 1907 dans
laquelle le Conseil Municipal de Nîmes a demandé que la
population civile soit autorisée à chasser dans la
partie dite « de Courbessac » du Champ de tir des
Garrigues.
- Par dépêche
du 28 mars, M. le Ministre informe que l'affermage du droit de chasse
à des personnes étrangères à l'armée,
a été interdit d'une manière générale
pour tous les champs de tir de l'artillerie, par décision du 5
janvier 1906. Il ajoute que le droit de chasse est actuellement
affermé aux officiers de la garnison de Nîmes.
- En réponse à
ce courrier, le maire précise qu'il n'est pas question
d'affermage à la société des chasseurs du Gard,
mais tout simplement de la liberté de chasse accordée à
tous les chasseurs de la commune dans la région où
l'artillerie n'a jamais effectué de tirs. En conséquence,
le conseil émet le voeu que le droit de chasse sur la partie
du champ de tir qui est au levant de la route d'Uzès et qui
s'étend jusqu'au hameau de Courbessac, soit libre pour tous
les chasseurs de la commune en règle avec la loi.
-
- Monument de Bernard Lazare, au
jardin de la Fontaine - Carte Postale Ancienne - Collection privée
-
- - le 4 octobre 1908,
inauguration d’un monument consacré à la mémoire
de Bernard Lazare.
- Ce dernier, journaliste
parisien né à Nîmes, prendra le premier en 1896
la défense du capitaine Dreyfus. Après son décès
en 1903, une souscription sera ouverte pour lui ériger un
monument dans sa ville natale. Il sera édifié à
l’entrée est du jardin de la Fontaine. Quelques mois plus
tard, le 14 juillet 1909, une main inconnue, cassa à coups de
marteau le nez de Bernard Lazare. Par la suite, la statue profanée
sera connue à Nîmes sous le nom de « Desnasa ».
Cette dernière, fut démontée pendant
l’occupation allemande. Les restes du monument, conservés
dans un entrepôt, seront, après la guerre de 40,
incorporés dans la construction de la pyramide des héros
et martyrs du combat pour la liberté, boulevard Jean-Jaurès.
-
- - Avec l'approbation
informelle et secrète d'une majorité des Conseillers
Municipaux, le Maire de la Commune, M. Jules Pieyre, avait acheté
par adjudication un immeuble ayant servi de collège aux
Jésuites situé à l'angle de la rue Colbert et de
la rue Notre Dame.
- Au cours de la séance
du 21 octobre 1908, il demande le vote du Conseil confirmant cet
achat, il déclare que grâce au secret de cette enchère
cela a permis de substantielles économies, ce vaste immeuble
payé précédemment 120 000 fr par les Jésuites,
reviendra seulement, en comptant les frais à 55 120 fr.
- L'opposition, représentée
par M. Cabiac, demande comment un Maire peut acheter un immeuble pour
le compte de la commune sans autorisation préalable du
Conseil, il conteste à M. Pieyre le droit d'agir ainsi.
- Le Maire, répond
qu'il avait pris au préalable l'avis d'une majorité de
Conseillers, et que, s'il n'en avait pas parlé à tous,
c'est par crainte que le secret ne soit pas gardé, dans ce
dernier cas l'immeuble aurait été payé à
un prix très supérieur. Il précise que cet achat
étant lié à une close de ratification du
Conseil, laisse ce dernier libre de le confirmer ou non. Après
mise aux voix, cet achat est confirmé par le Conseil.
- Historique : C'est dans
cet immeuble que sera logée la Caserne des Sapeurs Pompiers,
détruite lors du bombardement du 27 mai 1944.
-
- Camp
d'instruction militaire de Massillan - Carte Postale - Collection
privée
-
- -
En 1909, le 10 février,
la municipalité déclare qu'elle est disposée à
faire tous les sacrifices nécessaires en faveur d'un projet de
création d'un camp d'instruction militaire à Massillan.
- M. le Maire, Jules
Pieyre, ajoute que la ville propose de faire parvenir au moyen d'une
nouvelle canalisation, l'eau filtrée jusqu'au champ de tir de
Massillan. Par ce projet, la ville assure l'alimentation gratuite en
eau potable de toutes les troupes en quantité égale à
ce qu'elle fournit déjà aux troupes de la garnison, si
l'État consent à installer à Massillan un camp
d'instruction avec casernement et minimum de troupes.
- La Municipalité
espère que les sacrifices considérables qu'elle
s'impose seront pris en considération par le Département
de la Guerre.
- En réponse à
cette délibération, le Ministre de la Guerre fit
connaître par dépêche à M. le Préfet
du Gard qu'il avait transmis ce voeu à la connaissance de M.
le Général Commandant le 15e corps d'armée.
- Dans une délibération
du 30 juin, le Conseil précise :
- Le champ de tir de
Massillan peut-être facilement agrandi, entouré comme il
l'est d'un nombre considérable d'hectares de garrigues ou de
landes incultes, impropres à toute culture, d'un rapport à
peu près nul, dont l'acquisition pourrait être faite
dans d'excellentes conditions. Son étendue pourrait être
prolongée de plusieurs kilomètres dans toutes les
directions.
- La situation
exceptionnelle des terrains qui par leurs nombreux accidents,
obstacles, mamelons, etc... se prêtent à tous les genres
de manoeuvres.
- L'air particulièrement
sec de notre région et l'extrême perméabilité
du sol qui le débarrasse rapidement de toute humidité,
permettent aux troupes de camper toute l'année, sans avoir à
redouter les intempéries si préjudiciables à la
santé des hommes, alors que dans nombre d'autres corps, le
stationnement dans les camps est nécessairement limité
à quelques mois.
-
- * - Lors de la réunion
du 23 avril 1909, le Conseil Municipal accorde une subvention à
la commission des fêtes de la Placette, pour l'organisation des
fêtes de printemps des 15 et 16 mai.
- Avec au programme, le
samedi, retraite aux Flambeaux dans le quartier, grand bal sur la
placette, dimanche matin à dix heures, concert instrumental
par une musique, apéritif d'honneur auquel seront invités
les membres du Comité d'honneur. Concours de balcons et
fenêtres fleuris. Après-midi, distribution en musique
des prix décernés par un jury. Distribution de fleurs
aux dames et demoiselles, fête enfantine, goûter aux
enfants, bal, apéritif et le soir grand bal.
- Deux mois plus tard, la
fête du 14 juillet sera organisée autour du thème
"République Sociale". Ces festivités jugées,
excessivement politisées, provoqueront un changement de
Préfet, Maitrot de Varenne, et l'invalidation du Maire, Marius
Valette.
-
- Les voitures de Place, Maison
Carrée
de Nîmes (taxi hippomobile) - Photo Ancienne - Collection privée
-
- - 1910, un règlement
municipal en date du 3 février 1910, nous donne un nouvel
aperçu de la profession de cochers de voitures de place, (taxi
hippomobile).
- Extrait du règlement.
- Les voitures
stationneront sur les points suivants : Boulevard Amiral Courbet
(square de la Couronne) - Boulevard Gambetta (bureau de poste annexe,
St Charles) - Boulevard Victor Hugo (Maison Carrée) -
Boulevard des Arènes (Café de la grande Bourse) - Gare
des voyageurs (gare chemin de fer).
- Les cochers devront avoir
18 ans au moins et un certificat d'aptitude délivré par
un expert désigné par le Maire.
- Il est défendu aux
cochers : de lutter de vitesse entre eux - d'offrir par la parole ou
par gestes leurs voitures au public - de racoler les passants - de
fumer, lorsqu'il y aura un voyageur dans la voiture - de couper les
convois funèbres.
- Les cochers allumeront
les lanternes dès la chute du jour.
- Les cochers ne seront pas
tenus de recevoir dans leurs voitures des voyageurs en état
d'ivresse, sauf le cas de réquisition de la part des agents de
l'autorité.
- Les horaires de
stationnements obligatoires sont de 6 heures du matin en été
(1er avril au 30 septembre) jusqu'à 9 heures du soir et 7
heures du matin en hiver (1er octobre au 31 mars) jusqu'à 9
heure du soir.
- Faute de se conformer à
ces horaires de présence, le permis de stationner sera retiré
au propriétaire des voitures.
- Le tarif des courses à
l'intérieur de la ville, jusqu'aux limites de l'octroi est
fixé, pour 4 voyageurs au plus, de jour à 1 fr la
course, l'heure 2 fr, de nuit à 1,50 la course, l'heure 3 fr.
- Au-delà du rayon
de l'octroi, les voyageurs traiteront le prix de la course de grè
à grè avec les cochers
- Un inspecteur des
voitures de place aura pour mission de veiller à la stricte
observation de ce règlement.
-
- Sapeurs Pompiers de Nîmes -
Concours d'Avignon le 15 août 1910 - Photo, collection Philippe
Ritter
-
- 1910 - Plusieurs
changements de Maires provoqueront la désorganisation de
l'administration Municipale, Le maire Jules Pieyre élu le 17
mai 1908, sera invalidé (il était fonctionnaire de
l'État, cela était considéré comme
incompatible avec la fonction de Maire) et remplacé le 6 juin
1909 par le premier adjoint Marius Valette. Ce dernier sera lui-même
invalidé pour avoir voulu donner un caractère
excessivement socialiste à la fête nationale du 14
juillet 1909. Hubert Rouger assurera l'intérim jusqu'à
l'été 1910. Élu député il
démissionnera de ses fonctions de Maire pour laisser la place
au premier adjoint Charles Vauriot qui conduira la municipalité
jusqu'à l'élection partielle d'octobre qui rétablira
l'ancien Maire, Marius Valette.
- Un courrier en date du 5
août 1910 nous donne un exemple de cette désorganisation,
le Commandant des Sapeurs-Pompiers de Nîmes, Randon de Grolier,
fait savoir qu'il ne lui a pas été possible de toucher
la somme de deux cents francs accordée, suite à sa
demande écrite du 23 juin dernier.
- Cette somme était
destinée à couvrir les frais liés à la
participation, le 15 août prochain, du Corps des
Sapeurs-Pompiers de Nîmes au concours de pompes à
Avignon.
- En attendant
l'attribution de cette somme et considérant l'engagement moral
contracté auprès des 30 sapeurs-pompiers qui
travaillent depuis deux mois en vue du concours, le Commandant fera
l'avance lui-même des fonds nécessaires.
- La décision de
verser la somme de deux cents francs, sera prise lors de la réunion
du Conseil Municipal du 27 août.
-
- En 1911 - Une mesure
d'ordre municipale concernant la circulation, à l'occasion de
la fête foraine installée sur la partie Est Gambetta,
datée du 24 février 1911, nous donne un aperçu
de la vie nîmoise.
- Du 27 février au
10 avril, il est interdit aux voitures et charrettes autres que
celles des forains de stationner sur la place des Carmes, (place
Gabriel Péri) sur les boulevards Gambetta, Amiral-Courbet et
des Casernes (boulevard Etienne Saintenac).